Warhammer 40,000
En Juillet 2008 sortait la cinquième édition française du jeu de figurines futuriste « Warhammer 40.000 » : dans un avenir lointain, l’humanité combat pour sa survie dans une galaxie hostile, envahie d’extra-terrestres, mutants et hérétiques des sombres dieux. Mais Assaut sur Black Reach, kesako ? Dans cette boîte de base ou starter, deux joueurs s’affrontent sur le terrain d’une lointaine planète : les fiers Space Marines, des humains génétiquement modifiées lourdement armés, et les Orks, des aliens simiesques à la peau verte pululant sur de nombreux mondes. Au cœur de ces combats pour la suprématie de Black Reach, le capitaine Space Marine affronte le Big Boss Ork, un duel épique dont l’issue changera le cours de la guerre…

Warhammer 40,000 : un univers de space-fantasy
Nous sommes au 41ème millénaire. L’Humanité est au bord de l’extinction. L’Imperium, empire galactique bâti dix millénaires plus tôt par l’Empereur-Dieu, est en lutte permanente pour sa survie. Massés à la frontière de l’empire, des extra-terrestres harcèlent les avant-postes humains. Taus, Eldars, Orks, Kroots et Tyrannides constituent une menace permanente pour la Garde Impériale et les guerriers d’élite de l’Empereur, les Spaces Marines. Mais l’ennemi est également à intérieur de l’Empire. Cachés dans l’Oeil de la Terreur, de Spaces Marines voués aux dieux du Chaos et leurs auxilliaires rénégats de l’humanité préparent de terribles croisades noires contre Terra, tandis que mutants et hérétiques fomentent complots et révoltes dans les mondes de l’Imperium. Nous sommes au 41ème millénaire, et la Fin des Temps a débuté. Dans ce sombre futur, il n’y a que la guerre.
Un jeu de figurines à collectionner

Live de règles de la première édition
Warhammer 40,000 est un jeu de figurines (wargame) mettant en scène les combats dans un univers Space Opera. Produit par la société Games Workshop (GW), ce jeu est mondialement connu par les amateurs du genre. Avec cette nouvelle édition, GW propose une version mettant l’accent sur les lignes de visée et permettant un jeu assez fluide se voulant plutôt réaliste. Idéal pour des armées de petite à moyenne taille, le système de règles peut être complété par les extensions « Guerre Urbaine » (permettant de jouer dans un décors de ruines urbaines) et « Apocalypse » (prévoyant le règlement de conflits engageant des armées de taille impressionnante). Une large gamme de suppléments d’armée et de figurines et une communauté réelle comme virtuelle très active garantissent une immersion totale dans cet univers futuriste.
Dans la boîte de base, 46 figurines, des accessoires de jeu et un livret complet de règles sont disponibles. De quoi débuter ce wargame dans de très bonnes conditions. En effet, son prix maximum conseillé étant de 60 euros, il est bon de noter que l’ensemble des figurines achetées individuellement coûterait facilement le double (rien que le robot de guerre Space Marine – Dreadnought – coûte 40 euros en kit). Il s’agit donc là d’une très bonne affaire, d’autant plus que les figurines sont finement sculptées et très bien moulées.
Une critique sur cette boîte de base (tout de même !)
Une fois l’ensemble de l’armée assemblée et peinte (vous en avez pour un moment !) et le livre de règles assimilé, la boîte de base vous propose deux scénarios. Le premier correspond à une prise en main du jeu. Dix Spaces Marines doivent affronter un assaut de 20 Orks. Autant dire que si le joueur Space Marine n’est pas trop mauvais, l’assaut se terminera par un massacre en règle des Orks. Cette première partie, particulièrement déséquilibrée, peut être frustrante pour le joueur Ork. Je vous conseille d’augmenter graduellement la difficulté, en rajoutant d’abord un Kopter, puis une autre escouade d’Orks, et enfin la totalité des Orks. Afin de parfaire cette mission évolutive, vous pouvez créer un bunker (un peu de carton, de colle et d’imagination) ou des protections (sacs de sable, tranchée…) pour vos Spaces Marines et améliorer la partie. Le second scénario est quant à lui encore plus simpliste : du rentre-dedans avec les 46 figurines ! Autant dire que, une fois la gestion des règles assimilée, vous vous ennuierez forcément. Heureusement, le livret de règles propose des règles d’objectif de mission assez intéressantes. Vous pourrez varier de la traditionnelle « annihilation » en rédigeant une mission « prendre et tenir », ou pourquoi pas se donner comme objectif l’élimination d’un des deux commandants. A vous de voir !
La boîte de base « Warhammer 40.000 – Assaut sur Black Reach » est très intéressante en terme de figurines jouables, mais manque de consistance pour les scénarios proposés : aucune campagne thématique propre aux figurines en place, un rapport de force des armées en présence un peu déséquilibré… Vous risquez de vous ennuyer rapidement si vous n’accrochez pas à cet univers apocalyptique. D’autant plus que le besoin de compléter ces troupes de base ou de bâtir une nouvelle race se fera rapidement sentir chez le joueur initié !
Les autres jeux dérivés de l’univers Warhammer 40,000
Parmi les autres jeux de la gamme Games Workshop, citons Space Hulk qui met en scène des combats entre terminators et aliens dans les coursives de vaisseaux spatiaux. Dark Heresy est un jeu de rôle dans l’univers 40K, qui s’écarte du wargame bien entendu (mais je devrais plutôt présenter ce jeu dans un billet dédié). Et enfin, j’aimerais citer Battlefleet Gothic, jeu de combats entre vaisseaux de guerre dans l’espace :

D’autres jeux ont également été commercialisés : Nécromunda, qui permettait d’explorer les sous-sols d’une cité-ruche, GorkaMorka, petit jeu de duels entre bandes Orks, ou encore toute une floppée de jeux de cartes pour de rapides parties dans l’univers 40k.
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