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Modélisme : Prince Démon du Chaos pour #40K

En septembre 2010, je vous parlais de mon projet de modélisme autour du kit plastique de prince démon (figurine Citadel/GW). Après avoir beaucoup traîné, je me suis enfin mis au boulot et achevé ce projet ! Mais revenons au kit en lui-même. Il y a 18 mois, je vous montrais la maquette une fois assemblée :

La seconde étape du travail a donc consisté à peindre cette belle bête. Mais comme beaucoup de lecteur de ce blog me signalent fréquemment qu’ils aimeraient voir mes socles plus travaillés (je suis un adepte des socles noirs pour jouer aux figurines), j’ai également décidé de les écouter (pour une fois) et de vous proposer une véritable petite saynette. Mon prince démon, issu de ce fameux rapport de campagne, se doit de représenter mon Seigneur du Chaos Jerusalek, anobli par les Dieux Noirs au rang de démon immortel. Le socle doit donc rappeler son combat épique (contre des space wolves notamment) et ma palette de couleur respecte les teintes rouge sombre de l’héraldique des Word Bearers (sa légion d’origine).

Une fois ce cahier des charges établi, je me suis lancé dans la réalisation du socle, puis sa peinture (à part). J’ai ensuite sous-couché en noir mon prince démon et travaillé sa peinture selon une méthode rapide de base medium/assombrissement/éclaircissement. J’ai donc commencé par brosser à sec les parties métalliques au boltgun metal, puis à peindre la chair en dark flesh. Les pièces dorées ont été travaillées au tin blitz ou au scorched brown comme première couche avant dorage. Enfin, j’ai encré en noir la figurine pour réaliser les assombrissements nécessaires.

Une fois sèche, la figurine a été éclaircie selon les choix suivants : mithril silver pour les parties métalliques, mechrite red pour la peau et adeptus grey pour brosser le cuir des ailes. Les dorures ont été travaillées avec des pigments cuivrés et dorés puis encrés à nouveau avec des encres brunes (sepia ou brun foncé). Et voici, une fois la figurine et le socle achevés, le résultat :


Les guerres pour Armageddon – Bibliothèque Interdite

Le monde d’Armageddon, situé dans le Segmentum Solar de la Galaxie, représente depuis quelques siècles un objectif stratégique majeur dans la défense des voies warp menant jusqu’à Terra. L’Imperium a ainsi du faire face à trois engagements majeurs sur ce monde-ruche industrialisé et hautement pollué. La première guerre pour Armageddon vit déferler les hordes chaotiques du Prince Démon Angron sur les fragiles défenses planétaires. La seconde guerre et la troisième guerre furent provoquées par les incursions massives du Big Boss Ghazghkull Mag Uruk Thraka, dont l’intelligence fait figure d’exception parmi ceux de sa race. En plusieurs siècles de guerres totales, Armageddon a été soumise à rude épreuve, mais tient bon. Par la volonté de l’Empereur, Armageddon doit faire face, tenir, et ne jamais faillir…

Dans cet ouvrage broché, publié en 2009 par la défunte Bibliothèque Interdite (pour sa traduction française de l’édition originale anglaise parue chez Black Library), Talima Fox revisite les différents documents parus dans le magazine White Dwarf et dans les suppléments de jeu relatifs au monde d’Armageddon. Le fruit de son travail consiste en une synthèse de ces différentes informations, et en l’ajout de textes inédits, illustrés par de nombreux croquis et montages graphiques.

Pourquoi avoir publié un ouvrage spécifique sur Armageddon, parmi tous les mondes connus de l’univers Warhammer 40,000 ? Il faut certainement chercher la réponse à cette question dans les différentes références à la planète-ruche figurant parmi les règles de base et suppléments consacrés à ce jeu de figurines futuriste. Dès la deuxième édition du livre de règles (1993), la boîte de base proposait de rejouer un affrontement entre space marines Blood Angels et hordes d’Orks durant la seconde guerre d’Armageddon. Lors de la troisième édition du livre de règles (1998), Games Workshop proposa même un supplément spécial (Codex Armageddon – 2000) et une campagne mondiale pour représenter les engagements de la troisième guerre sur Armageddon !

Avec autant de références, la planète d’Armageddon est devenue au fil des années un champ de bataille permanent bien connu de joueurs de wargames futuristes. Ses engagements titanesques, incluant Marines du Chaos, Garde Impériale et Space Marines, peuvent alimenter toutes sortes de scénarios pour les jeux Epic 40,000, Battlefleet Gothic et bien entendu Warhammer 40,000. L’ouvrage de Talima Fox rend à sa manière hommage à ce monde fictif ravagé par la guerre, en venant renforcer significativement son background. Si Armageddon n’est certainement pas le lieu de villégiature idéal, ce monde attire aussi bien des pèlerins venant de tout l’Impérium que de petites hordes d’Orks attirées par les escarmouches permanentes à sa surface, ce qui crée un horrible mélange de lieux saints et de champs de bataille.

Ce livre broché s’adresse donc directement aux joueurs. Il permet de prolonger l’aventure ludique entamée voilà près de vingt ans par les concepteurs du jeu Warhammer 40,000 en proposant de nombreux cadres « historiques » aux parties menées entre les joueurs. Pour jouer moi-même une horde d’Orks et un détachement de Garde Impériale, ce livre m’inspire particulièrement, il me faut bien l’avouer. Un de mes adversaires réguliers jouant les Black Templars (chapitre de space marine très impliqué dans les Guerres d’Armageddon), vous ne serez donc pas étonnés si je vous confie avoir noté quelques idées pour nos prochaines parties ! Les lecteurs ne jouant pas aux wargames de la société Games Workshop mais amateurs de cet univers de space opéra apprécieront également ce livre broché comme un document complémentaire à leurs lectures de romans. Enfin, je suis persuadé que même les rôlistes y trouveront une source d’inspiration pour leurs parties de Dark Heresy !


Battlefleet Gothic – Présentation

Si vous fréquentez souvent ce blog, vous devez connaître mon goût pour les wargames futuristes ! Il y a quelques temps de cela, mon groupe de jeux nantais a formé une équipe de joueurs pour Battlefleet Gothic. Il s’agit d’un jeu de figurines mettant en scène des combats de vaisseaux spatiaux dans l’univers Warhammer 40,000. Encore un jeu Games Workshop, me direz-vous ? Eh oui, j’apprécie beaucoup leur univers de space-opéra gothique, il m’en fallait donc peu pour me mettre à collectionner des petits vaisseaux spatiaux en plus de mes figurines habituelles…

Dans le sombre 41ème millénaire, il n’y a que la guerre. Ou du moins, pour jouer à un wargame, on négligera volontairement les zones pacifiées ou éloignées des champs de bataille. Car s’il n’y avait que de la diplomatie dans le 41ème millénaire, il faut bien avouer que nos parties seraient moins trépidantes. Mais revenons-en au sujet de ce billet. Toute campagne contre une planète ou un système habité débute par une incursion d’une flotte d’invasion, et les flottes en présence s’affronteront rapidement pour le contrôle de l’espace interplanétaire. Battlefleet Gothic propose de mettre en scène ces affrontements spatiaux, à partir de figurines et d’un système de règles basées sur le système métrique et le lancer de dés.

Concrètement, chaque joueur dispose d’une flotte de vaisseaux spatiaux, qu’il déploie et fait combattre à sa guise. Il doit cependant prendre en compte dans sa stratégie le profil de chaque bâtiment et les objectifs de partie : affrontement dans l’espace, opération de débarquement planétaire, blocus, convoi, attaque surprise ou même destruction d’une planète ! Il existe, pour faire simple, quatre types de vaisseaux : les puissants cuirassés, les croiseurs, les rapides frégates et les armes autonomes (chasseurs, bombardiers, vaisseaux de débarquement, torpilles). Vous pouvez également, selon les scénarios, jouer des transporteurs de troupes ou des stations spatiales !

Les règles se basent sur deux types d’ordres : les ordinaires (tirs normaux, manœuvres) et les ordres spéciaux, conférant différents bonus stratégiques mais nécessitant de réussir un test de commandement pour chaque vaisseau ou escadrille. Les dégâts, quant à eux, sont gérés selon le blindage, les boucliers du vaisseau et ses points de structure. Plus un bâtiment est endommagé, plus il peut subir de dégâts critiques, prendre feu dans ses coursives, perdre en puissance de feu, voire subir des avaries catastrophiques comme l’affaissement de sa structure ou l’explosion de ses moteurs plasma ou warp ! Bien entendu, tous ces combats spatiaux relèvent plus du space opéra que de la hard science. Cependant, quelques notions bienvenues ont été intégrées dans les règles. Les vaisseaux sont soumis à une vitesse constante, il est possible d’accélérer ou de décélérer mais rester immobile par rapport au référentiel de la table de jeu nécessite l’emploi de puissantes rétrofusées et l’utilisation d’un ordre spécial. De même, il n’est pas possible de pivoter à volonté (sous peine de subir des dommages liés à la force centrifuge…) et les planètes peuvent aider aux manœuvres en tirant parti de leur champ gravitationnel.

Ma flotte impériale en cours de réalisation.

Parlons maintenant finances. Collectionner une flotte pour Battlefleet Gothic vous demandera un investissement de départ de 50 euros en moyenne. Gros point positif : le livre de règles et le supplément Armada sont téléchargeables gratuitement sur le site officiel de Games Workshop. Il ne reste plus qu’à vous servir de votre imagination pour créer des décors astronomiques miniature, voire même des flottes de toutes pièces à partir de balsa et de rabiots, comme dans le cas des tyranides et des orks ! Dans les prochains billets que je consacrerai à ce jeu, je vous présenterai quelques flottes collectionnées par des joueurs nantais, et vous rapporterai quelques scènes de batailles spatiales ;)


Des renforts en soutien Space Marines #40K

Chouette, c’est samedi ! Profitons-en pour avancer quelques projets en modélisme, avec deux choix soutien space marines. Cette fois-ci, j’ai achevé ma seconde escouade devastator et peint le massif canon thunderfire. Pour le premier choix, je me suis concentré exclusivement sur des armes très lourdes : lance-plasma lourd et canon laser. Seuls des space marines sont capables de brandir sur leurs épaules ces imposantes pièces d’artillerie !

Ma peinture a privilégié le côté froid et métallique de ces armes. Les bobines accélérant le plasma ont été peintes en bleu très clair (ice blue) pour faire ressortir la luminosité du plasma. Les pièces métalliques, réalisées en brossage à sec métallique puis encrées, ressortent encore mieux lorsqu’elles sont reliées par de massifs câbles de cuivre pour  assurer leur alimentation électrique.

Le sergent a été assemblé à genoux. De part l’armement massif de son escouade, j’ai voulu le représenter en pleine lecture des données de son auspex. L’ennemi se trouve à bonne distance de l’escouade, son rôle consiste donc avant tout à guider les tirs de ses space marines. Ses deux gantelets rouges marquent sont rang de vétéran parmi les Crimson fists. Nul doute que ce sous-officier saura diriger avec dextérité les tirs de son escouade.

Il manquait à mon arsenal une pièce de choix. Quelque chose de massif, capable d’écraser des escouades entières sous une pluie d’obus. Je jetais donc mon dévolu sur un canon thunderfire, actionné par un techmarine dans son imposante armure d’artificier. J’aurais pu choisir un techmarine avec servants artilleurs, mais que voulez-vous. Un gros canon sur chenilles, rien de tel pour égayer mon âme d’enfant.

L’assemblage de ce kit fut une vraie torture. Entièrement constitué de pièces métal mal découpées, il m’a fallu limer des heures durant chaque pièce du canon. J’y ai passé une bonne partie de mes soirées de l’été 2010. Vous comprendrez qu’après ce travail herculéen, j’ai préférer prendre un peu de recul avec ce kit métal avant de le peindre :D .

Ironie du sort, la peinture du canon ne m’a pris que deux malheureuses petites heures. Le techmarine, quant à lui, fut un peu plus complexe à réaliser, en raison de son armure ouvragée et de son exosquelette. Je me suis tout de même beaucoup amusé à peindre cette superbe pièce :

Notez les détails de la sculpture, notamment le petit écran LCD inséré sur le châssis du canon. Il y a de quoi s’amuser avec la peinture de ce kit ! Côté jeu, le canon thunderfire reste une pièce redoutée, notamment grâce à ses trois types d’obus que le joueur peut faire tirer en rafales meurtrières. Le techmarine peut également être utilisé sans son canon, pour lui attribuer d’autres missions. Mais ce serait dommage de ne pas l’associer avec cette pièce d’artillerie, marquée du sceau des technoprêtres de Mars !

Dans les semaines à venir, je compte poursuivre la peinture de mes space marines. J’ai notamment fini mon module d’atterrissage et mon archiviste (psyker). Je suis en train de peindre mon escouade de commandement ainsi que cinq renforts pour mes vétérans d’appui. Bonne nouvelle, mon armée est désormais peinte aux deux tiers !


Hell Dorado fait son grand retour !

Voici une nouvelle à laquelle je ne m’attendais plus ! Le jeu de figurines Hell Dorado, autrefois édité par la société Asmodée, a trouvé repreneur voici quelques mois et s’apprête désormais à faire son grand retour dans les rayonnages des magasins spécialisés ! Pour ceux d’entre-vous qui ne connaitraient pas ce jeu d’escarmouche historico-fantastique, voici un bref rappel. Imaginez l’Europe, en 1635. La guerre de Trente ans fait rage, lorsque les massacres et violences exercées par l’homme sur Terre ouvrent une porte vers les Enferts. Les armées occidentales signent pour un temps une paix fragile, et se mettent en devoir d’évangéliser ces territoires démoniaques vierges !

Les Occidentaux ne tardent pas à se tailler de nombreux domaines en Enfer. Il y fondent la Nouvelle Jérusalem (celle du jeu Claustrophobia) et explorent les terres démoniaques. Les hordes de Démons et d’Égarés ne sont pas les seuls ennemis potentiels. Les Sarrasins gardent depuis longtemps l’accès à un autre portail démoniaque, et un mystérieux empire chinois dont les habitants se baptisent les Immortels pointe le bout de son nez à l’extrême orient…

Le jeu d’escarmouches, initialement créé et édité par la société Asmodée, s’est vite rendu populaire auprès des joueurs. Son univers d’historic fantasy original, ses figurines superbes et ses règles finement travaillées y sont en grande partie pour quelque chose ! Une compagnie compte 8 à 10 figurines, jouées l’une après l’autre et gérées par un profil dynamique sur carte. La recette était réputée, mais Asmodée s’est progressivement séparé de ses activités jeux de rôles et wargames au profit de jeux de société et plateau plus « grand public ». Cipher Studio, le nouveau repreneur d’Hell Dorado, édite quant à lui des jeux de figurines comme Anima Tactics. Cette société compte bien relancer la machine Hell Dorado, grâce à la reprise de la gamme de figurines existantes et à la sortie de nouvelles pièces.

Mais quelles seront les modifications apportées au jeu ? Apparemment, le système de règles restera le même, ainsi que la plupart des caractéristiques de figurines. Les boîtes de base seront cependant moins généreuses en figurines, permettant ainsi de mieux choisir sa compagnie et combinant les blisters d’appoint. Les produits Cipher devraient d’ailleurs débarquer chez les revendeurs, si ce n’est pas déjà fait à l’heure où je publie ce billet. Ne doutons pas que cette nouvelle réjouira la communauté de joueurs, restée très active depuis la fin de l’aventure Asmodée. Et dire que je viens de revendre ma boîte de base d’Occidentaux. Baka !

Pour en savoir plus : http://cipher-studios.com/category/helldorado/

 

Compagnie de Sarrasins pour Hell Dorado