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ROSA – An Epic Animated Sci-Fi Short Film

ROSA est un cour-métrage post-apocalyptique et cyberpunk dirigé par Jesús Orellana. L’animation a été créée en un année, et sans un seul investissement budgétaire spécifique. Bluffant, non ?


The Hobbit – Trailer

Quel meilleur cadeau de Noël pouvait donc nous faire Peter Jackson ? Après des mois d’attente, la voilà enfin, cette bande-annonce du Hobbit ! J’ai découvert la fantasy à travers les aventures de Bilbo le Hobbit. Je suis donc particulièrement ému et ravi de voir ce livre qui trône bien en évidence dans ma bibliothèque enfin porté à l’écran !


Les Nouveaux Barbares – Trailer

Je vous avais promis la semaine dernière du Mad Max nanarisé. Et comme je tiens mes promesses, je vous propose pour ce dimanche la bande-annonce des Nouveaux Barbares (I Nuovi barbari, 1982), improbable film post-apocalyptique bon marché du Cinecittà italien. Tout dans cet extrait fleure bon le kitch et les petits moyens : costumes ringards, mannequins de mousse, acteurs de seconde zone, jusqu’au lieu de tournage, une banale carrière sur-exploitée comme décors de fond pour la moindre séquence !

Dans ce futur cauchemardesque, sachez que des survivants devront affronter les Templars, d’insolites guerriers vêtus de blanc et déterminés à éradiquer la race humaine en parcourant le no man’s land radioactif dans leurs voitures de golf customisées. Il n’y a rien à dire, la fin du monde, c’est vraiment moche.


Arthur C. Clarke avait parié sur un premier homme soviétique sur la Lune

Selon le site Actualitté, l’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke avait prédit que les soviétiques seraient les premiers à atteindre la Lune. Sa déclaration, enregistrée lors d’un épisode de 1963 de l’émission télévisée « The Sky at night » diffusée par la BBC, précisait que l’URSS atteindrait le sol lunaire en 1968, probablement pour célébrer les 50 ans de la Révolution d’Octobre (24-25 octobre 1917). Le site internet du Guardian nous précise que l’entretien, mené par l’animateur Patrick Moore, était considéré comme perdu par la célèbre chaîne de télévision anglaise, avant qu’une copie ne refasse surface dans une station d’archivage africaine.

Les collectionneurs excentriques qui ont déniché ces pépites pensaient tomber sur des épisodes perdus du Doctor Who, mais se contentent finalement très bien de ces très rares enregistrements de l’émission scientifique « The Sky at night  ». Ce programme, né en 1957, doit beaucoup à la personnalité de Sir Patrick Moore, écrivain, musicien et astronome amateur. Malgré l’âge, Moore n’entend toujours pas abandonner son rendez-vous télévisuel et projette même de célébrer l’année prochaine les 55 ans de l’émission.

Moore et Clarke étaient de proches amis, tous deux membres de la British Interplanetary Society, et l’idée de cet entretien spécial d’anticipation spatiale, durant lequel Moore présenta Clarke comme un « penseur pionnier de la recherche spatiale », ne tarda pas à germer dans leur esprit. Moore disposait de son propre réseau de relations scientifiques soviétiques, qui lui transmettaient quelques fuites concernant l’ultra-secret programme spatial russe. Deux ans après le vol triomphal de Youri Gagarine, en 1961, l’URSS avait d’ailleurs une réelle longueur d’avance dans la conquête spatiale. Les américains couraient derrière le leader russe avec le programme Mercury : Shepard et Grissom n’avaient effectué la même année que des vols suborbitaux, et il fallut attendre 1962 et le vol de John Glenn (Mercury 6) pour qu’enfin un américain effectue un vol orbital digne de ce nom. Pendant ce temps, les soviétiques enchaînaient les succès avec leur capsule Vostok. Après les vols solitaires de Gagarine et Titov, le vol conjugué de Nikolayev et Popovich, Bykovsky, et enfin la première femme dans l’espace Valentina Terechkova, les russes préparaient pour 1964 le premier vol à équipage multiple à bord de la capsule Voskhod 1. Les américains, quant à eux, devaient attendre 1965 et le premier vol habité de la capsule Gémini 3 (Grissom et Young) pour s’aligner à nouveau sur leurs concurrents.

Dans ces conditions, la prédiction de Clarke de 1963 dans l’émission « The Sky at night » n’a rien de saugrenue. Les russes travaillaient d’ailleurs depuis 1959-1960 sur le projet de fusée N-1 : un monstre de 5 étages, culminant à 110 mètres de hauteur sur son pas de tir du cosmodrome de Baïkonour, pour un diamètre de 17 mètres de large à sa base et une masse au décollage de 2735 tonnes. Ce titan surclasserait de peu le lanceur américain Saturn V (4620 tonnes de poussée au décollage, contre 3440 tonnes pour Saturn V, avec des dimensions et une masse au décollage similaires) si sa charge utile embarquée n’était pas moins importante que celle de sa rivale. La fusée N-1 connut cependant quatre cuisants échecs de lancements non-habités, de 1969 à 1972, tous dus à une défaillance du 1er étage. La course vers la Lune définitivement perdue suite à l’écrasant succès du programme américain Apollo, le projet N-1 et ses successeurs furent progressivement abandonnés durant les années 70.

Deux lanceurs N1 sur leurs pas de tir au cosmodrome de Baïkonour le 3 juillet 1969. Crédits : archives de la Fédération de Russie.

Le programme N-1, aussi pharaonique que douloureusement honteux, restera un secret d’état pendant des années, jusqu’à ce que son existence ne soit révélée durant la glasnost (à partir de 1985) par les grands quotidiens d’information russes. Le fait que Moore et Clarke discutent très sérieusement, en 1963, d’un possible alunissage soviétique en 1968 montre donc la qualité de l’information scientifique dont disposaient les deux gentlemens. Loin d’être ridicule à l’époque, cet entretien télévisuel ne fut bien entendu contredit que six ans plus tard par le mythique premier pas lunaire de Neil Armstrong, le 21 juillet 1969.


Starcrash (1979) – Trailer

Hommage aux détournements italiens des grands films de science-fiction hollywoodiens, avec ce dimanche le trailer de Starcrash (Le Choc des Etoiles), version low-cost de la célèbre Guerre des Etoiles. Ce film, comme l’a rappelé dernièrement Roland C. Wagner, marque le déclin du Cinecittà. Incapable de rivaliser avec le géant américain, le David italien agonise dans ce chant du cygne cosmique. Et pourtant, le casting de cette space opérette laisse rêveur : Caroline Munro, Salvatore Baccaro, Marjoe Gortner, David Hasselhoff, Joe Spinel… Une belle brochette d’acteurs de second plan, habitués des longs métrages « nanars ».

Amis du kitch, rassurez-vous. Le cinéma populaire italien refera brièvement surface au début des années 80 grâce à au succès des Mad Max et de leur esthétique dystopique / post-apocalyptique, source intarissable d’inspiration kitch et de brushings atomisés. Mais nous aurons occasion d’y revenir au cours d’une prochaine vidéo du dimanche ;)