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Parlons un peu de metal #8

Pour ce nouvel épisode de notre série métalleuse, je vous propose de débuter par un petit player consacré à Hammerfall, groupe de power metal suédois. Même si je suis un peu déçu par l’évolution récente du groupe (avec l’album Infected) je reste un grand fan de leurs premières galettes. Hammerfall, pour moi, c’est du power metal puissant et mélodique, qui sait surfer sur le metal des années 80 et flirter avec le cousin metal symphonique. Que du bon, dans une ambiance très Heroïc Fantasy. Playlist louder !

Continuons avec un autre groupe de heavy « power » metal, le célèbre Manowar, qui nous permettra de rester dans l’ambiance avec le clip de « Warriors of the World United ». Un morceau extrêmement connu de nos américains, tiré de l’album Warriors of the World (2002).

Enfin, je terminerai ce rendez-vous metal avec une balade de Virgin Steele, « A Cry In the Night » qui concluait l’album Guardians of the Flame (1983). Bonne écoute, à la prochaine.


Parlons un peu de metal #7

Vous pensiez que j’avais oublié Halloween ? Allons donc. N’étant pas partisan de cette fête amérocano-commerciale, vous ne trouverez pas de citrouille sur ce blog. Mas rien ne nous empêche d’écouter de bons vieux morceaux heavy metal à la place. And we don’t care !

Commençons la balade par le groupe anglais Demon, qui en 1981 sortait la galette Night Of The Demon. Assez méconnu, le groupe vaut pourtant le détours. Sur la seconde piste éponyme de cet album, les spectres démoniaque d’Halloween s’éveillent à nouveau ! « There’s a scream in the night / There’s death on the wind / And a heartbeat that’s pounding like rain / There’s a flash in the sky / A cry of a hound / As if someone is wailing the dead … »

En 1983, Grim Reaper sort l’album See you in Hell, dont le premier titre éponyme donne dès d’entrée de jeu la donne. Personnellement, j’aime beaucoup le son très années 80 de ce morceau !

Un petit clin d’oeil à Helloween, groupe de power metal allemand pour qui les citrouilles ont leur importance ;) Dans ce clip de 1988, c’est le fameux tube « I Want Out » qui était immortalisé.

Enfin, terminons cette sélection avec une petite découverte personnelle, Rotting Christ, groupe de black gothic metal grec, qui nous propose dans leur dernier album AEALO (2010) le morceau « Demonon Vrosis ». Rotting Christ, pour vous donner une idée, est musicalement influencé par des groupes comme Bathory, Venom et Celtic Frost. Un mélange détonnant qui hisse le groupe aux côtés de Sceptic Flesh.


Parlons un peu de metal #6

Reprenons les bonnes habitudes dès la rentrée ! Pour ce sixième épisode de cette série de billets, je vous propose un autre voyage musical parmi mes groupes préférés. Au programme : Virgin Steele, Hammerfall et un petit bonus ;)

J’ai déjà eu occasion d’aborder précédemment Virgin Steele, groupe de heavy metal new-yorkais fondé en 1981. Ce groupe, qui fête ses 30 ans d’existence cette année, joue ce qu’ils appellent eux-même du  »barbare-romantique » métal. Pour décrire ce que signifie cette étiquette très personnelle, le mieux reste d’écouter « Still in Love with You », balade mythique de leur premier album éponyme : Virgin Steele (1982).

Continuons avec un autre extrait musical, « Victory is mine », extrait de l’album The Marriage of Heaven and Hell, part. 2. Cet album, enregistré en 1994, a eu une influence majeure sur la génération de métalleux des années 90. Beaucoup de groupes se reconnurent dans l’approche mélodique de Virgin Steele, et leurs compositions figurent parmi les influences fondatrices du metal symphonique.

Second groupe musical de ce billet, voici Hammerfall. Groupe de power metal suédois formé en 1993, toujours en activité, leurs compositions reprennent une imagerie heroic-fantasy. La plupart de leurs albums arborent sur leurs pochettes la figure mythique d’un guerrier en armure complète, brandissant un puissant marteau de guerre. Le personnage fut d’ailleurs mis en BD lors d’un tirage collector limité de l’album Crimson Thunder (2002). Le groupe a cependant changé de thématique dernièrement avec son dernier album, Infected (2011), faisant la part belle au post-apo à base de zombies.

L’album Renegade (2000) m’inspire particulièrement, notamment son entrée fracassante « Templar of Steele » et sa conclusion « A legend reborn ». Ces deux morceaux font partie de mon panthéon power metal :

Enfin, pour conclure ce billet, j’avais envie de faire un petit clin d’oeil à Nessie en lui postant sa vidéo préférée de rock : « Eye of the Tiger » de Survivor. Neeeeesssssssiiiieeee ! ;)


Power of the DragonFlame – Rhapsody of Fire (2002)

L’été touche à sa fin, et ma série de chroniques consacrée à la Saga métalleuse de l’Epée d’Émeraude s’achève également avec cette cinquième galette des Italiens de Rhapsody of Fire. La conclusion de cette saga était particulièrement attendue : après le très baroque Symphony of Enchanted Lands et le revirement heavy metal du Dawn of Victory, quelle voie allaient choisir les métalleux italiens ? Au final, Luca Turilli épouse un compromis entre les deux albums. Le côté symphonique est renforcé, tout en conservant des riffs power metal efficaces et incisifs. Rhapsody of Fire conclue donc en beauté cette grande fresque d’heroïc fantasy !

Si vous aviez trouvé la voix de Fabio Lione un peu trop anglaise dans les premiers albums, vous serez tout d’abord heureux de découvrir ses prestations réussies en italien (Knightrider Of Doom, Lamento Eroico…). Fabio n’hésite pas non plus à forcer le ton de sa voix pour les besoins de l’intrigue, comme dans « Agony Is My Name ». Il accompagne ainsi une composition mêlant la signature symphonique metal du groupe, comme dans « Knightrider Of Doom », « Steelgods of the Last Apocalypse » ou « The Pride Of The Tyran » à des hymnes mélodiques comme « The March of the Swordmaster ». Le point culminant de cette composition soignée restant, d’après moi, le fameux « Lamento Eroico ».

Mais le meilleur reste encore à venir, avec une piste épilogue de 19 minutes venant définitivement graver dans le marbre les règles d’écriture d’un morceau de hollywood metal ! Le « Gargoyles, Angels of Darkness » est un metal-opéra grandiose, une conclusion parfaite pour cette saga, qui résume à lui tout seul le génie de Rhapsody : improvisation classique, métal, atmosphère, passages vocaux… Mon lecteur CD s’est soudain transformé en un troubadour de métal, me narrant avec tristesse le dernier combat héroïque du Guerrier de Glace… En se rapprochant presque de l’audiobook, Rhapsody a pris un risque assez mal géré dans son précédent E.P. Mais il semble que le groupe ait revu sa copie, présentant la meilleure conclusion musicale de la période Emerald Sword Saga. Rythmé, efficace et teinté de mélancolie, Power of the Dragonflame est un excellent album de metal symphonique, qui achève avec brio la première ère de la carrière du groupe.

Liste des pistes :

  1. In Tenebris
  2. Knightrider of Doom
  3. Power of the Dragonflame
  4. The March of the Swordmaster
  5. When Demons Awake
  6. Agony is my Name
  7. Lamento Eroico
  8. Steelgods of the Last Apocalypse
  9. The Pride of the Tyrant
  10. Rise from the Sea of Flames (Bonus track)
  11. Gargoyles, Angels of Darkness (I. Angeli di Pietra Mistica II. Warlord’s Last Challenge III. …And the Legends Ends…)

Rain of A Thousand Flames – Rhapsody of Fire (2001)

L’année 2001 marque le retour des italiens de Rhapsody avec un mini album (EP) de sept titres, baptisé Rain of Thousand Flames. En attendant la sortie de l’opus final de la Saga de l’Epée d’Emeraude, Rhapsody réjouit désormais ses fans au rythme d’une nouvelle galette par an. Premier bémol, il ne s’agit pas d’un album entier mais d’un CD 7 titres. Second bémol, Rhapsody y expérimente avec un succès relatif un mélange de power metal et de musique d’ambiance, laissant les fans de la première heure assez mitigés.

Pourtant, Rhapsody renoue dans cet EP avec l’ambiance et les bruitages musicaux des premiers albums, aspect relativement bâclé dans le précédent Down Of Victory. Reniant le temps d’un album sa célèbre composition d’introduction avant l’entrée en matière metal, Rhapsody court au plus vite avec la première piste éponyme, « Rain Of Thousand Flames », au son destructeur évoquant l’apocalypse régnant dans le royaume d’Ancelot. L’alternance avec des compositions d’ambiance vient ensuite avec la seconde piste « Deadly Omen », et ainsi de suite.  « Queen Of The Dark Horizons » reprend l’idée en offrant une belle composition de métal symphonique. Mais il faut dire que le morceau doit beaucoup à sa reprise du thème principal du film Phenomena, composé par le groupe Goblin. Il est d’ailleurs amusant de noter que la composition suivante du groupe, « Tears Of A Dying Angel », fait très pale figure après cette reprise, se plaçant parmi les plus mauvaises du répertoire rhapsodien. L’inspiration folklorique du thème d’ambiance de « Elnor’s Magic Valley » ne parvient pas à faire oublier le massacre précédent. Le « Poem’s Evil Page » renoue avec les guitares, sous la voix prophétresse de Mme Turilli pour accompagner dignement ce bon morceau power metal. Hélas, Rhapsody rate assez lamentablement la conclusion de ce mini-album avec « The Wizard’s last Rhymes », reprise peu intéressante du 4ème mouvement de la Symphonie n°9 du nouveau monde d’Antonin Dvorak.

Avec ce quatrième album « version courte », Rhapsody ne marque pas vraiment l’essai. Il eut été certainement préférable de travailler encore un peu ces compositions et de compléter la galette avec d’autres pistes plutôt que de la balancer inachevée dans les bacs. Même le clip vidéo proposé en accompagnement du titre éponyme fait particulièrement pitié. Mais que voulez-vous, l’argument commercial prévaut hélas bien trop souvent sur le travail artistique…

Liste des pistes :

  1. Rain of a Thousand Flames
  2. Deadly Omen
  3. Queen of the Dark Horizons
  4. Tears of a Dying Angel
  5. Elnor’s Magic Valley
  6. The Poem’s Evil Page
  7. The Wizard’s Last Rhymes