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En direct des Utopiales 2014

Le blog est en direct des Utopiales de Nantes durant toute la durée du festival, et déjà une impressionnante quantité de rencontres, de découvertes et de surprises faisant de cette édition 2014 un excellent cru !

La dernière journée publique débute sous un soleil matinal, tandis que le palmarès 2014 est désormais connu :

 

Prix Julia Verlanger

« L’esprit du Melkine » d’Olivier Paquet, Éditions L’Atalante, 2013

Prix Extraordinaire

Chris Foss

Prix du meilleur scénario de jeux de rôle

« Les Brumes de Saint-Malo » (pour le jeu Les Larmes du Cardinal) de Pierre Éric Mouton

Prix du meilleur jeu vidéo réalisé à la Game Jam

« Neuromance » de Bastien Kerspern (GD), Charles Perinet (GD), Rémi Gourrierec (Graph), Alain Puget
(Graph et Dev), Pierre Chabiland (Dev), Louis Godart (SD).

Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction

« Punk Rock Jesus » de Sean Murphy, Éditions Urban Comics, 2013

Mention spéciale du jury :

« Kanopé » de Louise Joor, Éditions Delcourt, 2014

Prix du Jury – compétition internationale de courts métrages

« Reset » de Marcus Kryler et Fredrik Åkerström, Suède, 2012

Mention spéciale du jury :

« Triad » de Bradley Oliver-White, Grande-Bretagne, 2013

Prix du public – compétition internationale de courts métrages

« The Nostalgist » de Giacomo Cimini, Grande-Bretagne, 2014

Grand Prix du Jury – compétition internationale de longs métrages :

« The Midnight After » de Fruit Chan, Chine / Hong Kong, 2014

Mention spéciale du jury pour l’interprétation :

du morse, de son créateur et de l’enquêteur de la Sûreté du Québec dans « Tusk » (de Kevin Smith, États-Unis, 2014) : Justin Long, Michael Parks et Johnny Depp

Prix Syfy du public – compétition internationale de longs métrages

«Predestination » de Michael et Peter Spierig, Australie, 2014

Prix Utopiales Européen Jeunesse

« Pixel Noir » de Jeanne-A Debats, Éditions Syros Jeunesse, 2014

Mention spéciale du jury :

« Automne » de Jan Henrik Nielsen (traduit par Aude Pasquier), Éditions Albin Michel, 2014

Prix Utopiales Européen

« Sumerki » de Dmitry Glukhovsky, Éditions L’Atalante, 2014

 


Scorfel 2014

Quelques mots pour vous indiquer que le festival de littératures et jeux de l’imaginaire « Scorfel » se déroule ce week-end 25 et 26 octobre 2014, à la Salle des Ursuline de Lannion (22). Outre le cadre breton et fantastique de la Côte de Granite Rose, ce petit festival à dimension humaine vous propose un rendez-vous convivial, rythmé par la rencontre avec des auteurs bretons ou d’autres horizons (Benoît Chérel, Sophie Dabat, Lionel Davoust, Maëlig Duval, Silène Edgar, Iman Eyitayo, Mélanie Fazi, Thomas Geha, Romain Godest, Jean Millemann, Julien Morgan, Lise Syven, Alizée Villemin …).

Au programme des animations, les plus petits y trouveront jeux et ateliers créatifs, tandis que les enfants plus grands pourront se défier avec des épées en mousse. Pour les ludophiles, des ateliers jeux de plateaux et des initiations jeux de rôles sont à votre disposition. A noter également également un programme complet durant ce week-end autour de conférences, atelier BD et même une chasse aux dragons. Un bon moment de fantasy en perspective. Pour vous mettre à la bouche, mon album photo de cette journée du samedi est disponible en ligne, ci-dessous et sur la page facebook du blog :

 


Utopiales 2014 : la thématique dévoilée

La prochaine édition des Utopiales se déroulera à la Cité des Congrès de Nantes, du 29 octobre au 3 novembre 2014. Le thème de cette année, « intelligence(s) », a été dévoilé :

utopiales 2014

«  Après avoir exploré ses propres origines, en 2012, et laissé libre cours à sa passion pour les autres mondes, en 2013, le festival international de science-fiction de Nantes se lance un nouveau défi pour cette année 2014 et vous propose la plus lointaine, la plus exaltante, la plus centrale de toutes les aventures : celle de l’intelligence.

Comprendre et élucider le monde, accepter sa complexité, et l’ayant fait, s’adapter, y trouver sa place, afin de partager des connaissances et des techniques, ou, à l’inverse, opposer des valeurs et des politiques, bâtir des cités, toujours imparfaites, mais portées par des rêves collectifs de grandeur ou de vérité, répondre aux défis de la physique, de la biologie, de l’identité psychologique, grâce à notre mémoire, nos sens, et nos facultés cognitives, est-ce vraiment ce qui définit humain, cet animal doué de raison ? Inventer le futur, surmonter les crises, et, pas à pas, faire reculer les bornes de l’empire humain : est-ce cela que l’on appelle l’intelligence ? Qu’est-ce qui compte le plus : l’ampleur de nos réalisations techniques au fil des âges, notre curiosité, ou le fait que nous soyons capables d’altérer notre environnement ? Notre intelligence est-elle le fruit du hasard, de l’évolution, d’un programme, ou d’une erreur ? Jusqu’où nous permet-elle d’aller dans la compréhension du réel ? Serions-nous, le cas échéant, à même de comprendre, d’échanger, ou simplement de communiquer avec des intelligences autres ?

Ces questions, la science, la religion, l’histoire, la philosophie les ont posées très tôt. Mais elles ne sont pas les seules à l’avoir fait. Dès sa naissance, il y a plus de 150 ans, sous la plume de Jules Verne, la science-fiction s’est placée à la croisée des méthodes et des savoirs acquis pour, hardiment, embrasser l’inconnu et assumer une mission littéralement prométhéenne : faire de la recherche d’intelligences extraterrestres, du rêve de l’intelligence artificielle, peut-être en voie de concrétisation, des hypothèses intelligentes, qui participent de l’apprentissage du monde qui s’impose à chacun, en tant qu’individu et citoyen.

Les intervenants, créateurs et chercheurs, artistes et essayistes, apporteront des réponses empiriques, subjectives, critiques et parfois goguenardes, hypothétiques par essence, et volontiers subversives, mais toutes seront intelligentes en ce qu’elles nous engageront à changer, le temps d’une lecture, d’un film, d’une table ronde, d’un dialogue, notre regard sur nous-mêmes et sur le monde qui, pour paraphraser Leibniz, est « gros » de toutes ces réalités en émergence, entre lesquelles il nous appartient de choisir.  »

 

Pour en savoir plus : le site officiel des Utopiales.


Mon Motocultor festival 2014

motocultor2014Du 15 au 17 août se tenait à Saint-Nolff (56) le festival Motocultor. Un open-air de bonne facture se voulant avant tout convivial avec ses douze mille entrées pour l’édition 2013 et sa programmation faisant la part belle aux groupes du grand ouest. A l’affiche cette année un sympathique programmation, puisque Dagoba, Ensiferum, Epica, Behemoth, Kreator et Testament ont répondu présent pour enflammer les bois de ce charment petit village du Morbihan.

Pour ma part, ce fut un court passage car présent uniquement la journée du dimanche. Mais une bonne ambiance d’entrée de jeu avec les vendéens de Mobutu et leur rock’n’roll crasseux et alcoolisé – comme on l’aime le plus en somme. Basculement vers du heavy stoner avec Headcharger, plaisant mais assez calme en cette heure de déjeuner dominical. Comme la Bretagne est également terre de légendes, le groupe de power metal Qantice s’est fait une joie de nous en conter quelques unes de leur cru. Ces français ont recruté un chanteur norvégien efficace, donnant un aperçu plutôt positif de ce groupe promis à un bel avenir si leur travail perdure. A noter que Qantice a sorti un roman éponyme de science-fantasy chez Argemmios tiré de leur album The Cosmocinesy. Peut-être que certains d’entre-vous avaient d’ailleurs assisté à la conférence donnée sur le groupe et le roman à Geekopolis. Je n’ai pas eu occasion de lire ce pavé, mais l’originalité de la démarche a de quoi être soulignée. S’en est suivi la prestation de Church of Misery, groupe de stoner japonais qui m’a littéralement mis une claque. Compositions impeccables, ambiance sombre et envoûtante, bref ma plus belle découverte de ce festival.

J’étais resté écouter le black metal d’Inquisition, pas si mal que cela malgré quelques morceaux moins percutants, mais voilà que le vent se lève. Un passage au market pour mieux m’équiper contre le froid, et je suis de retour devant Koritni, du hard rock correct sans pour autant m’extasier. De toutes façons, je suis vite parti à la buvette. Seconde découverte sympathique avec les toulousains de Naïve, un groupe d’electro metal ayant remporté le headbang contest (petit concours permettant à un groupe de gagner son passage au Motocultor). Sympathique à écouter en attendant la grande messe de Obituary, groupe de death metal par excellence et un de mes plus grands régals durant cette journée. On enchaîne, Loudblast de passage avec son trash metal pas forcément facile d’approche quand on n’est pas un aficionado du genre, mais qui se révèle franchement bon à écouter lorsque l’on fait l’effort d’entrer dans l’ambiance. Bref, après un début de concert difficile pour moi, de bonnes sensations et la satisfaction de m’être accroché. Parfois, il faut savoir se forcer un peu pour être vraiment récompensé, et là, ça a payé. Du coup, j’enchaîne sourire aux lèvres avec In Extremo, groupe de folk metal allemand qui a littéralement mis le feu en ce début de soirée. Certains diront que du folk en terre celte, ça cartonne toujours. Mais quand le groupe prend plaisir à jouer sur scène et dégage une telle énergie, l’alchimie est divine.

Passage éclair devant Belphegor, c’est l’heure du casse-dalle et de la bière. Bon, je n’ai pas grand chose à déclarer sur ces autrichiens, leur black death metal est brutal, moyennement mélodique, et je ne suis pas vraiment rentré dedans. Quelques morceaux sympas, certes, mais pas assez pour me laisser un souvenir impérissable. La tête d’affiche de la journée monte de toutes façons sur scène, Epica débute son concert. Bon, soyons francs, une bonne partie du public présent ce dimanche se constituait de fans du groupe. Et ils étaient venus en force, au vu de l’impressionnante file d’attente pour les dédicaces. Je n’ai pas poussé jusqu’à patienter une petite heure un autographe de Simone Simons, j’attendais plutôt de voir ce que pouvait apporter leur prestation au festival. Et sur ce plan, le résultat était plutôt bon. Même si le groupe était un peu à l’étroit sur une petite scène comme le Motocultor. Et même si enchaîner après Belphegor avait quelque chose d’ubuesque. C’est ça aussi, l’esprit d’un petit festival, débiter un running order parfois improbable mais qui fait au final tout son charme. Soulignons tout de même que la venue d’Epica était une belle prise pour le Motocultor, qui a ainsi servi une belle rasade de metal dans à peu près tous les genres, nous offrant un bel éclectisme musical, festif et intéressant. Bref, une belle journée de dimanche, et l’envie d’y retourner l’année prochaine.


Mon festival Les Escales 2014

Ce week-end avait lieu au port de Saint-Nazaire le 23ème festival Les Escales, consacré aux musiques du monde et cette fois-ci dédié plus particulièrement à la Turquie. Un rendez-vous endeuillé par la disparition récente de la tête d’affiche Bobby Womack, qui faisait son grand retour sur scène. Le festival lui rendait hommage avec quelques surprises des musiciens et la projection de portraits géants sur les murs du port. Pour le remplacer, Catherine Ringer et Müller & Makaroff revisitaient le tango de Gotan Project dans un travail musical et esthétique remarquable. Avis aux amateurs, et ils étaient nombreux à venir applaudir l’icône des Rita Mitsouko.

Le festival reste en lui-même très court : deux soirées (vendredi et samedi) le long des quais, quatre scènes et un club DJ pour assurer la programmation, et un espace culturel au centre du festival. Présent uniquement le samedi, trois grosses têtes d’affiche s’y partageaient la programmation entre Catherine Ringer, Ayo et Keziah Jones. Ce dernier concert était d’ailleurs plutôt bon, mené par un vétéran de la scène roulant tranquillement sur ses classiques et quelques morceaux moins connus. Mais ma plus grosse découverte reste Guillaume Perret & the Electric Epic, un groupe fusionnant le jazz, le funk et le metal. On son également proche du rock progressif et psychédélique, subtil mélange atmosphérique des plus réussis. Énormément accroché sur ce groupe français qui exerce son art dans l’espace éthéré séparant ces mouvances musicales. Une belle rencontre.