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Mon Hellfest 2014

hellfest-gratte2014Ce week-end, j’étais au Hellfest pendant les trois jours du festival. Ecrit comme ça, avec pour seule illustration l’énorme gratte posée sur le rond point face à l’entrée du site, cela semble un peu court. Alors oui, je n’ai pas récolté une grosse moisson de photos. J’ai plutôt bouffé de la poussière, grillé sous le soleil et écouté un max de groupes, jusqu’à ce que ma peau se mette à cloquer. Le Hellfest nous avait prévenus, l’affiche serait démente; be there or be dead ! Alors je suis venu, j’ai écouté, j’ai bu et c’était bon. Aujourd’hui, je redescends tranquillement; le temps s’est couvert sur Clisson et la chaleur est retombée. La poussière aussi, dans un sens. On y était. 150.000 festivaliers (+50% de fréquentation), 5 hectares accessibles au public, 800.000 bières servies, et surtout, plus de 155 groupes sur scène…

Le Hellfest est devenu en neuf ans un monument national, qui malgré le mépris de la culture (ses subventions de l’état sont quasi-insignifiantes) et les vaines tentatives de l’ultra-droite chrétienne pour l’interdire s’est hissé au rang de deuxième festival de France derrière les Vieilles charrues. A Clisson, le Hellfest résonne dans la vieille ville historique et rythme la vie de ses habitants durant ces trois jours. Mais celui qui prétendra que les riverains « subissent » malgré eux le festival ne sera qu’un imbécile. Les commerçants décorent leurs vitrines en l’honneur du Hellfest. Dans les bars, festivaliers en balade et piliers de comptoir trinquent tandis que le festival est retransmit sur téléviseur. Le château médiéval s’ouvre même gratuitement pour l’occasion, et les rencontrent se font entre métalleux des quatre coins du globe et clissonnais étonnés et ravis. En définitive, malgré sa taille, sa fréquentation et le style musical extrême, le Hellfest est le festival le plus convivial, bon enfant et sûr que je connaisse. Même les gendarmes présents sur place y sont décontractés, en faible effectifs, sachant que les métalleux sont avant tout des gens cools et bien plus responsables que certains petits cons de gros festoches à la mode… En définitive, les seuls agitateurs éventuels sont encore les grenouilles de bénitier. Mais je n’en ai pas vu cette année, il faisait trop chaud, leur mare était peut-être asséchée.

Les gens. Voilà bien quelque chose qui mérite que j’en touche un mot. La programmation du Hellfest est large, alors toutes les générations de rockeurs, hardos et métalleux s’y retrouvent. De 7 à 77 ans, une majorité d’hommes mais énormément de filles tout aussi présentes, cela se joue certainement à peu de points d’écarts. Des looks, des déguisements, en veux-tu en voilà. Bien entendu, le style classique reste le t-shirt de son groupe préféré et le jean bien poussiéreux, mais certains avaient joué la carte de l’originalité avec des déguisements particulièrement allumés. Bref, c’est bon enfant, un peu kermesse avec tous ces stands de bouffe et la bière qui coule à flots, mais surtout, c’est fraternel. Les conversations s’engagent facilement, tout est prétexte à rencontres, discussions, éclats de rires. L’Enfer est magique, il redonne tout espoir.

Les concerts. Je les ai enchaînés, ça devient difficile de faire le bilan dans ma p’tite tête. Bon, peut-être commencer par trier les scènes. Je suis resté principalement autour des Main Stages, ce qui fait que j’ai littéralement pris insolation sur coup de soleil, quand je n’avalais pas des tonnes de poussières. Autant dire qu’il fallait boire pour tenir le coup. Du vendredi, j’ai de bons souvenirs de Fueled by Fire, qui m’a bien mis dans l’ambiance dès le vendredi à mon arrivée. Un bon trash, speed et énergique. Suivi de Satan, du NWOBHM comme je les aime pour ces vétérans s’étant reformé depuis peu. Je me suis fini sur Toxic Holocaust avant de bouger un peu, et sous Altar je suis resté écouter Loudblast, du death  metal bien sympatoche. Après, ce fut la glande, beaucoup de bières, et une fois restauré, le retour pour Iron Maiden : la claque, franchement adoré ce concert, d’une énergie à la hauteur du groupe et qui, cerise sur le gâteau, a fait les gros titres de la presse locale le lendemain. Je suis fan des Iron, c’est vrai, mais leur performance était vraiment bonne; pour « la » tête d’affiche du festival, ils ont vraiment honoré leur public, et ce fut un grand moment. Il fallait bien arroser cela, et déclinant Slayer, j’ai attendu le samedi pour remettre ça. La plus chaude journée d’ailleurs, avec du 30°c à l’ombre et un soleil si ardent que mes bras oints de crème solaire ressemblaient au cochon à la broche des rôtissoires à quelques mètres de là. Commençant sur du Lez Zeppelin, je découvre un groupe de filles reprenant les classiques de Led’Zep’ vraiment dynamiques, très bon groupe de festival et un bon moment. Enchaînant sur Skidrow puis Buckcherry, je me fais plaisir en heavy, vous l’aurez compris ce fut un de mes fils conducteurs durant ces trois jours. Grosse pause bouffe et bière ensuite, je rate lamentablement We came as Romans mais je croise un métalleux en plein trip dunien avec son vieil exemplaire du Dune de Frank Herbert. Cela fait toujours plaisir. Je reviens sur le mainstage pour Dagoba, et c’est la grosse claque de la journée. Un excellent concert, pour un groupe de death metal que j’adore. Le concert a été retransmis sur Arte, cela vous donnera une idée du moment. Suivi des papy de Status Quo, certainement le plus vieux groupe du Hellfest (1962) et d’une pêche d’enfer. Les papy du rock on donné une grosse leçon aux p’tits jeunes, et c’était bien bon. J’ai zappé Deep Purple que j’ai déjà vu en concert voilà pas longtemps pour aller prendre une bonne claque avec Eluveitie, groupe de folk pagan death qui a mis le feu au Temple. Franchement géniaux sur scène, ils sont également sur Arte; même qu’on y voit mon bras droit pendant 0,5 secondes. Arf. Bon, la soirée eut aussi ses déceptions, je ne le cache pas. Soulfy et Aerosmith, pas trop accroché. Les premiers plutôt en raison du style qui ne m’a pas emporté, les seconds parce que j’ai trouvé ça mou et en-dessous de la tête d’affiche que l’on nous promettait. Je me suis barré trop tôt, Avenged Sevenfold a ensuite mis le feu, à ce qu’on m’a dit. Dégoûté. Le dimanche fut plus pépère, puis j’étais en rencard avec ma douce le soir, pas pu voir Black Sabbath. Pas eu le courage de revenir non plus pour Opeth, faut dire que l’annulation de Iced Earth m’a un peu coupé les jambes. Alors oui, j’aurais pu faire un effort pour Black Sabbath ; en même temps vu les retours de mes potes restés sur place j’ai bien fait de me barrer. Les haters peuvent réagir dans les commentaires. Alors quoi d’autre sur ce dimanche de chaleur étouffante ? entendu Crowbar, pas trop accroché, mais je me suis tapé un trip avec dans la foulée Powerwolf, Seether et Angra. Bon, pour le son, ce n’était pas ça, mais cela m’a fait plaisir de voir Fabio Leone (Rhapsody of Fire) chanter pour le power metal brésilien d’Angra.

Bon, voilà, je crois n’avoir rien oublié. En gros, j’ai fait surtout du Main Stage et un peu d’Altar et de Temple. Pour Valley comme pour Warzone, je suis passé mais sans que ce soit trop mon truc. Au final, surtout attiré par le power metal et le death mélodique. Mais rien qu’avec cette grille d’écoute, c’était un bon festoche. Dur de quitter l’enfer en ce lundi, encore une année à patienter et surtout ne pas oublier de guetter l’ouverture de la billetterie du Hellfest 2015. Car cette année, en raison de doutes planant sur l’organisation du bac au lycée de Clisson, la date définitive du prochain Hellfest n’est pas fixée. Il faut donc attendre encore un peu. Un partenariat assure terrain et soutien de la municipalité jusqu’en 2016, et le maire s’est déjà déclaré favorable à son renouvellement, se félicitant de ce festival qui donne un coup de fouet à l’emploi et aux commerces au début de la saison touristique. Ben moi, j’y s’rai encore, m’sieur l’maire.


Parlons un peu de metal #16

Troisième article de préparation du Hellfest 2014 (20-21-22 juin) qui accueillera plus de 155 artistes sur les planches clissonnaises. Après le démarrage du vendredi et la journée du samedi, l’ultime rendez-vous du dimanche sonnera comme un au-revoir pour la plupart des festivaliers. Mais la programmation n’est pas en berne pour autant et jusqu’au bout, le Hellfest saura déchaîner les flammes de l’enfer.

 

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Parlons un peu de metal #15

Second article de préparation du Hellfest 2014 (20-21-22 juin) qui accueillera plus de 155 artistes sur les planches clissonnaises. Après le démarrage du vendredi, la journée du samedi est attendue par bon nombre de fans et cela en raison des deux têtes d’affiche présents : Deep Purple et Aerosmith. Mais n’oublions pas dans les autres groupes en représentation ce jour-là trois autres coups de cœur personnels : Dagoba, Monster Magnet et Millencolin.

 

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Parlons un peu de metal #14

Le Hellfest approche à grands pas (20-21-22 juin) et les planches clissonnaises s’apprêtent à accueillir plus de 155 groupes sur six scènes différentes ! Festival majeur pour la communauté metal, le Hellfest est aussi un marathon musical : en effet, impossible d’assister à tous les concerts proposés durant ces trois jours; aussi la préparation de son séjour en terre métalleuse s’impose. Durant ces dernières semaines avant l’ouverture du festival, je compte donc ressusciter ma vieille rubrique musicale « Parlons un peu de metal » pour présenter les groupes retenus dans ma sélection provisoire, jour après jour. Bien entendu, si cette sélection me permettra surtout de me constituer un petit guide provisoire, elle ne fixera pas définitivement mon emploi du temps durant ce festival. Car d’autres paramètres perturbateurs viendront certainement modifier cette mécanique si bien huilée : la bière, les copains, et les aléas du festival ! Bien, commençons cette revue en détails du programme avec la journée de vendredi, et son imposante tête d’affiche : Iron Maiden.

 

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Hellfest 2014 : Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath à l’affiche !

logo_hellfest_2014On en sait enfin un peu plus sur la line up de la 10ème édition du Hellfest, et de très bonne surprises sont au rendez-vous ! Trois grosses affiches devraient faire de cette édition 2014 un excellent cru : Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath. Rien que ça. Mais le festival ne se limitera pas qu’à ces groupes mythiques, bien entendu. Au vu des autres groupes annoncés, voici ce que je retiendrai pour le moment sur ma propre liste. Le vendredi 20 juin : Rob Zombie, Slayer, Trivium, Sepultura, Septic Flesh. Le samedi 21 juin : Deep Purple, Dagoba, Gorgoroth, Monster Magnet. Le dimanche 22 juin : Megadeth, Lofofora, Iced Earth, Emperor, Behemoth, Angra, Opeth, Paradise Lost. Car oui, la bonne nouvelle, c’est qu’en 2014, je serai au Hellfest !

Quelques mots sur ces premières annonces. Incontestablement, le staff du Hellfest veut donner un gros coup de projecteur sur cette 10ème édition, et a réussi l’exploit de réunir sur la même affiche Black Sabbath, Aerosmith et Iron Maiden. Après les déboires de programmation de ces trois groupes au cours des éditions précédentes, c’est une excellente nouvelle qui devrait attirer un public assez large pour ce festival. De plus, cette programmation annoncée en avance marque le rythme des festivals français et européens à venir. Le Hellfest se place donc en première ligne et donne la mesure. Ceci combiné à une excellente réputation dans le milieu musical et un budget artistique de 4,5 millions d’euros, le Hellfest se retrouve en bonne place pour attirer un large panel de groupes, que ce soient des monstres sacrés (Iron Maiden, Black Sabbath, Aerosmith, Deep Purple, Megadeath, Slayer …) comme des groupes plus underground. Comme le dit Ben Barbaud, le programmateur du Hellfest, cette 10ème édition a joué d’un bon coup de chance pour pouvoir proposer une telle affiche. Mais force est de reconnaître que sans tout ce travail payant au fil des ans, la fortune n’aurait pas autant souri aux organisateurs.

Le pass, désormais au tarif de 180 €, fait grincer des dents certains festivaliers. Surtout ceux n’ayant pas eu occasion de l’acheter en avance à 109 € lors de l’édition précédente. On peut comprendre que débourser quasiment deux cent euros puisse en rebuter certains. Cependant, le Hellfest n’est pas un simple concert de metal. Il s’agit d’un festival de renommée international, proposant pas moins de 159 groupes en trois jours. Oui, le prix du billet a augmenté, et le bilan déficitaire de la neuvième édition n’y est certainement pas pour rien. Mais il faut également noter qu’au lieu de rentrer dans un cercle vicieux de récession économique, le Hellfest va de l’avant, injecte plus d’argent dans son enveloppe artistique et soigne en conséquence sa line up. Le tout sans véritable aide de l’état. Car lorsqu’un festival comme Rock en Seine touche un million d’euros de subventions annuelles, le Hellfest ne touche que 40.000 €… Au risque d’en chagriner certains, je ne trouve pas les tarifs du Hellfest excessifs, mais plutôt bon marché : il suffit d’assister à trois concerts par jour pour amortir votre investissement aux alentours de 20 € par concert. En comparaison, il fallait débourser entre 51 € et 67,50 € pour un place lors du concert d’Iron Maiden à Bercy en juin 2013. Donc oui, un pass pour un festival, par définition, c’est cher. Mais par rapport à un budget personnel annuel de concerts, le festivalier y est nettement gagnant.

Il me tarde d’être à la fin du mois de juin, sous le soleil de Clisson, devant mes groupes préférés. En attendant ce grand rendez-vous, je vous proposerai quelques billets thématiques autour de ma sélection personnelle pour ce Hellfest 2014. Préparez-vous, chers disciples, car la Grande Messe du Metal est pour bientôt !


Utopiales 2013

Quelques mots sur le festival des Utopiales 2013 qui se déroulait à Nantes cette année, pour lequel je n’ai pu hélas être que très peu présent. Tout d’abord, l’organisation modifiée : le bar de Mme Spock s’est retrouvé à l’étage, sur le patio, avec un mini espace de rencontres auteurs. Une très bonne initiative qui a peu libérer le rez-de-chaussée en un immense espace exposition et conférences. La librairie étant toujours sur l’aile gauche de la cité des congrès, place qui se confirme cette année encore judicieuse. Ensuite, j’ai apprécié la qualité des interventions scientifiques et leur diversité. Notamment la conférence « Chimie verte ! » qui m’a, de part ma formation scientifique, énormément intéressé et a pu donner une image optimiste du développement durable scientifique. Les visiteurs garderont également, j’en suis certain, un excellent souvenir de la rencontre avec André Brahic. L’astronome, scientifique passionnant et accessible, a su transmettre la folle aventure des sondes Voyager et son amour de l’espace.

Enfin, j’ai été ravi de voir le pôle ludique aussi dynamique, avec de très bons jeux de figurines (Warmachine, 40k, etc…) et une large sélection de jeux de rôle, de plateau et petits jeux de société. Le sous-sol est devenu un espace tout aussi vivant que l’étage, alternant stands japanime, ludiques et bouquiniste (une très bonne adresse que je vous recommande en ces derniers jours de festival !). Seule déception pour le moment, j’apprends que la Maison des Derviches de Ian McDonald a reçu le prix des blogueurs. Ce livre m’avait tellement déçu que j’avais préféré ne pas le chroniquer sur ce blog. J’aurais préféré revoir L.L. Kloetzer lauréats cette année, tant pis.

utopiales_2013

Quelques images prises lors de cette édition 2013 (les abonnés de la page facebook en avaient eu la primeur) :

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