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Hellfest 2015

Nous y voilà, depuis hier le Hellfest 2015 bat son plein ! Pour couvrir l’événement, difficile de faire du direct. Par contre, un petit topo en différé me semble approprié. je lance donc ce billet qui sera mis à jour progressivement et ce jusqu’au débriefing complet…

Enthroned donne une messe en l'honneur de Satan au Temple.

Enthroned donne une messe en l’honneur de Satan au Temple.

Jour 1

Welcome to Hell City ! Démarrage sur les chapeaux de roue en ce vendredi ensoleillé avec la découverte des nouveautés du site : de l’herbe bien dense, des allées clairement dessinées et surtout de nombreux bancs stylés pour se poser. Point de vue déambulation et confort, le Hellfest a corrigé les défauts de la caniculaire édition 2014. Résultat payant : pas de poussière au terme de cette journée ! Seconde grande nouveauté : le chapiteau bleu de Altar et Temple a été remplacé par deux scènes distinctes. Acoustique meilleure, plus d’espace, le pied. Enfin troisième nouveauté, toutes les scènes (exception de warzone) sont équipées d’écrans géants ! Il est donc possible de camper sous chapiteau ou devant l’écran géant pour Valley, Altar et Temple. C’est tout simplement génial vu certains groupes ayant amené énormément de spectateurs ! Au menu des réjouissances, je débute avec Samsara Blues Experiment, excellent rock psychédélique qui envoie du lourd. Puis je campe définitivement sur le Temple durant la messe de Enthroned, très belle prestation, le fest de Skyforger (découverte du groupe pour moi), Melechesch sympathique mais sans plus à mon goût, et surtout l’excellent concert d’Arkona qui a réussi à faire vibrer une foule réduite (Motörhead sur le mainstage…) mais extrêmement motivée ! Difficile de choisir ensuite entre Alice Cooper et Cradle of Filth, pour avoir alterné les deux je ne regrette pas le grand écart. Vient ensuite l’énormissime concert de Children of Bodom, qui tout en mettant à l’honneur les vieux tubes m’ont convaincu que leurs nouveaux morceaux, ben c’est pas si mal ! Passage obligé devant Satyricon, troisième claque de la journée et saut rapide devant Judas Priest (très moyen à mon goût) avant de plier bagage pour la soirée. Car oui, pas fan de Slipknot et le jazz black metal de Shining ne m’a pas spécialement convaincu. La nuit est tombée, l’Enfer rouvrira ses portes demain…

Ambiance nocturne au Hellfest

Ambiance nocturne au Hellfest

Le fameux arbre de l'enfer Hellfest de nuit...

Le fameux arbre de l’enfer Hellfest de nuit…

Jour 2

On attaque tardivement cette seconde journée, il faut dire qu’aujourd’hui le programme va être en flux tendu jusqu’à 2h du matin. Arrivée en plein cagnard à l’heure du goûter devant Airbourne. Pas de bol pour eux, une panne de sonos leur coupe le sifflet. Mais le charismatique Joel O’Keeffe ne se laisse pas abattre pour autant et fait le show à lui tout seul pendant le quart d’heure de stress total de la régie son ! Chapeau, ce sont des grands du hard rock ! Très peu séduit par contre devant L7 au grunge pourtant accrocheur en temps normal. Cela arrangeait mes affaires, je n’avais que quelques minutes d’écoute avant de filer vers Finntroll. Et là, grosse masse devant le Temple ! Excellente performance et gros succès pour ces trolls de scène qui ont su mettre le feu sous le soleil de fin de journée. A peine le temps de siffler quelques bières que Ensiferum enchaîne à nouveau au Temple ! Cette fois-ci, je parviens à me placer dans la première moitié de la fosse, comme pour Arkona. Excellent son, beaucoup d’animation, bref peut-être mon meilleur souvenir de cette journée et énormément de délire devant ce groupe de viking metal. Petit saut devant Orange Goblin sous la scène du Valley, avis aux amateurs de stoner, un bon moyen de finir la journée. Mais surtout, énormément de groupes à voir en très peu de temps ! En définitive, je quitte rapidement Valley pour un passage assez long devant Skinless. Très honnêtement pas spécialement fan du genre, mais assez intrigué pour découvrir ce groupe de death metal brutal. En définitive, je ne me dirais pas converti mais content de la découverte. C’est aussi cela le Hellfest, aller écouter par curiosité des groupes ou genres que l’on connaît moins. Les fans de ZZ Top et Faith no More noteront que je n’étais pas au mainstage durant leurs shows, c’est que je me gardais Mayhem au Temple. Et plutôt décevant sur le coup : ils ont démarré à la bourre, fini largement en avance. Balancé leurs morceaux un peu trop mécaniquement entre-temps. Bref, plutôt déçu. A 23h, toutes les scènes ont cessé de jouer afin de célébrer les 10 ans du festival sous un feu d’artifice dantesque, un grand moment de célébration commune. Puis vint Scorpions, très attendu et ayant offert une bonne présence sur scène. Derniers concerts de la journée. Venom au Temple ! J’en ai de vagues souvenirs, photos confuses, l’alcool sans doutes. Alors que ce groupe mythique achève son passage, petit créneau devant la fin de Marilyn Manson. Poussif, la main lourde sur les pauses, des chansons bâclées. Bien pourri, comme me le confirment les potes. Donc même alcoolisé, ce fut un flop. Mais il est temps de rentrer, la journée s’achève.

La mainstage au petit matin...

La mainstage au petit matin…

Jour 3

Dernier jour, mais pas de pause en enfer ! On attaque dès midi avec The Great Old Ones et leur excellente prestation sous le Temple. Quelque chose me dit que l’on reparlera de ce groupe d’ici peu sur ce blog 😉 Pause casse-croûte puis retour au Temple pour Khold : du black metal résolument contemporain, très bien mené, une belle découverte de plus. Passage obligé ensuite devant Dark Tranquillity qui m’a vraiment fait très bonne impression sur le mainstage. Grosse pause à l’ombre, il faut vraiment chaud en ce dimanche ensoleillé. Au bout de trois jours, cela se fait tout de même sentir. Une foule énorme devant Alestorm, le Temple est débordé, l’entrée de l’espace concert est en partie gênée par les spectateurs ! Sur le coup, il y a peut-être eu sous-estimation du phénomène Alestorm, déjà bien connu des metalleux, mais popularisé encore plus grâce au youtubeur Antoine Daniel. Mais difficile d’organiser en même temps Alestorm et Cavalera Conspiracy sur le mainstage, impossible d’intervertir aussi ! Seuls les Wampas, séparés sur la Warzone, ont été moins en concurrence lors de ce choc des affiches, du moins je le suppose, même si la foule a du être bien dense aussi. Tiens, puisque l’on parle mainstage, abordons un sujet qui fâche avec Epica. Comme tout groupe de metal symphonique passant dans un gros festival, certains se plaignent de la qualité du son. Je tiens juste à rappeler que le metal symphonique s’écoute au casque, et forcément pas aussi bien avec des grosses sonos ayant souffert au soleil pendant 3 jours ! Donc oui, le son n’était pas au top, et oui, c’est normal, le metal symphonique en festival, ça donne plus dans la soupe que dans le concert d’orchestre philharmonique. Pour ma aprt, j’ai enchaîné au Temple avec Samael, excellent groupe de indus black metal qui m’a vraiment fait grand effet sur scène. Petit saut devant Saint Vitus également, le soleil commence à tomber, le son est bon, mais hélas pas moyen de rester très longtemps. Je quitte le festival en écoutant un peu In Flames, dernier passage au extreme market, et il me faut déjà quitter le festival. Je me console en me disant que de toutes façons, je ne voulais pas voir Nightwish, mais j’aurai donc raté Arch Enemy. Sur trois jours, louper un seul concert de sa liste perso, c’est déjà pas mal du tout comme marathon.

Les portes de la Cathédrale de l'Enfer !

Les portes de la Cathédrale de l’Enfer !

En conclusion, que dire sinon un grand merci à toute l’équipe du Hellfest ? Cette édition était nettement au-dessus de la précédente : meilleures infrastructures, organisation corrigée, enfin des scènes dignes de ce nom pour Altar et Temple (fini le chapiteau bleu !), des écrans géants pour profiter même à l’arrière des concerts, de vastes zones enherbées qui ont bien tenu (mais sont quand même mortes) pour se poser éviter les nuages de poussière, de l’animation, de la bière fraîche, des jolies filles, du bon son… merci, merci, merci…

Hellfest Fury Road !

Hellfest Fury Road !


En direct des Utopiales 2014

Le blog est en direct des Utopiales de Nantes durant toute la durée du festival, et déjà une impressionnante quantité de rencontres, de découvertes et de surprises faisant de cette édition 2014 un excellent cru !

La dernière journée publique débute sous un soleil matinal, tandis que le palmarès 2014 est désormais connu :

 

Prix Julia Verlanger

« L’esprit du Melkine » d’Olivier Paquet, Éditions L’Atalante, 2013

Prix Extraordinaire

Chris Foss

Prix du meilleur scénario de jeux de rôle

« Les Brumes de Saint-Malo » (pour le jeu Les Larmes du Cardinal) de Pierre Éric Mouton

Prix du meilleur jeu vidéo réalisé à la Game Jam

« Neuromance » de Bastien Kerspern (GD), Charles Perinet (GD), Rémi Gourrierec (Graph), Alain Puget
(Graph et Dev), Pierre Chabiland (Dev), Louis Godart (SD).

Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction

« Punk Rock Jesus » de Sean Murphy, Éditions Urban Comics, 2013

Mention spéciale du jury :

« Kanopé » de Louise Joor, Éditions Delcourt, 2014

Prix du Jury – compétition internationale de courts métrages

« Reset » de Marcus Kryler et Fredrik Åkerström, Suède, 2012

Mention spéciale du jury :

« Triad » de Bradley Oliver-White, Grande-Bretagne, 2013

Prix du public – compétition internationale de courts métrages

« The Nostalgist » de Giacomo Cimini, Grande-Bretagne, 2014

Grand Prix du Jury – compétition internationale de longs métrages :

« The Midnight After » de Fruit Chan, Chine / Hong Kong, 2014

Mention spéciale du jury pour l’interprétation :

du morse, de son créateur et de l’enquêteur de la Sûreté du Québec dans « Tusk » (de Kevin Smith, États-Unis, 2014) : Justin Long, Michael Parks et Johnny Depp

Prix Syfy du public – compétition internationale de longs métrages

«Predestination » de Michael et Peter Spierig, Australie, 2014

Prix Utopiales Européen Jeunesse

« Pixel Noir » de Jeanne-A Debats, Éditions Syros Jeunesse, 2014

Mention spéciale du jury :

« Automne » de Jan Henrik Nielsen (traduit par Aude Pasquier), Éditions Albin Michel, 2014

Prix Utopiales Européen

« Sumerki » de Dmitry Glukhovsky, Éditions L’Atalante, 2014

 


Scorfel 2014

Quelques mots pour vous indiquer que le festival de littératures et jeux de l’imaginaire « Scorfel » se déroule ce week-end 25 et 26 octobre 2014, à la Salle des Ursuline de Lannion (22). Outre le cadre breton et fantastique de la Côte de Granite Rose, ce petit festival à dimension humaine vous propose un rendez-vous convivial, rythmé par la rencontre avec des auteurs bretons ou d’autres horizons (Benoît Chérel, Sophie Dabat, Lionel Davoust, Maëlig Duval, Silène Edgar, Iman Eyitayo, Mélanie Fazi, Thomas Geha, Romain Godest, Jean Millemann, Julien Morgan, Lise Syven, Alizée Villemin …).

Au programme des animations, les plus petits y trouveront jeux et ateliers créatifs, tandis que les enfants plus grands pourront se défier avec des épées en mousse. Pour les ludophiles, des ateliers jeux de plateaux et des initiations jeux de rôles sont à votre disposition. A noter également également un programme complet durant ce week-end autour de conférences, atelier BD et même une chasse aux dragons. Un bon moment de fantasy en perspective. Pour vous mettre à la bouche, mon album photo de cette journée du samedi est disponible en ligne, ci-dessous et sur la page facebook du blog :

 


Utopiales 2014 : la thématique dévoilée

La prochaine édition des Utopiales se déroulera à la Cité des Congrès de Nantes, du 29 octobre au 3 novembre 2014. Le thème de cette année, « intelligence(s) », a été dévoilé :

utopiales 2014

«  Après avoir exploré ses propres origines, en 2012, et laissé libre cours à sa passion pour les autres mondes, en 2013, le festival international de science-fiction de Nantes se lance un nouveau défi pour cette année 2014 et vous propose la plus lointaine, la plus exaltante, la plus centrale de toutes les aventures : celle de l’intelligence.

Comprendre et élucider le monde, accepter sa complexité, et l’ayant fait, s’adapter, y trouver sa place, afin de partager des connaissances et des techniques, ou, à l’inverse, opposer des valeurs et des politiques, bâtir des cités, toujours imparfaites, mais portées par des rêves collectifs de grandeur ou de vérité, répondre aux défis de la physique, de la biologie, de l’identité psychologique, grâce à notre mémoire, nos sens, et nos facultés cognitives, est-ce vraiment ce qui définit humain, cet animal doué de raison ? Inventer le futur, surmonter les crises, et, pas à pas, faire reculer les bornes de l’empire humain : est-ce cela que l’on appelle l’intelligence ? Qu’est-ce qui compte le plus : l’ampleur de nos réalisations techniques au fil des âges, notre curiosité, ou le fait que nous soyons capables d’altérer notre environnement ? Notre intelligence est-elle le fruit du hasard, de l’évolution, d’un programme, ou d’une erreur ? Jusqu’où nous permet-elle d’aller dans la compréhension du réel ? Serions-nous, le cas échéant, à même de comprendre, d’échanger, ou simplement de communiquer avec des intelligences autres ?

Ces questions, la science, la religion, l’histoire, la philosophie les ont posées très tôt. Mais elles ne sont pas les seules à l’avoir fait. Dès sa naissance, il y a plus de 150 ans, sous la plume de Jules Verne, la science-fiction s’est placée à la croisée des méthodes et des savoirs acquis pour, hardiment, embrasser l’inconnu et assumer une mission littéralement prométhéenne : faire de la recherche d’intelligences extraterrestres, du rêve de l’intelligence artificielle, peut-être en voie de concrétisation, des hypothèses intelligentes, qui participent de l’apprentissage du monde qui s’impose à chacun, en tant qu’individu et citoyen.

Les intervenants, créateurs et chercheurs, artistes et essayistes, apporteront des réponses empiriques, subjectives, critiques et parfois goguenardes, hypothétiques par essence, et volontiers subversives, mais toutes seront intelligentes en ce qu’elles nous engageront à changer, le temps d’une lecture, d’un film, d’une table ronde, d’un dialogue, notre regard sur nous-mêmes et sur le monde qui, pour paraphraser Leibniz, est « gros » de toutes ces réalités en émergence, entre lesquelles il nous appartient de choisir.  »

 

Pour en savoir plus : le site officiel des Utopiales.


Mon Motocultor festival 2014

motocultor2014Du 15 au 17 août se tenait à Saint-Nolff (56) le festival Motocultor. Un open-air de bonne facture se voulant avant tout convivial avec ses douze mille entrées pour l’édition 2013 et sa programmation faisant la part belle aux groupes du grand ouest. A l’affiche cette année un sympathique programmation, puisque Dagoba, Ensiferum, Epica, Behemoth, Kreator et Testament ont répondu présent pour enflammer les bois de ce charment petit village du Morbihan.

Pour ma part, ce fut un court passage car présent uniquement la journée du dimanche. Mais une bonne ambiance d’entrée de jeu avec les vendéens de Mobutu et leur rock’n’roll crasseux et alcoolisé – comme on l’aime le plus en somme. Basculement vers du heavy stoner avec Headcharger, plaisant mais assez calme en cette heure de déjeuner dominical. Comme la Bretagne est également terre de légendes, le groupe de power metal Qantice s’est fait une joie de nous en conter quelques unes de leur cru. Ces français ont recruté un chanteur norvégien efficace, donnant un aperçu plutôt positif de ce groupe promis à un bel avenir si leur travail perdure. A noter que Qantice a sorti un roman éponyme de science-fantasy chez Argemmios tiré de leur album The Cosmocinesy. Peut-être que certains d’entre-vous avaient d’ailleurs assisté à la conférence donnée sur le groupe et le roman à Geekopolis. Je n’ai pas eu occasion de lire ce pavé, mais l’originalité de la démarche a de quoi être soulignée. S’en est suivi la prestation de Church of Misery, groupe de stoner japonais qui m’a littéralement mis une claque. Compositions impeccables, ambiance sombre et envoûtante, bref ma plus belle découverte de ce festival.

J’étais resté écouter le black metal d’Inquisition, pas si mal que cela malgré quelques morceaux moins percutants, mais voilà que le vent se lève. Un passage au market pour mieux m’équiper contre le froid, et je suis de retour devant Koritni, du hard rock correct sans pour autant m’extasier. De toutes façons, je suis vite parti à la buvette. Seconde découverte sympathique avec les toulousains de Naïve, un groupe d’electro metal ayant remporté le headbang contest (petit concours permettant à un groupe de gagner son passage au Motocultor). Sympathique à écouter en attendant la grande messe de Obituary, groupe de death metal par excellence et un de mes plus grands régals durant cette journée. On enchaîne, Loudblast de passage avec son trash metal pas forcément facile d’approche quand on n’est pas un aficionado du genre, mais qui se révèle franchement bon à écouter lorsque l’on fait l’effort d’entrer dans l’ambiance. Bref, après un début de concert difficile pour moi, de bonnes sensations et la satisfaction de m’être accroché. Parfois, il faut savoir se forcer un peu pour être vraiment récompensé, et là, ça a payé. Du coup, j’enchaîne sourire aux lèvres avec In Extremo, groupe de folk metal allemand qui a littéralement mis le feu en ce début de soirée. Certains diront que du folk en terre celte, ça cartonne toujours. Mais quand le groupe prend plaisir à jouer sur scène et dégage une telle énergie, l’alchimie est divine.

Passage éclair devant Belphegor, c’est l’heure du casse-dalle et de la bière. Bon, je n’ai pas grand chose à déclarer sur ces autrichiens, leur black death metal est brutal, moyennement mélodique, et je ne suis pas vraiment rentré dedans. Quelques morceaux sympas, certes, mais pas assez pour me laisser un souvenir impérissable. La tête d’affiche de la journée monte de toutes façons sur scène, Epica débute son concert. Bon, soyons francs, une bonne partie du public présent ce dimanche se constituait de fans du groupe. Et ils étaient venus en force, au vu de l’impressionnante file d’attente pour les dédicaces. Je n’ai pas poussé jusqu’à patienter une petite heure un autographe de Simone Simons, j’attendais plutôt de voir ce que pouvait apporter leur prestation au festival. Et sur ce plan, le résultat était plutôt bon. Même si le groupe était un peu à l’étroit sur une petite scène comme le Motocultor. Et même si enchaîner après Belphegor avait quelque chose d’ubuesque. C’est ça aussi, l’esprit d’un petit festival, débiter un running order parfois improbable mais qui fait au final tout son charme. Soulignons tout de même que la venue d’Epica était une belle prise pour le Motocultor, qui a ainsi servi une belle rasade de metal dans à peu près tous les genres, nous offrant un bel éclectisme musical, festif et intéressant. Bref, une belle journée de dimanche, et l’envie d’y retourner l’année prochaine.


Mon festival Les Escales 2014

Ce week-end avait lieu au port de Saint-Nazaire le 23ème festival Les Escales, consacré aux musiques du monde et cette fois-ci dédié plus particulièrement à la Turquie. Un rendez-vous endeuillé par la disparition récente de la tête d’affiche Bobby Womack, qui faisait son grand retour sur scène. Le festival lui rendait hommage avec quelques surprises des musiciens et la projection de portraits géants sur les murs du port. Pour le remplacer, Catherine Ringer et Müller & Makaroff revisitaient le tango de Gotan Project dans un travail musical et esthétique remarquable. Avis aux amateurs, et ils étaient nombreux à venir applaudir l’icône des Rita Mitsouko.

Le festival reste en lui-même très court : deux soirées (vendredi et samedi) le long des quais, quatre scènes et un club DJ pour assurer la programmation, et un espace culturel au centre du festival. Présent uniquement le samedi, trois grosses têtes d’affiche s’y partageaient la programmation entre Catherine Ringer, Ayo et Keziah Jones. Ce dernier concert était d’ailleurs plutôt bon, mené par un vétéran de la scène roulant tranquillement sur ses classiques et quelques morceaux moins connus. Mais ma plus grosse découverte reste Guillaume Perret & the Electric Epic, un groupe fusionnant le jazz, le funk et le metal. On son également proche du rock progressif et psychédélique, subtil mélange atmosphérique des plus réussis. Énormément accroché sur ce groupe français qui exerce son art dans l’espace éthéré séparant ces mouvances musicales. Une belle rencontre.