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Utopiales 2014 : la thématique dévoilée

La prochaine édition des Utopiales se déroulera à la Cité des Congrès de Nantes, du 29 octobre au 3 novembre 2014. Le thème de cette année, « intelligence(s) », a été dévoilé :

utopiales 2014

«  Après avoir exploré ses propres origines, en 2012, et laissé libre cours à sa passion pour les autres mondes, en 2013, le festival international de science-fiction de Nantes se lance un nouveau défi pour cette année 2014 et vous propose la plus lointaine, la plus exaltante, la plus centrale de toutes les aventures : celle de l’intelligence.

Comprendre et élucider le monde, accepter sa complexité, et l’ayant fait, s’adapter, y trouver sa place, afin de partager des connaissances et des techniques, ou, à l’inverse, opposer des valeurs et des politiques, bâtir des cités, toujours imparfaites, mais portées par des rêves collectifs de grandeur ou de vérité, répondre aux défis de la physique, de la biologie, de l’identité psychologique, grâce à notre mémoire, nos sens, et nos facultés cognitives, est-ce vraiment ce qui définit humain, cet animal doué de raison ? Inventer le futur, surmonter les crises, et, pas à pas, faire reculer les bornes de l’empire humain : est-ce cela que l’on appelle l’intelligence ? Qu’est-ce qui compte le plus : l’ampleur de nos réalisations techniques au fil des âges, notre curiosité, ou le fait que nous soyons capables d’altérer notre environnement ? Notre intelligence est-elle le fruit du hasard, de l’évolution, d’un programme, ou d’une erreur ? Jusqu’où nous permet-elle d’aller dans la compréhension du réel ? Serions-nous, le cas échéant, à même de comprendre, d’échanger, ou simplement de communiquer avec des intelligences autres ?

Ces questions, la science, la religion, l’histoire, la philosophie les ont posées très tôt. Mais elles ne sont pas les seules à l’avoir fait. Dès sa naissance, il y a plus de 150 ans, sous la plume de Jules Verne, la science-fiction s’est placée à la croisée des méthodes et des savoirs acquis pour, hardiment, embrasser l’inconnu et assumer une mission littéralement prométhéenne : faire de la recherche d’intelligences extraterrestres, du rêve de l’intelligence artificielle, peut-être en voie de concrétisation, des hypothèses intelligentes, qui participent de l’apprentissage du monde qui s’impose à chacun, en tant qu’individu et citoyen.

Les intervenants, créateurs et chercheurs, artistes et essayistes, apporteront des réponses empiriques, subjectives, critiques et parfois goguenardes, hypothétiques par essence, et volontiers subversives, mais toutes seront intelligentes en ce qu’elles nous engageront à changer, le temps d’une lecture, d’un film, d’une table ronde, d’un dialogue, notre regard sur nous-mêmes et sur le monde qui, pour paraphraser Leibniz, est « gros » de toutes ces réalités en émergence, entre lesquelles il nous appartient de choisir.  »

 

Pour en savoir plus : le site officiel des Utopiales.


Mon Motocultor festival 2014

motocultor2014Du 15 au 17 août se tenait à Saint-Nolff (56) le festival Motocultor. Un open-air de bonne facture se voulant avant tout convivial avec ses douze mille entrées pour l’édition 2013 et sa programmation faisant la part belle aux groupes du grand ouest. A l’affiche cette année un sympathique programmation, puisque Dagoba, Ensiferum, Epica, Behemoth, Kreator et Testament ont répondu présent pour enflammer les bois de ce charment petit village du Morbihan.

Pour ma part, ce fut un court passage car présent uniquement la journée du dimanche. Mais une bonne ambiance d’entrée de jeu avec les vendéens de Mobutu et leur rock’n’roll crasseux et alcoolisé – comme on l’aime le plus en somme. Basculement vers du heavy stoner avec Headcharger, plaisant mais assez calme en cette heure de déjeuner dominical. Comme la Bretagne est également terre de légendes, le groupe de power metal Qantice s’est fait une joie de nous en conter quelques unes de leur cru. Ces français ont recruté un chanteur norvégien efficace, donnant un aperçu plutôt positif de ce groupe promis à un bel avenir si leur travail perdure. A noter que Qantice a sorti un roman éponyme de science-fantasy chez Argemmios tiré de leur album The Cosmocinesy. Peut-être que certains d’entre-vous avaient d’ailleurs assisté à la conférence donnée sur le groupe et le roman à Geekopolis. Je n’ai pas eu occasion de lire ce pavé, mais l’originalité de la démarche a de quoi être soulignée. S’en est suivi la prestation de Church of Misery, groupe de stoner japonais qui m’a littéralement mis une claque. Compositions impeccables, ambiance sombre et envoûtante, bref ma plus belle découverte de ce festival.

J’étais resté écouter le black metal d’Inquisition, pas si mal que cela malgré quelques morceaux moins percutants, mais voilà que le vent se lève. Un passage au market pour mieux m’équiper contre le froid, et je suis de retour devant Koritni, du hard rock correct sans pour autant m’extasier. De toutes façons, je suis vite parti à la buvette. Seconde découverte sympathique avec les toulousains de Naïve, un groupe d’electro metal ayant remporté le headbang contest (petit concours permettant à un groupe de gagner son passage au Motocultor). Sympathique à écouter en attendant la grande messe de Obituary, groupe de death metal par excellence et un de mes plus grands régals durant cette journée. On enchaîne, Loudblast de passage avec son trash metal pas forcément facile d’approche quand on n’est pas un aficionado du genre, mais qui se révèle franchement bon à écouter lorsque l’on fait l’effort d’entrer dans l’ambiance. Bref, après un début de concert difficile pour moi, de bonnes sensations et la satisfaction de m’être accroché. Parfois, il faut savoir se forcer un peu pour être vraiment récompensé, et là, ça a payé. Du coup, j’enchaîne sourire aux lèvres avec In Extremo, groupe de folk metal allemand qui a littéralement mis le feu en ce début de soirée. Certains diront que du folk en terre celte, ça cartonne toujours. Mais quand le groupe prend plaisir à jouer sur scène et dégage une telle énergie, l’alchimie est divine.

Passage éclair devant Belphegor, c’est l’heure du casse-dalle et de la bière. Bon, je n’ai pas grand chose à déclarer sur ces autrichiens, leur black death metal est brutal, moyennement mélodique, et je ne suis pas vraiment rentré dedans. Quelques morceaux sympas, certes, mais pas assez pour me laisser un souvenir impérissable. La tête d’affiche de la journée monte de toutes façons sur scène, Epica débute son concert. Bon, soyons francs, une bonne partie du public présent ce dimanche se constituait de fans du groupe. Et ils étaient venus en force, au vu de l’impressionnante file d’attente pour les dédicaces. Je n’ai pas poussé jusqu’à patienter une petite heure un autographe de Simone Simons, j’attendais plutôt de voir ce que pouvait apporter leur prestation au festival. Et sur ce plan, le résultat était plutôt bon. Même si le groupe était un peu à l’étroit sur une petite scène comme le Motocultor. Et même si enchaîner après Belphegor avait quelque chose d’ubuesque. C’est ça aussi, l’esprit d’un petit festival, débiter un running order parfois improbable mais qui fait au final tout son charme. Soulignons tout de même que la venue d’Epica était une belle prise pour le Motocultor, qui a ainsi servi une belle rasade de metal dans à peu près tous les genres, nous offrant un bel éclectisme musical, festif et intéressant. Bref, une belle journée de dimanche, et l’envie d’y retourner l’année prochaine.


Mon festival Les Escales 2014

Ce week-end avait lieu au port de Saint-Nazaire le 23ème festival Les Escales, consacré aux musiques du monde et cette fois-ci dédié plus particulièrement à la Turquie. Un rendez-vous endeuillé par la disparition récente de la tête d’affiche Bobby Womack, qui faisait son grand retour sur scène. Le festival lui rendait hommage avec quelques surprises des musiciens et la projection de portraits géants sur les murs du port. Pour le remplacer, Catherine Ringer et Müller & Makaroff revisitaient le tango de Gotan Project dans un travail musical et esthétique remarquable. Avis aux amateurs, et ils étaient nombreux à venir applaudir l’icône des Rita Mitsouko.

Le festival reste en lui-même très court : deux soirées (vendredi et samedi) le long des quais, quatre scènes et un club DJ pour assurer la programmation, et un espace culturel au centre du festival. Présent uniquement le samedi, trois grosses têtes d’affiche s’y partageaient la programmation entre Catherine Ringer, Ayo et Keziah Jones. Ce dernier concert était d’ailleurs plutôt bon, mené par un vétéran de la scène roulant tranquillement sur ses classiques et quelques morceaux moins connus. Mais ma plus grosse découverte reste Guillaume Perret & the Electric Epic, un groupe fusionnant le jazz, le funk et le metal. On son également proche du rock progressif et psychédélique, subtil mélange atmosphérique des plus réussis. Énormément accroché sur ce groupe français qui exerce son art dans l’espace éthéré séparant ces mouvances musicales. Une belle rencontre.

 


Mon Hellfest 2014

hellfest-gratte2014Ce week-end, j’étais au Hellfest pendant les trois jours du festival. Ecrit comme ça, avec pour seule illustration l’énorme gratte posée sur le rond point face à l’entrée du site, cela semble un peu court. Alors oui, je n’ai pas récolté une grosse moisson de photos. J’ai plutôt bouffé de la poussière, grillé sous le soleil et écouté un max de groupes, jusqu’à ce que ma peau se mette à cloquer. Le Hellfest nous avait prévenus, l’affiche serait démente; be there or be dead ! Alors je suis venu, j’ai écouté, j’ai bu et c’était bon. Aujourd’hui, je redescends tranquillement; le temps s’est couvert sur Clisson et la chaleur est retombée. La poussière aussi, dans un sens. On y était. 150.000 festivaliers (+50% de fréquentation), 5 hectares accessibles au public, 800.000 bières servies, et surtout, plus de 155 groupes sur scène…

Le Hellfest est devenu en neuf ans un monument national, qui malgré le mépris de la culture (ses subventions de l’état sont quasi-insignifiantes) et les vaines tentatives de l’ultra-droite chrétienne pour l’interdire s’est hissé au rang de deuxième festival de France derrière les Vieilles charrues. A Clisson, le Hellfest résonne dans la vieille ville historique et rythme la vie de ses habitants durant ces trois jours. Mais celui qui prétendra que les riverains « subissent » malgré eux le festival ne sera qu’un imbécile. Les commerçants décorent leurs vitrines en l’honneur du Hellfest. Dans les bars, festivaliers en balade et piliers de comptoir trinquent tandis que le festival est retransmit sur téléviseur. Le château médiéval s’ouvre même gratuitement pour l’occasion, et les rencontrent se font entre métalleux des quatre coins du globe et clissonnais étonnés et ravis. En définitive, malgré sa taille, sa fréquentation et le style musical extrême, le Hellfest est le festival le plus convivial, bon enfant et sûr que je connaisse. Même les gendarmes présents sur place y sont décontractés, en faible effectifs, sachant que les métalleux sont avant tout des gens cools et bien plus responsables que certains petits cons de gros festoches à la mode… En définitive, les seuls agitateurs éventuels sont encore les grenouilles de bénitier. Mais je n’en ai pas vu cette année, il faisait trop chaud, leur mare était peut-être asséchée.

Les gens. Voilà bien quelque chose qui mérite que j’en touche un mot. La programmation du Hellfest est large, alors toutes les générations de rockeurs, hardos et métalleux s’y retrouvent. De 7 à 77 ans, une majorité d’hommes mais énormément de filles tout aussi présentes, cela se joue certainement à peu de points d’écarts. Des looks, des déguisements, en veux-tu en voilà. Bien entendu, le style classique reste le t-shirt de son groupe préféré et le jean bien poussiéreux, mais certains avaient joué la carte de l’originalité avec des déguisements particulièrement allumés. Bref, c’est bon enfant, un peu kermesse avec tous ces stands de bouffe et la bière qui coule à flots, mais surtout, c’est fraternel. Les conversations s’engagent facilement, tout est prétexte à rencontres, discussions, éclats de rires. L’Enfer est magique, il redonne tout espoir.

Les concerts. Je les ai enchaînés, ça devient difficile de faire le bilan dans ma p’tite tête. Bon, peut-être commencer par trier les scènes. Je suis resté principalement autour des Main Stages, ce qui fait que j’ai littéralement pris insolation sur coup de soleil, quand je n’avalais pas des tonnes de poussières. Autant dire qu’il fallait boire pour tenir le coup. Du vendredi, j’ai de bons souvenirs de Fueled by Fire, qui m’a bien mis dans l’ambiance dès le vendredi à mon arrivée. Un bon trash, speed et énergique. Suivi de Satan, du NWOBHM comme je les aime pour ces vétérans s’étant reformé depuis peu. Je me suis fini sur Toxic Holocaust avant de bouger un peu, et sous Altar je suis resté écouter Loudblast, du death  metal bien sympatoche. Après, ce fut la glande, beaucoup de bières, et une fois restauré, le retour pour Iron Maiden : la claque, franchement adoré ce concert, d’une énergie à la hauteur du groupe et qui, cerise sur le gâteau, a fait les gros titres de la presse locale le lendemain. Je suis fan des Iron, c’est vrai, mais leur performance était vraiment bonne; pour « la » tête d’affiche du festival, ils ont vraiment honoré leur public, et ce fut un grand moment. Il fallait bien arroser cela, et déclinant Slayer, j’ai attendu le samedi pour remettre ça. La plus chaude journée d’ailleurs, avec du 30°c à l’ombre et un soleil si ardent que mes bras oints de crème solaire ressemblaient au cochon à la broche des rôtissoires à quelques mètres de là. Commençant sur du Lez Zeppelin, je découvre un groupe de filles reprenant les classiques de Led’Zep’ vraiment dynamiques, très bon groupe de festival et un bon moment. Enchaînant sur Skidrow puis Buckcherry, je me fais plaisir en heavy, vous l’aurez compris ce fut un de mes fils conducteurs durant ces trois jours. Grosse pause bouffe et bière ensuite, je rate lamentablement We came as Romans mais je croise un métalleux en plein trip dunien avec son vieil exemplaire du Dune de Frank Herbert. Cela fait toujours plaisir. Je reviens sur le mainstage pour Dagoba, et c’est la grosse claque de la journée. Un excellent concert, pour un groupe de death metal que j’adore. Le concert a été retransmis sur Arte, cela vous donnera une idée du moment. Suivi des papy de Status Quo, certainement le plus vieux groupe du Hellfest (1962) et d’une pêche d’enfer. Les papy du rock on donné une grosse leçon aux p’tits jeunes, et c’était bien bon. J’ai zappé Deep Purple que j’ai déjà vu en concert voilà pas longtemps pour aller prendre une bonne claque avec Eluveitie, groupe de folk pagan death qui a mis le feu au Temple. Franchement géniaux sur scène, ils sont également sur Arte; même qu’on y voit mon bras droit pendant 0,5 secondes. Arf. Bon, la soirée eut aussi ses déceptions, je ne le cache pas. Soulfy et Aerosmith, pas trop accroché. Les premiers plutôt en raison du style qui ne m’a pas emporté, les seconds parce que j’ai trouvé ça mou et en-dessous de la tête d’affiche que l’on nous promettait. Je me suis barré trop tôt, Avenged Sevenfold a ensuite mis le feu, à ce qu’on m’a dit. Dégoûté. Le dimanche fut plus pépère, puis j’étais en rencard avec ma douce le soir, pas pu voir Black Sabbath. Pas eu le courage de revenir non plus pour Opeth, faut dire que l’annulation de Iced Earth m’a un peu coupé les jambes. Alors oui, j’aurais pu faire un effort pour Black Sabbath ; en même temps vu les retours de mes potes restés sur place j’ai bien fait de me barrer. Les haters peuvent réagir dans les commentaires. Alors quoi d’autre sur ce dimanche de chaleur étouffante ? entendu Crowbar, pas trop accroché, mais je me suis tapé un trip avec dans la foulée Powerwolf, Seether et Angra. Bon, pour le son, ce n’était pas ça, mais cela m’a fait plaisir de voir Fabio Leone (Rhapsody of Fire) chanter pour le power metal brésilien d’Angra.

Bon, voilà, je crois n’avoir rien oublié. En gros, j’ai fait surtout du Main Stage et un peu d’Altar et de Temple. Pour Valley comme pour Warzone, je suis passé mais sans que ce soit trop mon truc. Au final, surtout attiré par le power metal et le death mélodique. Mais rien qu’avec cette grille d’écoute, c’était un bon festoche. Dur de quitter l’enfer en ce lundi, encore une année à patienter et surtout ne pas oublier de guetter l’ouverture de la billetterie du Hellfest 2015. Car cette année, en raison de doutes planant sur l’organisation du bac au lycée de Clisson, la date définitive du prochain Hellfest n’est pas fixée. Il faut donc attendre encore un peu. Un partenariat assure terrain et soutien de la municipalité jusqu’en 2016, et le maire s’est déjà déclaré favorable à son renouvellement, se félicitant de ce festival qui donne un coup de fouet à l’emploi et aux commerces au début de la saison touristique. Ben moi, j’y s’rai encore, m’sieur l’maire.


Parlons un peu de metal #16

Troisième article de préparation du Hellfest 2014 (20-21-22 juin) qui accueillera plus de 155 artistes sur les planches clissonnaises. Après le démarrage du vendredi et la journée du samedi, l’ultime rendez-vous du dimanche sonnera comme un au-revoir pour la plupart des festivaliers. Mais la programmation n’est pas en berne pour autant et jusqu’au bout, le Hellfest saura déchaîner les flammes de l’enfer.

 

hellfest2014

 

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