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Harry Potter et les Reliques de la Mort (2/2) – David Yates (2011)

HP8Seconde partie des Reliques de la Mort : Harry, Ron et Hermione sont plus que jamais engagés dans leur combat final contre Voldemort et ses Mangemorts. Après avoir enfin détruit un horcruxe et fui les geôles du manoir de la famille Malefoy, nos trois adolescents progressent dans leur mission en réalisant un spectaculaire casse chez Gringotts. Désormais en possession d’un nouvel horcruxe, ils savent néanmoins que Voldemort a compris leur stratagème et tentera de protéger le prochain objet maléfique, caché dans les salles secrètes de Poudlard. Une course contre la montre commence alors, Harry Potter et ses amis parvenant à libérer l’école des sorciers de l’emprise des Mangemorts avant même que les séides du sorcier maléfique en entament le siège. Alors que ses amis s’organisent pour un baroud d’honneur, Harry retrouve enfin l’horcruxe tant convoité. Mais le jeune sorcier ignore qu’il en existe d’autres, cachés au plus près de son ennemi … comme de ses amis.

Séance de rattrapage pour ma part, ayant enfin eu l’occasion de visionner le second et ultime chapitre de l’adaptation cinématographique des Reliques de la Mort. Une conclusion qui, lors de sa diffusion en salles en 2011, fut autant attendue que la parution du roman éponyme de J.K. Rowling. Avec ses 1,3 milliards de dollars de recettes mondiales, le film se classe quatrième plus grand succès commercial de l’histoire du cinéma. Autant dire que les histoires du jeune sorcier font office de poule aux œufs d’or à Hollywood, et que la prochaine ponte sous forme de trilogie spin-off me semble déjà assurée d’un futur succès sur grand écran. Mais revenons au dernier volet cinématographique de la série. D’une longueur totale de 4h38, cet ultime chapitre apporté à la saga Potter fut divisé, comme chacun le sait, en deux parties distinctes : la première diffusée à la fin de l’année 2010 et la seconde durant l’été 2011. Sous le prétexte tout à fait valable de ne pas rallonger outre-mesure la séance de cinéma, les producteurs ont surtout trouvé là un magnifique levier commercial, puisque les deux parties cumulent au final plus de 2,2 milliards de dollars de recettes commerciales !

Quant à l’effet de ce découpage sur le déroulement du film, il est plutôt désastreux. Après une première partie s’essoufflant tout du long et portée à l’écran par des acteurs relativement médiocres, nous entamons sans transition une seconde partie sur-vitaminée, où l’intrigue s’enchaîne à un rythme effrénée sans un seul temps mort entre des scènes débordant d’explosions magiques et de créatures fantastiques. Cette avalanche d’effets spéciaux tient visuellement le spectateur comme scotché à l’écran, d’autant plus que les paysages bien trop sombres et ternes créent un contraste démesuré avec le feu d’artifice d’explosions magiques. Harry Potter et les Reliques de la Mort est un film sombre, mais au premier sens du terme. Cela signifie que l’aspect dramatique de la mise en scène tient plus de la pénombre dans laquelle sont plongés les personnages que de l’intrigue trop superficielle ou de l’interprétation déplorable des acteurs. Sans avoir lu le roman, il est plus qu’évident pour le spectateur que, malgré les quelques pertes de personnages secondaires, le scénario s’oriente vers une victoire triomphante de nos héros principaux. Aussi, sans surprises, nos trois adolescents s’agitent dans tous les sens, bénéficient d’une chance insolente à même de rattraper leur désorganisation totale, et parviennent sur quelques coups de poker à vaincre une armée de Mangemorts les surpassant en nombre, en puissance magique et en organisation. Stupéfiante preuve que le Bien triomphe toujours, du moment que le plateau de la balance soit résolument bloqué en sa faveur.

Mais très d’ironie facile. Si Harry Potter et les Reliques de la Mort n’est certainement pas le genre de film capable de séduire le public néophyte, son scénario s’adresse selon toute vraisemblance aux fans, aux vrais, ceux qui depuis le début suivent les aventures du petit sorcier, et qui durant le combat final retiendront leur souffle. Il faut donc une bonne dose de passion pour suspendre son incrédulité face à cette seconde partie, sous peine de railler les moindres défauts de ce blockbuster d’un classicisme navrant. Pourtant, malgré cela, on se surprend à s’émouvoir face à l’attendrissante scène finale de cette saga, et à rêver malgré tout des futures aventures de Potter père et fils. De quoi toucher l’enfant qui sommeille encore en nous. Là-dessus, David Yates et J.K. Rowling nous ont bien eus, ces chenapans !


Bilbo est une fille : la gender fan-fiction au service de l’analyse de l’œuvre

femBilbo1C’est l’histoire de Michelle Nijhuis, une mère lisant Bilbo le Hobbit à sa petite fille de cinq ans. Jusque là, rien de bien insolite de la part d’une maman journaliste scientifique et un peu geek. Seulement voilà, après avoir lu les deux premiers chapitres de l’histoire, notre fillette rêveuse fait remarquer à sa mère que Bilbo est une fille. Michelle la corrige gentiment, émue par l’imagination de son bambin, mais la fillette persiste. Dans son esprit enfantin, Bilbo est définitivement un personnage féminin. Michelle hésite, partagée entre son désir de lire à sa fille une de ses histoires préférées et son attendrissement pour l’imagination débordante de son enfant. Ce que Michelle Nijhuis a alors entrepris est particulièrement intéressant. Concédant un intérêt à ce trait d’imagination enfantin, elle décide de poursuit la lecture de l’œuvre au féminin. Sa petite fille en est enchantée, et notre mère prend goût à cet exercice de genre directement interprété à partir du texte d’origine. Peut-être parce qu’en définitive, l’expérience dépasse le simple plaisir de réécriture.

Coupons court aux mauvaises langues, notre Bilbo féminine s’intègre parfaitement à l’histoire. Elle devient même un personnage fort, humble et pleine d’humour. Chose peut-être encore plus remarquable, le choix de son genre ne heurte en rien le déroulement de l’intrigue, ni ne dénature l’œuvre en elle-même ! Partageant son expérience sur le web, Michelle Nijhuis fait alors bien plus que militer pour encourager les personnages féminins dans la littérature jeunesse. Bien au contraire, son expérience dépasse de loin le simple militantisme féministe. Car en modifiant l’image que nous nous faisons de Bilbo, Michelle Nijhuis a tout simplement défini un rôle particulièrement fort de la fan-fiction : s’approprier l’œuvre, plonger sa propre plume dans ce terreau littéraire et explorer l’univers de son auteur préféré en imaginant des situations alternatives. Ainsi était née « Girl Bilbo », un personnage totalement fan-fictionnel qui connaît chez nos voisins anglo-saxons un réel engouement.

Mais « Girl Bilbo » ne se limite pas à une curiosité du moment au sein des amatrices de cosplay ou de fan-fiction. Son existence fan-fictionnelle est bien plus pertinente que cela. Car cette féminisation de Bilbo amène un constat fondamental : pour bon nombre de récits de fantasy, la question du choix du genre influe-t-elle réellement la qualité du texte ? La fan-fiction devient alors un démarche empirique d’étude du récit. Changer le genre d’un ou de plusieurs personnages ne demande que peu d’efforts de réécriture, mais peut se montrer particulièrement révélateur. Un récit se propose, selon la fantaisie de son auteur, de nous narrer les aventures de personnages aux sexes et genres bien définis. Mais pour que le texte ne souffre pas de déséquilibres sexistes, la réciproque de genre doit pouvoir s’appliquer à n’importe lequel de ces personnages. Par son expérience originale, Michelle Nijhuis en fait la démonstration pour Tolkien. Maintenant que voie étant ouverte, il ne reste plus qu’à explorer d’autres fan-fictions de genres alternatifs. Aussi bien pour le plaisir de revisiter nos œuvres préférées que pour l’analyse littéraire que l’expérience propose.


Nouveautés Champions de Nurgle

J’ai toujours eu un faible pour les serviteurs du Chaos, que ce soit dans les univers Games Workshop ou pour tout autre jeu. Et je dois dire que les nouveaux serviteurs de Nurgle ont de quoi me faire regretter d’avoir vendu ma petite armée de maraudeurs voués à ce Dieu de la Déchéance. En effet, dans le cadre de sa nouvelle version de son célèbre jeu de figurines fantastiques, Games Workshop a retravaillé les miniatures des plus grands Champions du Seigneur de la Peste, et propose une série inédite de figurines jouables pour « Warhammer The End Times  » .

Les plus grands vétérans des guerres chaotiques sont désormais regroupés en unités de Champions. Ceux voués à Nurgle ont pris le nom de Blightkings et constituent un choix de guerriers du Chaos particulièrement endurants pour vos armées. Le kit contient 105 pièces pour monter et personnaliser vos 5 figurines (44 euros). Incroyable révolution chez Games Workshop, il ne vous faudra pas dépenser une somme rondelette pour vous procurer un livre de règles hors de prix afin de pouvoir jouer votre unité : les règles spéciales sont contenues directement dans la notice d’assemblage et dans le White Dwarf n°37.

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Cette nouvelle série de figurines est également accompagnée d’un personnage spécial sous blister. Gutrot Spume est un magnifique Seigneur de Nurgle sculpté selon un look très cthulhesque. Son énorme hache et ses tentacules en font un adversaire aussi repoussant que redoutable. Une belle pièce plastique proposée pour 21 euros. Là aussi, les règles de ce personnage spécial se trouvent dans la notice d’assemblage fournie avec la figurine et dans White Dwarf n°37.

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Enfin, signalons parmi ces  nouveautés l’arrivée de hérauts de Nurgle chevauchant de repoussantes monstruosités ! Marqués par les mutations et dégénérescences de Nurgle, ces anciens mortels sont devenus de terribles combattants prêts à tous les sacrifices pour propager la maladie et la corruption. Ces terribles champions du Seigneur de la Peste évoquent des chevaliers de l’Apocalypse et devraient effrayer votre adversaire … Ces impressionnantes figurines sont disponibles sous forme d’un kit modulable, chaque boîte (60 euros) permettant l’assemblage de l’un des trois personnages plastiques. Les règles de ces hérauts spéciaux sont disponibles dans la notice d’assemblage et dans le White Dwarf n°38.

 

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Tolkien le Maître des Anneaux – Lin Carter

tolkien_carter-essaiLe mois dernier marquait la célébration du centième anniversaire de l’univers tolkienien. Une date pour le peu délicate à fixer, et qui s’appuie selon toute vraisemblance sur la période de rédaction du poème « Le Voyage d’Éarendel » , écrit à la fin de l’été 1914 peu après l’embrasement de la première guerre mondiale. Alors qu’il parvient à alterner entraînement militaire et déroulement de ses études, le jeune Tolkien poursuit la rédaction de ces œuvres premières. De ce terreau fécond naîtra bien plus tard le Silmarillion, mais alimentera également son inspiration lors de la rédaction du Hobbit puis du Seigneur des Anneaux. Lorsque Lin Carter publie, en 1969, son essai consacré à Tolkien et à son œuvre, le professeur est toujours de ce monde. Son succès est encore assez récent, et le travail de Carter se pose en quelque sorte comme précurseur des futures et nombreuses études qui viendront ensuite nous éclairer sur le maître de la high fantasy.

Relire l’essai de Carter présente donc un certain intérêt en cette période de centenaire tolkienien. Paru dans sa version française en 2003 chez Le Pré aux Clercs, cet ouvrage se décline en trois parties assez distinctes ; d’abord une biographie de Tolkien, ensuite un historique de la fantasy dans la littérature, et enfin une analyse des influences de l’auteur dans ses œuvres. Si le découpage semble de prime abord intéressant, il faut cependant préciser que l’ouvrage est aussi bien écrit à la première qu’à la troisième personne : Lin Carter livre avant tout un compte-rendu de sa propre enquête sur Tolkien, et se démarque sensiblement de toute méthode d’analyse universitaire plus conventionnelle. Nous retrouvons donc aussi bien des témoignages directs de Carter, ceux concernant sa rencontre avec Tolkien étant bien entendu les plus pertinents du lot, que des notes de lecture personnelles, et même une conclusion focalisée sur les propres projets littéraires de notre essayiste (!). Autant dire que l’intérêt de ce livre se limite très vite à une rapide première prise en main de l’œuvre de Tolkien, et en aucun cas à une étude objective et complète du maître.

Lin Carter relate cependant quelques détails intéressants sur la biographie de Tolkien et de son œuvre, un des passages les plus truculents à mes yeux étant cette anecdote concernant le succès que connut la trilogie non pas en grand format mais lorsqu’elle fut enfin tirée en format poche : « Le Seigneur des Anneaux n’eut pas un succès formidable en Grande-Bretagne. [...] Bien que la plupart des grandes plumes en eussent abondamment parlé, la trilogie passa relativement inaperçue. Il fallut attendre 9 ans, lors de sa sortie en poche, pour que l’œuvre de Tolkien suscitât l’engouement de millions de lecteurs. Cela s’explique en partie par la différence de prix entre les éditions grand format et les éditions de poche. Il y avait bien un groupe d’admirateurs fanatiques qui possédaient les éditions grand format. Mais rares étaient les lecteurs prêts à payer quinze dollars pour une trilogie d’une longueur rébarbative, imprimée en petits caractères, alors que le même livre était en vente pour moins de un dollar par volume chez tous les libraires. [...] En un rien de temps, la trilogie en poche se vendit mieux que n’importe quel autre titre. » L’anecdote me fait d’autant plus sourire que certains auteurs français de fantasy continuent à défendre mordicus le grand format tout en regrettant de la faible diffusion de leurs œuvres, cherchez l’erreur …

Autre aspect intéressant de cet essai, Lin Carter insiste énormément sur les influences de Tolkien, bien que ses chapitres rédigés à la première personne nous livrent plutôt le récit de ses propres découvertes bibliographiques et écourte considérablement l’analyse de l’œuvre. Parmi les points qu’il défend le plus revient sa réfutation du Seigneur des Anneaux comme roman allégorique. En effet, beaucoup de lecteurs ont cru voir dans la géographie de la Terre du Milieu et le récit épique du combat du bien contre le mal mené par ses héros une allégorie de la seconde guerre mondiale, voire de la guerre froide. La première allégorie étant plus crédible en raison des dates de rédaction du Seigneur des Anneaux (1937-1949) et de l’axe géographique entre la Comté (NE) et le Mordor (SE) comparable à celui reliant le Royaume-Uni à l’Allemagne. Mais comme le rappelle Lin Carter à plusieurs reprises au cours de cet essai, il ne faut pas confondre inspiration et allégorie, et notre essayiste de citer sur ce point la réponse de Tolkien lui-même : « Il n’y a aucune visée allégorique, morale, religieuse ou politique, ni générale ni particulière. [...] Je déteste cordialement l’allégorie, et je l’ai toujours détestée, depuis que je suis assez vieux et méfiant pour détecter sa présence. Je préfère de beaucoup l’histoire, vraie ou fictive« . Tolkien visait plutôt l’écriture d’une mythologie contemporaine inspirée de nombreux textes anciens. Aussi Carter poursuit-il son analyse en détaillant les principales sources d’inspiration de l’auteur, que ce soient l’Edda Poétique, la légende de Siegfried, Beowulf, les mythologies nordiques ou encore les légendes arthuriennes (pour ne citer que ces exemples). Carter reste cependant plutôt vague concernant les influences personnelles de Tolkien, que ce soient son passé de sous-lieutenant durant la première guerre mondiale, sa vision de l’Angleterre urbaine face à l’Angleterre rurale, ou bien tout simplement ses engagements politiques contre le nazisme et le stalinisme exprimés avec fougue dans ses correspondances. On pourra supposer que Carter manquait simplement à cette époque d’éléments d’analyse, tout en notant qu’il se contente plus prudemment de rappeler que pour Tolkien, les expériences personnelles sont un terreau fertile sur lequel les germes de l’inspiration s’épanouissent de bien différentes façons.

Que retenir d’autre de cet essai ? Mis à part les récits personnels de Lin Carter qui n’apportent strictement rien à l’ouvrage, ce « Maître des Anneaux » se présente comme un premier guide à destination du lecteur néophyte, désireux à la fois de mieux cerner ses lectures que la fantasy à laquelle l’œuvre de Tolkien appartient. Son acquisition au détours d’un bouquiniste ou d’un vide-grenier peut donc se révéler une sympathique pioche. Cependant, le manque d’approfondissements et cette détestable alternance de style entre témoignages à la première personne et étude de texte à la troisième personne auront vite fait de lasser les plus férus admirateurs de Tolkien. Ils lui préféreront, non sans raison, d’autres études plus récentes et bien plus sérieuses.

 

Lin Carter, Tolkien le Maître des Anneaux (Tolkien: A Look Behind « The Lord of the Rings », 1969). Traduction : Dominique Haas. Editions Le Pré aux Clercs (2003), 269 p.


Challenge Warmachine #3

L’été s’achève, et le challenge Warmachine aussi ! Vous avez été nombreux sur les réseaux sociaux à suivre ce petit événement, merci à vous pour votre intérêt et vos commentaires. Hier soir, nous entamions la seconde bataille d’entraînement à Sortilèges Nantes. Si la première est un peu passée inaperçue sur ce blog, je n’oubliais pas cette fois-ci de m’équiper de mon appareil photo pour immortaliser les rounds de cette partie endiablée. Ce second rendez-vous était également une bonne occasion de tester mes connaissances sur les règles de base et d’identifier mes faiblesses actuelles, et ma nécromancienne préférée a de ce côté-là encore beaucoup de chemin à faire avant de devenir le plus grand warcaster du jeu !

Premier constat sur les règles, nous avons cette fois-ci bouclé notre partie en 90 minutes avec en gros un kit starter et une boîte d’extension par faction. Le jeu se déroule assez rapidement grâce à son système de base très limpide. Chaque round est divisé en tours par joueurs, durant lesquels il faut s’occuper d’attribuer les points de focus (magie) des warcasters et gérer toutes les actions de chaque figurine ou unité l’une après l’autre. Les cartes de profil permettent de résoudre facilement les tirs et combats. Il faut, d’un jet de dés, dépasser la capacité de défense ennemie en ajoutant à son score sa capacité de tir ou de corps à corps. Puis, force de la figurine et puissance de l’arme s’additionnent pour tenter de dépasser la valeur d’armure de l’adversaire. Les points de dégât générés par cette différence positive sont attribués aléatoirement sur un profil de structure pour les unités motorisées, alors que les warcasters et unités ont un nombre variable de points de vie. Cela signifie qu’à l’exception de la piétaille, il est quasiment impossible de perdre une figurine en une seule attaque ennemie. C’est en quelque sorte l’inverse du système de règles de warhammer.

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Cette philosophie de règles a l’avantage de pousser le joueur à l’action, et non à craindre les armes cheatées du dernier codex d’armée pour warhammer. Le rythme du jeu est plutôt intense, et nécessite de bien gérer ses combinaisons d’action. Durant cette bataille, j’ai pu affronter une nouvelle fois les magnifiques figurines de la Convergence alignées par mon adversaire. En un mot, la Convergence de Cyriss allie capacités technologiques avancées en maîtrise exceptionnelle des points de focus. Elle est donc très polyvalente, notamment en tirs et en réparation. Pour ma part, la faction mort-vivante Cryx bénéficie de l’effet de vitesse et d’une magie basée sur l’affaiblissement et la corrosion. Sur le premier point, j’ai pu détruire un galvanizer et un mitigator en m’appuyant sur la vitesse et la force brute de mes bonejacks et de mon helljack. Mais cela ne suffisait pas. N’ayant pas encore une bonne maîtrise des pouvoirs magiques de ma nécromancienne, j’ai perdu un atout majeur et mon armée a progressivement fondu comme neige au soleil. C’est donc là un point qu’il me faudra corriger au plus vite d’ici le prochain rendez-vous d’octobre.

Au final, ce challenge fut une expérience très positive en tant que wargamer. J’ai pu m’initier à faible coût à Warmachine et constituer une armée entièrement peinte en l’espace d’un été. Enfin, j’ai appris assez vite les règles sans pour autant y consacrer beaucoup de temps (procrastination !) et apprécié un système de jeu qui me convient mieux que warhammer. Bref, c’est un parcours sans fautes pour ce challenge, mission accomplie ! Prochaines étapes : agrandir ma collection de Cryx en priorité, il n’est pas question de prendre une nouvelle faction même si la chose est tentante. Et enfin, se pencher sur les règles de Hordes, la version plus « bestiale » de Warmachine. J’avoue que certaines factions m’ont fait de l’œil en parcourant le site web de Privateer Press. Des heures et des heures de jeu en perspective !

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