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Hordes

hordes_coverSi les lecteurs de ce blog ont déjà eu l’occasion de découvrir le fantastique continent d’Immoren et ses Royaumes d’Acier à travers mes billets consacrés au jeu de figurines Warmachine, je n’avais encore pas eu l’occasion de présenter le jeu complémentaire et néanmoins indépendant de Hordes, nous plongeant cette fois-ci dans les terres sauvages situées à l’est d’Immoren. Annoncé dès 2005 et sorti l’année suivante, ce jeu de figurines de l’éditeur Privateer Press tient d’une idée plutôt brillante : alors que le medieval steampunk de sa gamme pouvait rebuter certains joueurs, pourquoi ne pas proposer une variante plus heroic fantasy et compatible avec Warmachine ?

Le résultat commercialisé tient de loin ses promesses, puisque cinq nouvelles factions sont apparues dans l’univers de Caen : les expansionnistes Skornes, la terrifiante Légion d’Everblight, les sauvages Trollbloods, les druides du Cercle d’Orboros et les mercenaires Séides. Tout ce petit monde s’affronte entre-eux et contre les Royaumes d’Acier grâce à un background aussi riche que captivant. Nous apprenons ainsi que Trollbloods et Orboros doivent lutter pour la préservation de leurs terres et forêts sacrées, qu’un Dragon ancestral sévit au nord et menace de nouveau Immoren, que l’empire Skorne entame son invasion de l’occident en profitant des nombreux conflits ravageant les Royaumes d’Aciers et que le continent tout entier grouille de trésors cachés, de créatures monstrueuses et peuplades sauvages. En avant, fiers guerriers et rusés aventuriers !

Se détachant comme d’habitude de l’imaginaire fantasy classique, Hordes propose des trolls aux allures de guerriers écossais et beaucoup plus attachants que leurs compères tolkienniens, laisse un peu de côté les habituels gobelins et évite les clichés d’elfes sylvains en confiant les forêts à des druides humains. Le Dragon Everblight et sa Légion de créatures monstrueuses évoquent la Roue du Temps de Robert Jordan, ces menaces draconiques planant sur Caen ayant d’ailleurs été largement reprises dans Guild Wars 2 : la ressemblance est vraiment troublante… Seuls les nains et les elfes sont présents de manière relativement classique dans cet univers : ce sont deux factions de Warmachine disposant d’une forte avancée technologique ; les nains interviennent uniquement comme mercenaires mais leurs vastes domaines septentrionaux menacés par Everblight pourraient bien changer la donne. Les elfes d’Ios quant à eux espèrent sauver leur déesse mourante Scyrah en stoppant la progression de la magie humaine. Reste que le royaume d’Ios parvint autrefois à enfermer Everblight avant qu’il ne se libère de sa prison de glace. Les elfes devront également reprendre les armes contre leur ancien ennemi… Autant d’interconnexions entre les factions de Hordes et de Warmachine !

Côté règles, le système du magicien contrôlant ses atouts forts reste de mise. Dans Warmachine, le warcaster est un puissant techno-mage dirigeant les machines magiques appelées warjacks. Il génère du focus, flux magique qu’il attribue aux machines sous son contrôle ou qu’il consomme pour lancer des sorts. Dans Hordes, le warlock possède des points de furie initiaux, mais il n’en générera pas au cours de la partie. Ses warbeasts, par contre, monstres sous son contrôle, génèrent de la furie lorsque leur maître les force à combattre. Le warlock doit drainer cette furie afin d’éviter que ses créatures ne deviennent enragées, tandis que cette puissance magique primale lui servira aussi à alimenter ses pouvoirs magiques ! Comme dans Warmachine, il devient rapidement nécessaire d’utiliser d’autres unités sous peine de saturer les compétences du warlock. Entrent alors en scène tout un choix de troupes ou solos redoutables qui diversifieront les choix stratégiques du joueur.

Côté collectionneur, la boîte de base (95 €) avec deux factions et le livret de règles reste encore très intéressante, puisque permettant d’accumuler deux collections pour joueur débutant à moitié prix. Il est possible également de tout acheter séparément, notamment si l’accumulation d’une seconde faction ne vous intéresse pas spécialement. A noter que comme pour Warmachine, les petites boîtes de battlegroup (45 €) contiennent un livret d’initiation gratuit. Il devient dès lors possible d’acheter deux battlegroups Hordes et Warmachine afin de jouer sans problèmes un affrontement entre ces deux systèmes de jeux. Cela rend vos premiers pas dans cet univers assez libres et ce jeu moyennement onéreux pour un wargame. A noter qu’à titre de comparaison parmi les starters pour novices proposés par les éditeurs de wargames les plus populaires, la boîte de base Star Wars X-Wing coûte 45 € mais ne contient que les règles et trois figurines, tandis que la prochaine boîte de base Warhammer, plus généreuse en figurines et à paraître en juillet, devrait tout de même coûter dans les 140 €. Au vu de la gamme développée par Privateer Press au fil des années, Warmachine/Hordes demeure un jeu particulièrement intéressant pour le collectionneur, tout en assurant un moindre investissement pour le joueur (comptez 150-200 euros pour une armée complète contre 300-500 euros pour une armée complète achetée chez Games Workshop). Rajoutez à cela le background alléchant de cet univers d’Immoren et vous comprendrez qu’en matière de wargame médiéval fantastique, je vous recommande vivement les créations de Privateer Press !


American Gods de Neil Gaiman adapté en série TV !

Excellente nouvelle pour les fans de Neil Gaiman : son roman best-seller American Gods sera adapté en série télévisée ! Le show, co-produit par Bryan Fuller (Hannibal) et Michael Green (The River), n’a pas encore de date de première diffusion et son tournage n’a pas encore débuté. Avis aux acteurs en herbe, le casting de son personnage principal est toujours en cours.

Les fans du roman de Neil Gaiman connaissent bien les aventures de Ombre, ex-taulard à la vie brisée qui se fait embaucher comme garde du corps par l’étrange personnage Voyageur. Ce dernier l’entraîne dans un long périple à travers les Etats-Unis, et notre héros ne tarde pas à découvrir que Voyageur n’est autre que le dieu nordique Odin, qui tente de rallier à sa cause d’autres dieux et personnages folkloriques afin de mener une guerre sans merci aux nouvelles divinités américaines que sont Internet, la télévision ou les médias…

American-Gods

Neil Gaiman lui-même officiera comme producteur exécutif sur ce projet. Très enthousiaste, l’auteur s’est déclaré confiant sur les intentions des scénaristes et a tenu à rassurer ses fans. Pour lui, son « bébé est entre de bonnes mains« . Initialement développé par HBO, la célèbre chaîne de télévision négligea cependant le projet dans les délais impartis par son contrat de licence et perdit toute option dessus. Une aubaine pour ses concurrents FremantleMedia et Starz, qui n’ont pas laissé passer à leur tour l’occasion.

FreemantleMedia est l’un des plus grands producteurs de fictions télévisées au monde, également connu pour ses jeux télévisés et programmes de téléréalité. Cet énorme conglomérat de chaînes et sociétés de production, dont l’actionnaire principal n’est autre que RTL Group, détient aussi près de la moitié du Groupe M6. La firme représente avant tout une imposante puissance de production et de diffusion de programmes télévisés, qui permet d’espérer une diffusion française extrêmement rapide de cette future série TV. Starz, quant à elle, est une chaîne de télévision payante et producteur de séries, concurrente directe de HBO et Showtime. Moins connue en France, la firme produit actuellement la série Outlander, basée sur la série de romans de fantasy historique Le Chardon et le Tartan (Outlander) de Diana Gabaldon. Avec la commande de cette nouvelle série, Starz compte bien devenir un concurrent sérieux face à l’incontournable HBO. Un contrat plutôt de bon augure, puisque chaque partenaire apportera un savoir-faire solide au projet American God. Il ne reste plus qu’à attendre encore quelques mois afin d’en savoir plus…


Le climat de la Terre du Milieu

Vulgariser les sciences climatiques à travers la fantasy, impossible ? La preuve que non, avec ce passionnant travail réalisé par le Pr. Dan Lunt, alias « Radagast the Brown » ! Si l’exercice peut sembler surprenant de la part d’un respectable universitaire, il explore une autre manière d’enseigner les sciences à travers le prisme de la fiction littéraire. Ce surprenant article qui, j’en suis certain, ne manquera pas d’intéresser les hobbits que nous sommes, a également fait l’objet d’une intervention vidéo dans le cadre du Mooc Denial101x de l’Université de Queensland, consacré quant à lui à la réfutation des arguments climato-sceptiques.

Couverture végétale de la Terre du Milieu prédite par modélisation climatique. Crédits : Dan Lunt (2013).

Couverture végétale de la Terre du Milieu prédite par modélisation climatique. Crédits : Dan Lunt (2013).

Les modèles habituellement utilisés pour étudier l’évolution du climat sont ici détournés par Dan Lunt en y introduisant comme données initiales les descriptions apportées par Tolkien dans Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux. Nous apprenons ainsi que la Comté bénéficie d’un climat océanique très proche de celui de l’Angleterre, ou encore que la géographie du Mordor n’est pas pour rien dans l’aridité de ces terres maudites. Il y a forcément quelque chose de particulièrement amusant à l’idée de marier Tolkien et sciences climatiques, mais encore plus encore d’introduire cette audacieuse comparaison dans un cours en ligne destiné à combattre la propagande du lobby climato-négationniste. Surtout lorsque l’on connait le mépris profond de ces idéologues conservateurs envers la contre-culture et les univers littéraires imaginaires !

 


Challenge Warmachine #6

Dans l’épisode précédent, je vous avais promis une présentation de mon petit battlegroup du Protectorat de Menoth. Cette jeune nation, à l’origine une province dissidente du Cygnar, est une théocratie, ou pour mieux dire une « hiérocratie », pour reprendre le terme proposé par le sociologue allemand Max Weber. En effet, les Ménites sont dirigés par des religieux, les Hiérarques, et se doivent de suivre à la lettre les Lois divines de Menoth. Le statut de Protectorat provient de l’ancien traité avec Cygnar, qui garantissait à la province une certaine autonomie mais lui interdisait d’entretenir une armée régulière. Bien entendu, les Hiérarques ne respectèrent pas ce traité, levant secrètement des troupes avant d’appeler à la Guerre Sainte. La population toute entière doit allégeance aux prêtres-soldats, et peut se retrouver mobilisée à tout instant pour servir le clergé de Menoth. Cette croisade contre le continent tout entier a donné un regain de zèle aux fanatiques du Protectorat, pour le plus grand malheur des autres Royaumes d’Acier. Le Cygnar, empêtré dans une guerre de position avec le Khador et en proie aux raids morts-vivants de Cryx, doit maintenir un troisième front le long de sa frontière sud-est avec son ancienne province. Une situation difficile à tenir, alors que les hordes orientales s’apprêtent à déferler sur l’occident d’Immoren.

kreoss

Le battlegroup proposé par Privateer Press contient le « High Exemplar » Kreoss. Ce warcaster est une légende vivante parmi les Ménites. Il faut dire que ses talents magiques sont particulièrement puissants, lui permettant de diriger d’une main de fer ses warjacks tout en repoussant grâce à la seule puissance de sa foi la sorcellerie et les troupes ennemies. J’ai voulu changer du schéma de peinture habituel pour Kreoss en le dotant d’une soutane de moine sous son armure. Pour cela, j’ai peint le tissu dans des teintes marron clair et assombri avec un encrage noisette. Le résultat donne un personnage d’apparence un peu plus « humble » et plongé dans son fanatisme. Bien évidemment, Kreoss ne tend jamais l’autre joue lorsqu’on le frappe.

warjacks_leger_menoth

Kreoss ne combat pas seul, comme vous l’avez deviné. Dans ce starter, il est accompagné de trois warjacks. Les deux premiers modèles légers sont le Repenter, équipé d’un fléau et d’un lance-flammes, et le Revenger, équipé d’une hallebarde et d’un bouclier. Deux warjacks spécialisés principalement dans le corps à corps, le lance-flamme étant une arme à portée réduite qui permettra surtout d’affaiblir les troupes ennemies avant de les charger. Côté peinture, j’ai suivi le schéma classique de Privateer Press à quelques détails près. En effet, je les ai fait un peu plus blancs, et moins bling-bling doré. A noter que l’utilisation d’encrage noisette directement sur les hampes d’armes m’a permis d’obtenir un bel effet sur sous-couche blanche et sans travail éreintant de mise en lumière des motifs répétitifs sculptés.

warjack_lourd_menoth

Enfin, nous avons dans ce battlegroup un warjack lourd : le Crusader. Bien entendu taillé pour encaisser les coups au corps-à-corps, ce « tank » sera utile pour éviter d’engager directement Kreoss contre des warjacks surpuissants. N’oublions pas que dans Warmachine, la mort du warcaster siffle l’arrêt de la partie. Côté peinture, ma méthode est assez simple : je travaille sur sous-couche blanche. Car oui, peindre des pièces en blanc sur une sous-couche noire, c’est un peu idiot. Réalisable, certes, cela peut même donner des résultats intéressants, et je parle en connaissance de cause pour l’avoir essayé avec succès sur des Hauts Elfes de chez Citadel, mais lorsque l’on veut gagner du temps, cela reste tout de même idiot. J’applique ensuite un premier lavis noisette, que je recouvre progressivement une fois sec avec un mélange blanc crème (white skull + dheneb stone en peinture Citadel), puis je m’occupe des parties métalliques. Enfin, je réalise les notes pourpres avec du screamer pink tout en finissant le travail par les croix de Menoth. En cas de besoin, je retravaille les parties claires avec un encrage noisette ou de la base blanc crème. Pour le soclage, j’utilise du sable blond de modélisme ferroviaire. Le résultat est plutôt convaincant, l’esprit de Menoth est bien parmi nous, mes frères. Allons maintenant purger par le fer et le feu quelques infidèles !


Majipoor tome 1 – Le château de lord valentin

majipoor_t1Adaptation BD du célèbre cycle de Robert Silverberg, ce premier tome de la série de Majipoor relève le défi d’adapter ce monument de fantasy et de space opéra. Au scénario, Olivier Jouvray (Lincoln, la revue dessinée, Kia Ora) et au dessin, David Ratte (Mamada, le Voyage des Pères, Toxic Planet). Autant dire que ce sont deux vétérans accomplis de la bande-dessinée qui s’attaquent au monde de Majipoor. L’éditeur Soleil est également un habitué de l’exercice, puisque c’est à lui que nous devons l’adaptation BD de l’Assassin royal de Robin Hobb, là aussi de bon augure au vu de la difficile tâche que représente la mise en planches des six tomes (près de 3000 pages) de la saga.

Sur l’étrange planète de Majipoor où cohabitent humains et une flopée de races extra-terrestres, quatre monarques règnent sans partage. Grâce à l’antique technologie des rêves, ils assujettissent la population et garantissent la paix sociale. Un beau jour, le jeune Valentin s’éveille en pleine campagne, sans aucun souvenir. Dans son errance, il finit par être recueilli par une bande de troubadours. Mais de curieux songes ne cessent de l’assaillir, sans qu’il ne sache qui de la dame de l’île du sommeil ou du roi des rêves les lui envoie. Toujours est-il que le jeune homme tente d’interpréter ses rêves. Il va être aidé par ses compagnons, et ils devront ensemble affronter l’effroyable vérité : Valentin est le Coronal de Majipoor, son seigneur légitime. Mais ce titre lui a été ravi en même temps que son âme fut arrachée de son corps. Quel complot cache ce crime odieux ? Valentin est partagé entre sa nouvelle vie et son désir d’en savoir plus. Heureusement pour lui, face à ses ennemis, il n’est désormais plus seul …

Condensé du premier tome de la saga, il est difficile de lire cette bande-dessinée sans remarquer les simplifications volontaires de ce scénario en 48 planches. Mais malgré les limites de concision imposé par l’exercice, Jouvray et Ratte parviennent à faire ressortir deux aspects essentiels de la saga. D’abord l’univers en lui-même de Majipoor : bariolé, intriguant et exotique. Ensuite les solides relations entre les personnages de la joyeuse bande de Valentin, décrites aussi bien dans les dialogues que dans les attitudes crayonnées. Le défi relevé par nos deux compères est donc plutôt bien réussi, et ce premier tome constitue une excellente porte d’entrée dans le cycle. Une lecture à conseiller dès l’âge de 10 ans, et qui j’en suis certain donnera envie aux lecteurs pré-adolescents de se lancer par la suite dans les romans de Silverberg. Bravo à eux deux pour ce beau travail, qu’il me tarde de poursuivre avec les tomes suivants !

 

Majipoor tome 1 – Le château de lord valentin. Scénario : Olivier Jouvray. Dessin : David Ratte. Editions Soleil (2009), 48 p.


Challenge Warmachine #5

Retour dans les Royaumes d’Acier ! Il est grand temps d’avancer mes Cryx en prévision du prochain événement proposé par Privateer Press : la sortie du supplément Reckoning le 17 juin prochain ! Il faut dire que le synopsis de ce nouveau chapitre de la saga Warmachine donne envie. Les royaumes des Hommes se réunissent dans une alliance désespérée. La menace des armées de Cryx est devenue trop grande. La mort imprègne la région et l’Impératrice Ayn et le Roi Leto décident d’affronter tous les dangers personnellement pour une rencontre au sommet afin de coordonner leur attaque. La Croisade du Nord du Protectorat se joint au Khador et au Cygnar dans une alliance finale des hommes contre les armées infinies du Père des Dragons. Alors que ces armées combinent leurs forces pour expurger le continent des morts-vivants, au cœur des tunnels situés sous le champ de bataille, un soldat Khadoréen se bat pour sauver une des plus grandes légendes de la Mère Patrie.

goreshade

En tant que joueur Cryx, il est donc temps que je lève mes adorables légions morts-vivants pour affronter ces arrogants mortels et leur fragile alliance. J’ai donc recruté Goreshade le Bâtard, un sympathique liche faisant office de warcaster. L’abomination nommée Goreshade fut autrefois connue sous le nom de Ghyrrshyld. Il y a quelques décennies à peine, ce revenant régnait en tant que suzerain humain sur l’une des maisons les plus puissantes du royaume de Ios. Obsédé par le déclin de sa race, il choisit d’endosser la lourde responsabilité de confronter les Iosiens à leur destinée plutôt que de les laisser se voiler la face. Il se consacra alors à de terribles expériences et de sombres rituels pour trouver le salut de ses semblables, mais ses actions horrifièrent le peuple et plongèrent la nation dans la guerre civile. Depuis lors exilé, Goreshade sert Cryx dans une alliance intéressée qui lui permet d’approfondir son étude des arts obscurs. Accompagné du Deathwalker, j’ai voulu forcer le background de cette sinistre compagne en la peignant comme un fantôme verdâtre et fluorescent. Quant à Goreshade, il a eu droit aux couleurs de mon armée, avec un traitement de dégradés verts et jaunâtres pour son sort nécromancien invoqué dans sa main gauche. La figurine est équipée d’une cape que je ne trouve pas très réussie, et que je n’ai pas souhaité monter sur la pièce. C’est sans incidences sur le jeu, donc pas de regrets.

nightmare

Autre acquisition avec un warjack lourd spécial : le Nightmare. il s’agit d’un helljack perfectionné, servant d’acolyte à la redoutable Deneghra. Les yeux malveillants du helljack brillent d’une lueur malsaine quand elle le caresse en lui donnant le nom de sa proie et la manière dont elle doit mourir. Un fois relâché, le Nightmare traque ses victimes comme un chien de chasse spectral, ignorant les obstacles du monde physique. Il se déplace avec la même aisance dans les bois et dans les rues, poursuivant la proie qu’on lui a désignée. La figurine proposée par Privateer Press est magnifique, et qui plus est équipée pour réaliser une petite saynète avec un pan de mur contre lequel se cache une petite fille apeurée. Montage délicat pour ce kit entièrement en métal, mais quel plaisir au final de disposer d’une aussi belle pièce dans ma collection !

stalker

Enfin, dernier ajout à ma collection, un bonejack aussi rapide que discret, le Stalker. Grâce à son blindage sombre qui semble s’évanouir à la lumière, cette création maléfique est presque invisible à distance. Le Stalker se déplace sur ses jambes maigres, mais puissantes, comme un insecte de métal. Aucun obstacle ne le ralentit. Une fois qu’il est à portée de sa proie, il fond sur elle pour l’achever rapidement de ses lames acérées. Ceux qui sont frappés par ces armes mortelles voient leurs défenses arcaniques annulées par le poison nécrotique dont sont recouvertes les lames du Stalker. Montage et peinture extrêmement rapides pour cette petite figurine en métal qui n’en reste pas moins très attirante avec son allure insectoïde. Là encore, il faudra la tester avec Goreshade ou Deneghra en warcaster afin de mieux évaluer dans quelles conditions elle est la plus redoutable.

Mais c’est loin d’être fini ! Je prépare une autre série de figurines Cryx pour achever mon détachement, avec au menu plusieurs suggestions de listes de tournoi à tester. Je ne suis pas un grand compétiteur, plutôt un joueur trop occasionnel pour réellement progresser, mais il me semble intéressant de décortiquer un peu mieux les listes présentées par les joueurs Cryx en tournoi, ne serait-ce que pour mieux manier ma propre collection. Parallèlement, j’ai également peint un détachement du Protectorat de Ménoth, que je vous présenterai dans un prochain épisode, et je commence à rassembler quelques figurines pour Hordes. Ce n’est donc pas demain la veille que je quitterai le continent d’Immoren !