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	<title>Traqueur Stellaire</title>
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	<description>Blog Science-Fiction &#38; Culture</description>
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		<title>Spaceship concept art</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 05:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Notes en vrac]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[space opéra]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour débuter ce week-end, voici quelques illustrations space opera tirées d&#8217;une galerie du site io9.com . Les crédits d&#8217;artistes sont mentionnés sous chaque illustration : &#171;&#160;Dreamscape IV,&#160;&#187; par jamajurabaev, via Deviantart Par Aaron Limonick, via ConceptShips Couverture de magazine par Paul Chadeisson, via son blog Artiste inconnu, via Coolvibe Artiste inconnu, via Coolvibe]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour débuter ce week-end, voici quelques illustrations space opera tirées d&#8217;une galerie du site <a href="http://io9.com/5883940/spaceship-concept-art-gallery-2">io9.com</a> . Les crédits d&#8217;artistes sont mentionnés sous chaque illustration :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7407" title="spaceship1" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship1.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&laquo;&nbsp;Dreamscape IV,&nbsp;&raquo; par jamajurabaev, via <a href="http://jamajurabaev.deviantart.com/gallery/#/d372jvb">Deviantart</a></p>
<p><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7406" title="spaceship2" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship2.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Par Aaron Limonick, via <a href="http://conceptships.blogspot.com/2011/08/spaceship-concept-art-by-aaron-limonick.html">ConceptShips</a></p>
<p><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7405" title="spaceship3" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship3.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Couverture de magazine par Paul Chadeisson, via <a href="http://paoyunsoo.blogspot.com/">son blog</a></p>
<p><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7403" title="spaceship4" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship4.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Artiste inconnu, via <a href="http://coolvibe.com/2010/50-stunning-futuristic-spaceship-deisgns/epic-battlefield-2/">Coolvibe</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7404" title="spaceship5" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/spaceship5.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Artiste inconnu, via <a href="http://coolvibe.com/2010/50-stunning-futuristic-spaceship-deisgns/epic-battlefield-2/">Coolvibe</a></p>
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		<title>Arcanes &#8211; tome 1 : le baron fantôme</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 04:23:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[planete-sf]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne pourrais pas vous dire comment a démarré cette mode des agences secrètes paranormales américaines. Au moins peut-on affirmer que ce genre de scénario mêlant espionnage et fantastique ne date pas d’hier, puisque le présent album chroniqué dans ce billet est paru aux éditions Delcourt voilà près de 14 ans. Le pitch ? Assez simple, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/arcanest1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7393" title="arcanest1" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/arcanest1.jpg" alt="" width="200" height="266" /></a>Je ne pourrais pas vous dire comment a démarré cette mode des agences secrètes paranormales américaines. Au moins peut-on affirmer que ce genre de scénario mêlant espionnage et fantastique ne date pas d’hier, puisque le présent album chroniqué dans ce billet est paru aux éditions <em>Delcourt</em> voilà près de 14 ans. Le pitch ? Assez simple, en fait. Une agence fédérale baptisée Stargate recrute des médiums capables de manipuler le hasard grâce à des jeux de cartes magiques. Les Arcanes de Stargate sont donc des armes redoutables, grâce auxquelles la CIA manipule dans l’ombre la politique étrangère. Seulement voilà, il y a un traître dans l’équipe. Et l’agent félon, enfui dans la jungle amazonienne, fricote désormais avec les narcotrafiquants pour inonder le monde d’une nouvelle drogue, un puissant rétrovirus renvoyant la coke à un vulgaire morceau de sucre.</p>
<p style="text-align: justify;">Walter Ducan est un « valet » dans l’organigramme Stargate. En d’autres termes, c’est un officier ayant atteint le troisième grade d’après le classement des agents selon les figures de cartes à jouer. Comme tous les agents Stargate, il ne tourne plus très rond : souffrant d’une profonde paranoïa, il est à deux doigts de la réforme. Pourtant, c’est à lui que fait appel sa hiérarchie afin de sauver Miss Mood, sa subordonnée et partenaire, disparue en Amérique du Sud lors d’une mission secrète. Walter n’hésite pas une seconde et embarque pour le Guatemala. Sur place, il découvre suite à une attaque musclée qu’il fait l’objet d’une traque de la part d’un mystérieux ennemi. Plus surprenant, les Naguals, rebelles mayas opposés aux agents Stargate, choisissent de s’allier avec lui pour lutter contre cette menace commune. Et si cet ennemi masqué, le kidnappeur de Miss Mood, n’était autre que le Baron Fantôme, notre fameux agent félon tapi au fin fond de la jungle tropicale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup d’action dans ce premier tome, mais peu de choses franchement passionnantes. Le vieux coup de la CIA manipulant en sous-marin la politique sud-américaine pour lutter contre les narcotrafiquants est une ficelle usée jusqu’à la corde. Et un peu de tarot magique n’y apporte pas grand chose. Passé l’engouement pour l’originalité de ces agents « encartés », l’intérêt retombe. Il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait les planches richement dessinées de cette fin d’album, et le dénouement sous fond de complot au sein de Stargate, organisme au passé forcément nauséabond (car une agence fédérale sans passé trouble n’est pas digne de sa réputation, c’est bien connu). Au final, ma lecture ne m’a inspiré qu’une regrettable déception et un certain ennui au fil des pages. C’est assez rare qu’il me faille plusieurs jours pour lire un album BD, je suis d’habitude un client pas trop difficile. Mais impossible de me motiver en parcourant ce tome assez fade. Je passe mon tour pour le reste de la série.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Arcanes, tome 1 : le baron fantôme. Pécau, Campoy, Pignault et Rabarot. Editions Delcourt, août 1998.</em></p>
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		<title>Journal de bord #24</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 04:58:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Bord]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec un peu de retard, voici les liens du mois de janvier. L&#8217;hiver a fini par nous atteindre, et en attendant le redoux de mars, nous grelottons. En ce début d&#8217;année, la blogosphère a repris lentement ses habitudes après s&#8217;être remise des fêtes. La campagne électorale commence à monter en pression, comme j&#8217;ai pu le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/cthulhu_president.png"><img class="alignleft  wp-image-7387" title="cthulhu_president" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/cthulhu_president.png" alt="" width="200" height="200" /></a>Avec un peu de retard, voici les liens du mois de janvier. L&#8217;hiver a fini par nous atteindre, et en attendant le redoux de <a href="http://chroniquesmars.wordpress.com/2012/01/25/warlord-of-mars-cover-3/">mars</a>, nous <a href="http://detoutetderiensurtoutderiendailleurs.blogspot.com/2012/02/quelques-photos-de-la-loire.html">grelottons</a>. En ce début d&#8217;année, la blogosphère a repris lentement ses habitudes après s&#8217;être remise des fêtes. La <a href="http://www.jegoun.net/2012/02/des-referendums-pour-le-lancement-de.html">campagne électorale</a> commence à monter <a href="http://lechemindurayon.blogspot.com/2012/02/mai-2012-et-la-fin-des-blogs-de-gauche.html">en pression</a>, comme j&#8217;ai pu le constater chez les copains blogopolitiques. Côté blogs de l&#8217;imaginaire, le début d&#8217;année est difficile. Les <a href="http://lyonnes.blogspot.com/2011/12/communication.html">Lyonnes de la SF</a> ont tiré leur révérence, et <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2011/11/disparition.html">Arutha</a> semble endormi. Saluons au passage la co-nomination de <a href="http://archeosf.blogspot.com/2012/02/archeosf-et-sur-lautre-face-du-monde.html">Férocias</a> au GPI !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois, donc, deux blogueurs sont nominés à un prix de l&#8217;imaginaire. C&#8217;est une reconnaissance de leur travail accompli, certes, mais aussi un signe de maturité de la blogosphère SFFF. L&#8217;année 2012 verra-t-elle se produire en conséquence des changements radicaux dans notre façon de bloguer l&#8217;imaginaire SFFF ? Les communautés de blogueurs n&#8217;ont cessé d&#8217;enfler grâce à l&#8217;arrivée de petits nouveaux, au point d&#8217;atteindre parfois une taille critique. Les dernières tentatives de webservice à leur attention obtiennent un <a href="http://blog.planete-sf.org/les-bonnes-resolutions-2012-du-blogueur-2/">résultat mitigé</a>. L&#8217;offre ne se révèle peut-être pas assez à la hauteur face à cette voie lactée de blogs si diversifiés. Seul le Prix des Blogueurs <a href="http://planete-sf.org/">Planète-SF</a> me semble être encore assez représentatif d&#8217;une blogosphère indépendante, critique et cherchant à se démarquer des sites et forums communautaires. Mais il n&#8217;est plus possible de regrouper sous la même bannière l&#8217;ensemble des blogueurs de l&#8217;imaginaire, comme le faisaient autrefois les &laquo;&nbsp;webrings&nbsp;&raquo; pour les sites personnels spécialisés. En ce début d&#8217;année 2012, il semble donc s&#8217;accentuer un éclatement de cette cartographie du web de l&#8217;imaginaire en diverses petites structures, selon les affinités de chacun et les objectifs de chaque blogueur. Ce n&#8217;est pas un mal en soit, bien au contraire ! Il faut plutôt y voir un signe supplémentaire de la croissance et du dynamisme de cette blogosphère.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est peut-être temps de proposer à la blogosphère de l&#8217;imaginaire une plus grande diversité de communautés, d&#8217;envisager l&#8217;émergence d&#8217;amas spécifiques de blogueurs, et non plus de résonner en terme de groupe &laquo;&nbsp;unique&nbsp;&raquo; ou pyramidal, comme le font trop souvent les gros sites de blogueurs. Il est peut-être temps d&#8217;imaginer d&#8217;autres ports d&#8217;attache, d&#8217;autres cyber-horizons à explorer, et d&#8217;envisager d&#8217;autres manières de bloguer. Cette idée n&#8217;est pas qu&#8217;une pensée en l&#8217;air. Elle est déjà une réalité en marche ! Les blogueurs ne sont pas des forumeurs. Ils sont bien mieux que cela. N&#8217;étant pas assujettis à un serveur précis, ils sont libres et inventifs. Et c&#8217;est cette croissance dynamique, cette efflorescence émulatrice, qui nous attend pour cette année 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ces belles paroles, je remercie les blogs m&#8217;ayant fait des liens au cours de ce mois de janvier :</p>
<p><strong><br />
</strong><a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/">Le Dragon Galactique</a><br />
<a href="http://efelle.canalblog.com">Les lectures d&#8217;Efelle</a><br />
<a href="http://rsfblog.canalblog.com/">Répertoire de la Science Fiction</a><br />
<a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/">La Grande Bibliothèque d&#8217;Anudar</a><br />
<a href="http://princesse101.typepad.com/">Princesse101</a><br />
<a href="http://homerdalor.blogspot.com/">Homer d&#8217;alors</a><br />
<a href="http://xapur.wordpress.com">Xapur&#8217;s Blog</a><br />
<a href="http://www.variae.com">Variae</a><br />
<a href="http://elc95.blogspot.com">Chez El Camino</a><br />
<a href="http://www.gabale.fr">Le Blog de Gabale</a><br />
<a href="http://detoutetderiensurtoutderiendailleurs.blogspot.com">De tout et de rien, surtout de rien d&#8217;ailleurs</a><br />
<a href="http://www.alter-oueb.fr">Alter Oueb</a><br />
<a href="http://cuicuifitloiseau.blogspot.com/">Les divagations NRV de cui cui fit l&#8217;oiseau.</a><br />
<a href="http://pmdgildan.blogspot.com/">Du petit monde de Gildan</a><br />
<a href="http://100000v.wordpress.com">100 000 V</a><br />
<a href="http://bookenstock.blogspot.com/">Book en Stock</a><br />
<a href="http://mapommedblog.blogspot.com/">Ecume de mes jours</a><br />
<a href="http://hu-mu.blogspot.com">Hugin </a><br />
<a href="http://impromptu.hautetfort.com/">Impromptu</a><br />
<a href="http://epondyle.wordpress.com">Cosmo [†] Orbus</a><br />
<a href="http://chroniquesmars.wordpress.com">Chroniques de Mars</a><br />
<a href="http://szabo.canalblog.com/">Art de l&#8217;imaginaire</a><br />
<a href="http://magmaplasma.blogspot.com/">En direct (ou presque)</a></p>
<p>Liste générée à partir des infos du <a href="http://www.wikio.fr/blogs/top">Top Blog</a> <a href="http://www.wikio.fr/">Wikio</a> par le <a href="http://lolobobo.fr/">Jegounotron</a></p>
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		<title>C.S.A.: The Confederate States of America &#8211; Kevin Willmott (2004)</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 05:22:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[uchronie]]></category>

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		<description><![CDATA[En bonne place parmi les uchronies les plus populaires, les alternatives à la Guerre de Sécession américaine (1861-1865) n’ont de cesse d’attirer la curiosité de tout amateur d’histoire. Cet épisode majeur de l’édification de la nation américaine, aussi traumatisant que fondateur de cette civilisation moderne, a inspiré de nombreuses fictions uchroniques chez les auteurs anglo-saxons. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/CSA_movie.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7377" title="CSA_movie" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/CSA_movie.jpg" alt="" width="200" height="296" /></a>En bonne place parmi les uchronies les plus populaires, les alternatives à la Guerre de Sécession américaine (1861-1865) n’ont de cesse d’attirer la curiosité de tout amateur d’histoire. Cet épisode majeur de l’édification de la nation américaine, aussi traumatisant que fondateur de cette civilisation moderne, a inspiré de nombreuses <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/American_Civil_War_alternate_histories">fictions uchroniques</a> chez les auteurs anglo-saxons. Même Winston Churchill proposa ses réflexions sur le sujet dans un <a href="http://www.jstor.org/pss/4633653">texte</a> resté célèbre. Dans ces conditions, rien d’étonnant que Kevin Willmott, auteur d’un scénario sur l’abolitionniste <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Brown_(abolitionist)">John Brown</a>, décida d’y consacrer un faux documentaire. Mêlant récits alternatifs historiques, bulletins d’information fictionnels et fausses annonces publicitaires, Kevin Willmott propose, durant 89 minutes, une révision complète des 160 dernières années de l’histoire américaine en nous racontant la genèse des Etats Confédérés d’Amérique (CSA). Mais au-delà de l’humour grinçant qui se dégage de ce faux documentaire, le réalisateur ne se borne pas à un simple exercice d’histoire alternative. Il s’évertue à faire ressortir, derrière la parodie de nation confédérée, le racisme latent qui n’a jamais vraiment cessé aux USA.</p>
<p style="text-align: justify;">L’originalité de ce faux documentaire ne tient pas que dans ses séquences fictionnelles et son humour noir. Deux avis d’experts, bien que fictionnels, viennent éclairer le téléspectateur et donner une neutralité nécessaire à l’exercice uchronique : le premier se présente en la personne d’un historien confédéré contemporain, et le second en une historienne afro-américaine canadienne. Mais sur quels points de divergence se base justement Kevin Willmot ? Dans ce faux documentaire, la guerre de sécession éclate alors que les états du nord cherchent à s’approprier les richesses des états du sud. La position abolitionniste de Lincoln reste donc ici anecdotique (historiquement, ce fut son élection sur ce programme qui mit le feu aux poudres). La rivalité économique entre états, autre moteur de division politique au début des années 1860, devient clairement le seul <em>casus belli</em>. Dans ce faux documentaire, le Sud triomphant idéalise le conflit passé comme une lutte pour sa liberté et son droit à la propriété. Durant cette guerre, la Confédération réussit également ses tentatives diplomatiques outre-Atlantique et reçoit le soutien militaire des français et des anglais, permettant au général Lee de gagner la bataille de Gettysburg (1863) puis de prendre Washington. En 1864, la reddition du Général Grant marque la fin du conflit alternatif. Lincoln, en fuite, est capturé et emprisonné, avant d’être exilé au Canada.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la question de l’esclavage perd de son importance dans ce conflit, elle reste toujours un principe fondateur des Etats Confédérés d’Amérique. Le racisme envers les afro-américains peut alors s’y développer ouvertement. Le CSA s&#8217;enfonce sans aucun remord dans la spirale de la ségrégation et de l&#8217;apartheid envers tout individu non-WASP. L&#8217;Eglise, intimement liée à l&#8217;Etat, impose également une répression contre les cultes non-chrétiens et justifie un esclavage de « droit divin ». Avec une nation confédérée aussi fondamentalement raciste, la révision de la seconde guerre mondiale marque un second temps fort de ce faux documentaire tragi-comique. D&#8217;abord sympathisant envers l&#8217;Allemagne nazie, le CSA préfère conserver une attitude neutre lorsque la Solution Finale lui est dévoilée. La guerre n&#8217;éclate donc qu&#8217;avec le Japon, le « péril jaune » à abattre. Comme dans notre réalité le conflit est gagné suite à l&#8217;usage de l&#8217;arme nucléaire. Les Etats Confédérés d’Amérique exportent également leur modèle économique esclavagiste au reste du continent américain, en menant une politique expansionniste contre les nations mexicaines, les Caraïbes et l&#8217;Amérique du Sud. Le rêve d’un « Empire Tropical » des Confédérés voit ainsi le jour dans cette uchronie. On ne peut pas imaginer pire république bananière. Le Canada et l&#8217;Alaska russe restent quant à eux indépendants, mais sont perçus comme des territoires ennemis. La peur des Communistes et des Abolitionnistes bat son plein dans les années 50 : on construit même un rideau de fer pour séparer le Canada &laquo;&nbsp;rouge&nbsp;&raquo; du CSA. Nos états confédérés se présentent donc comme une nation d&#8217;extrême droite esclavagiste, traditionaliste et réactionnaire. A l’opposé, le Canada est dépeint comme un pays progressiste et socialiste. Une contre-culture ne tarde pas d’ailleurs à s&#8217;y développer : des intellectuels et des artistes persécutés comme Elvis Presley y trouveront refuge.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce faux documentaire incite aussi le spectateur à dépasser le cadre purement fictionnel. Au fur et à mesure que Willmot nous présente l’histoire récente des CSA, il apparaît une mise en abîme de plus en plus troublante avec les USA réels. L’idée est progressivement introduite par des parodies et clins d’œil : les marques utilisant l’imagerie raciste du nègre au siècle dernier perdurent toujours, « Gone with the Wind » devient « A Nothern Wind », le sitcom « <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Beulah_(series)">Beulah</a> » est rebaptisé « Leave It to Beulah », l’affaire Lewinsky concerne cette fois-ci une histoire de coucherie inter-ethnique, les Guerres du Golfe et les interventions en Afghanistan sont clairement orientées contre l&#8217;Islam (et non pas le terrorisme religieux) &#8211; le pétrole restant tout de même un trophée de guerre acquis lors de ces « croisades » modernes&#8230; La barrière entre fiction et réalité devient particulièrement ténue. L’humour disparaît au profit de mises en scène choquantes : présentation d’une population noire reléguée à l’état d’objet de labeur, violence lissée d’une société WASP raciste et patriarcale, politique étrangère xénophobe et impérialiste… Rien ne nous est épargné. Après avoir visionné la fictive visite du Chancelier Hitler à Washington, une publicité nous vente les mérites d’une pilule psychotrope pour esclaves récalcitrants. Un flash d’information passe à l’écran suite à des émeutes raciales, que déjà un télé-achat d’esclaves nous invite à acheter de nouveaux serviteurs…. Et ainsi de suite.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’exercice uchronique, Willmot s’évertue à recycler les caricatures racistes du XXème siècle dans son faux documentaire, et suscite ainsi le malaise auprès de ses spectateurs. Car si le Nord a gagné la guerre de sécession, quelque chose de ce CSA fictionnel a perduré dans la société américaine. Pas seulement en raison des agissements revanchards du K.K.K. après-guerre : une atmosphère malsaine, tenue pour romanesque par certains auteurs, peine à se dissiper. Et Willmot s’évertue à dénoncer, par le jeu de l’uchronie, cette question raciale qui ne cesse de se poser aux USA depuis la victoire de l’Union.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="369" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MH58-UN_ANM?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="369" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MH58-UN_ANM?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Les Enfers Virtuels (Tome 1) – Iain M. Banks</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 15:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[planete-sf]]></category>
		<category><![CDATA[space opéra]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveau titre du cycle de la Culture dans la collection « Ailleurs et Demain », les éditions Robert Laffont publient en deux partie la version française des Enfers Virtuels, le dernier-né de la série écrite par Iain Banks (traduction Patrick Dusoulier). Les amateurs de cet univers de space-opéra apprécieront donc de poursuivre avec l’auteur leur exploration de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/enfers_virtuels1_iain_banks.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7373" title="enfers_virtuels1_iain_banks" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/enfers_virtuels1_iain_banks.jpg" alt="" width="150" height="238" /></a>Nouveau titre du cycle de la Culture dans la collection « Ailleurs et Demain », les éditions Robert Laffont publient en deux partie la version française des<em> Enfers Virtuels</em>, le dernier-né de la série écrite par Iain Banks (traduction Patrick Dusoulier). Les amateurs de cet univers de <em>space-opéra</em> apprécieront donc de poursuivre avec l’auteur leur exploration de la Culture, cette énigmatique civilisation galactique aux multiples ramifications. Pour les néophytes cependant, pas d’inquiétude. Ce premier tome ne laisse aucun lecteur sur le quai et n’oublie pas d’introduire auprès des nouveaux venus cet univers fascinant. Maintenant que tout le monde a embarqué à bord du vaisseau galactique, commençons donc notre voyage jusqu’aux <em>Enfers Virtuels</em>, en espérant qu’un tel titre ne nous sera pas de mauvaise augure…</p>
<p style="text-align: justify;">Le pitch de ce nouvel opus entremêle les destins autour d’une question centrale : celle des univers virtuels réservés aux âmes des défunts téléchargées avant leur décès. Chaque civilisation assez évoluée pour acquérir une telle technologie est libre d’interpréter l’éthique de ces univers virtuels à sa guise : mondes paradisiaques, antichambres du Réel ou enfers punissant les mauvaises âmes, il n’y a pas de règle en la matière. D’autres races, quant à elle, restent insensibles à ces technologies préservatrices et continuent à prôner une destruction totale de l’âme au moment du trépas. Les premières ont ainsi bâti pour leurs âmes défuntes de véritables mondes parallèles et s’opposent à ce sujet en deux factions idéologiques : les pro-Enfers et les anti-Enfers. Le débat a rapidement dégénéré, à tel point que la guerre ouverte est à deux doigts d’éclater entre les partisans de chaque camp.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter un conflit galactique dévastateur, les belligérants ont accepté de s’affronter sur des champs de bataille virtuels, et mènent depuis un combat aussi féroce que populaire dans toute la galaxie. Or depuis quelques temps, cette solution est devenue pratiquement intenable, au point que cette guerre pourrait bien déborder sur le Réel… La Culture n’a pas encore pris officiellement parti pour un camp particulier. Comme toujours, l’organisme garde une position neutre et ambiguë sur ce genre de questions. Il n’en demeure pas moins que la Culture penche pour soutenir les anti-Enfer, et que l’idée d’une guerre réelle la répugne au plus haut point. Aussi, lorsqu’un de ses vaisseaux libres s’entiche d’une courtisane-esclave, Lededje, et la réincarne virtuellement après que son maître Veppers, le plus puissant homme du système Sichultien, l’ait tuée sur un coup de sang, la Culture y voit un instrument capable d’accomplir ses propres desseins politiques. Et si la <em>vendetta</em> de Lededje n’était qu’un coup de pion sur l’ échiquier galactique ? Rien de bien étonnant de la part d’une organisation aussi énigmatique que la Culture…</p>
<p style="text-align: justify;">Iain Banks possède son propre style. Mêlant autour de son univers de <em>space opéra</em> les actions à suspens, les scènes crues et les considérations socio-politiques, il botte régulièrement en touche et apporte au lecteur un agréable cocktail d’aventure et de réflexion. Iain Banks ne veut pas seulement distraire le lecteur. Il veut le convaincre de la fascination qu’il éprouve pour son univers. Cette galaxie, aussi vaste qu’ancienne, regorge de races civilisées, de reliques mystérieuses et de strates historiques. Superposez à cela un univers virtuel tout aussi développé, où les esprits téléchargés des morts côtoient les vivants du Réel, quand ils ne se réincarnent pas dans de nouveaux corps, et vous obtiendrez un roman fourmillant de détails. La thématique centrale des <em>Enfers Virtuels</em> pose un large problème éthique. Les civilisations intelligentes ont-elles besoin d’un bâton spirituel pour imposer à leurs semblables d’adopter une conduite convenable de leur vivant ? Et surtout, organiser la torture des âmes des défunts dans des enfers virtuels relève-t-il du service rendu à la civilisation ou du sadisme le plus cruel ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il est – convenons-en &#8211; assez facile d’orienter son opinion en faveur d’une des deux factions engagées dans cette guerre des Enfers Virtuels, et la dimension de la civilisation se substituant au châtiment divin ancre définitivement le récit dans un univers athée, où seule la conscience intelligente est à même de répondre aux questions spirituelles de ces peuples. Mais les apparences peuvent être trompeuses avec la Culture, et la conclusion de ce premier tome nous promet, déjà, de nombreux rebondissements à venir dans ce récit épique. Il ne nous reste plus qu’à y retourner au plus vite, avant que – malheur ! &#8211; les portes des Enfers Virtuels ne se referment devant nous…</p>
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		<title>Stargate Daedalus Battle</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 10:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Video du Dimanche]]></category>
		<category><![CDATA[militaire]]></category>
		<category><![CDATA[space opéra]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste pour se faire plaisir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7LwHmJiWN14?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/7LwHmJiWN14?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: center;">Juste pour se faire plaisir.</p>
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		<title>Seigneur des Anneaux Online #VasesCommunicants</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 05:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xapur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux et Miniatures]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau rendez-vous est apparu sur la blogosphère ! L&#8217;opération Vases Communicants propose aux blogueurs littéraires d&#8217;échanger un texte entre blogs le premier vendredi du mois. Etant plus proche de la catégorie culturelle, j&#8217;ai proposé à un compère blogueur similaire à ma ligne éditoriale d’étrenner ce premier rendez-vous. Xapur s&#8217;est ainsi prêté au jeu, et vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Un nouveau rendez-vous est apparu sur la blogosphère ! L&#8217;opération Vases Communicants propose aux blogueurs littéraires d&#8217;échanger un texte entre blogs le premier vendredi du mois. Etant plus proche de la catégorie culturelle, j&#8217;ai proposé à un compère blogueur similaire à ma ligne éditoriale d’étrenner ce premier rendez-vous. <a href="http://xapur.wordpress.com/">Xapur</a> s&#8217;est ainsi prêté au jeu, et vous propose dans ce billet de découvrir le jeu &laquo;&nbsp;Seigneur des Anneaux Online&nbsp;&raquo; dont il est un fin connaisseur. De mon côté, <a href="http://bibliosff.wordpress.com/2012/02/03/fereus-le-fleau/">ma chronique BD</a> est en ligne sur son blog !</em></p>
<p><em>Vous voulez en savoir plus sur l&#8217;opération Vases Communiquants ? Cherchez #VasesCommunicants sur Twitter et visitez le <a href="http://www.scoop.it/t/les-vases-communicants">scoop-it Vases communicants</a> pour trouver d&#8217;autres textes.</em></p>
<div id="attachment_7356" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/xapur_lotro1.jpg"><img class="size-full wp-image-7356" title="xapur_lotro1" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/xapur_lotro1.jpg" alt="" width="550" height="344" /></a><p class="wp-caption-text">Xapur nous emmène dans la Comté</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le Seigneur des Anneaux Online (alias sdao ou encore lotro = the lord of the rings online) est un MMORPG, un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs, c’est à dire que des milliers de joueurs partagent leur aventure sur un serveur dédié.</p>
<p style="text-align: justify;">Popularisé par World of Warcraft, le genre compte maintenant pléthore de jeux, payantscomme gratuits. Géré par Turbine, un éditeur américain, le jeu est entièrement localisé en français et disponible gratuitement en téléchargement sur le site officiel (www.lotro.fr). Il existe depuis 4 ans, ce qui lui garantit des mécanismes bien rôdés et un contenu très riche.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Seigneur des Anneaux Online se distingue par le fait d’exploiter officiellement une licence basée sur les oeuvres de Tolkien, et sur les films de Peter Jackson. Une grande fidélité qui se retrouve par exemple dans les races jouables: les humains bien sûr, mais aussi les elfes, les nains ou les populaires hobbits.</p>
<p style="text-align: justify;">Les joueurs évoluent dans les paysages du roman, magnifiquement modélisés, vous pourrez ainsi explorer la Comté, voir les trolls qui ont failli manger Bilbo, vous rendre à Fondcombe chez le seigneur Elrond ou encore vous perdre dans les dédales de la Moria&#8230; Un PC modeste suffira à le faire tourner, et vous en aurez plein les yeux sur des configurations plus puissantes, puisque les graphismes sont disponibles en DirectX 9, 10 et même 11 !</p>
<p style="text-align: justify;">Et puisqu’il n’est pas possible que des milliers de joueurs incarnent les personnages centraux des livres, les développeurs ont pensé à une façon astucieuse de faire partie de la grande histoire : une quête épique nous emmène sur les traces de la Communauté de l’Anneau, dont nous croiserons les membres, les défendront ou effaceront leurs traces pour que les Nazguls ne les repèrent pas&#8230; Une façon amusante de retrouver la trame des romans sans pour autant bafouer l’univers.</p>
<p style="text-align: justify;">Au delà du MMORPG classique, lotro est un jeu avec une ambiance particulière. L’un des deux serveurs francophones est un peu plus favorable au jeu de rôle, et il n’est pas rare de voir des joueurs se comporter comme leur personnage, composer de la musique dans la grande salle du Poney Fringant à Bree ou simplement pêcher !</p>
<p style="text-align: justify;">En Terre du Milieu, moins qu’ailleurs, on ressent la pression de monter des niveaux. Chacun joue à son rythme, avec une communauté souvent soucieuse d’aider et respectueuse des autres. Bien sûr, le contenu permet à tous les fans de MMORPG de combler ses attentes, les amateurs de raids y trouveront leur compte, avec des adversaires fabuleux comme des dragons, ou encore un combat contre le dernier boss ajouté récemment, le célèbre Saroumane.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jeu avec un développement permanent puisqu’une grande partie de la Terre du Milieu est déjà couverte, et qu’une extension dévoilera le Rohan un peu plus tard dans l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Seigneur des Anneaux Online fait partie de la catégorie hybryde des free-to-play, des jeux à l’accès gratuit mais où du contenu supplémentaire pourra être débloqué en gagnant des points en jeu, ou en payant selon ses envies. Ceci dit, ce mode de jeu est un excellent moyen de faire un essai gratuitement puisque les premières zones sont entièrement gratuites.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui voudraient ensuite s’abonner, le montant mensuel est de 13 euros par mois, ce qui donne des bonus (plus de personnages, accès à toutes les zones, plus de stockage&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, laissez-vous tenter !</p>
<div id="attachment_7357" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/xapur_lotro2.jpg"><img class="size-full wp-image-7357" title="xapur_lotro2" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/xapur_lotro2.jpg" alt="" width="550" height="321" /></a><p class="wp-caption-text">Les fameux trolls des aventures de Bilbo y sont également présents !</p></div>
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		<title>Triad – David Crosby</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 06:01:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le roman Stranger in a Strange Land (En Terre Etrangère) de Robert Heinlein fut considéré en son temps comme un des livres inspirateurs du mouvement hippie. Et même si cette étiquette laissa l’auteur assez dubitatif, il reste intéressant de rechercher de quelles manières son œuvre influença la culture hippie. Prenons pour exemple musical le titre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le roman <em>Stranger in a Strange Land</em> (<a title="En Terre Etrangère – Robert Heinlein" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/08/en-terre-etrangere-robert-heinlein/">En Terre Etrangère</a>) de Robert Heinlein fut considéré en son temps comme un des livres inspirateurs du mouvement hippie. Et même si cette étiquette laissa l’auteur assez dubitatif, il reste intéressant de rechercher de quelles manières son œuvre influença la culture hippie.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons pour exemple musical le titre &laquo;&nbsp;Triad&nbsp;&raquo;. Certes, ce n&#8217;est pas à proprement parler une chanson purement heinleinienne. Elle fut écrite en 1967 par David Crosby et traite de la cohabitation amoureuse d&#8217;un ménage à trois, dans une vision purement hippie de &laquo;&nbsp;l&#8217;amour libre&nbsp;&raquo;. En cela, David Crosby s’inspire d’une expérience personnelle, mais fut également inspiré par l&#8217;ouvrage de Robert Heinlein, et y fait référence dans ses paroles avec &laquo;&nbsp;sister lovers&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;water brothers&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Triad&nbsp;&raquo; a une histoire mouvementée. D&#8217;abord jouée avec <em>The Byrds</em>, David Crosby se fâcha progressivement avec le reste de la bande au sujet des paroles de cette chanson, notamment avec le leader Roger McGuinn (guitariste) et le bassiste Chris Hillman. Il est probable que &laquo;&nbsp;Triad&nbsp;&raquo; ne fut qu&#8217;un prétexte,  Crosby n&#8217;étant d&#8217;ailleurs plus très fidèle au groupe. Mais après l&#8217;enregistrement du titre en août 1967, les disputes se multiplièrent et débouchèrent deux mois plus tard à l&#8217;éviction de David Crosby du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Crosby donna probablement la chanson au groupe <em>Jefferson Airplane</em>, ce qui explique la présence du titre dans l&#8217;album <em>Crown of Creation</em> (1968). Il réalisa ensuite un enregistrement public de &laquo;&nbsp;Triad&nbsp;&raquo; avec le groupe <em>Crosby, Stills, Nash &amp; Young&#8217;s</em>, disponible dans l&#8217;album <em>4 Way Street</em> (1971). La chanson réapparaît d’ailleurs dès 1987 dans un album d&#8217;archive des <em>Byrds</em> (<em>Never Before</em>) et figure depuis lors dans les best-of consacrés à ce groupe. Mais pour mieux vous familiariser avec cette chanson, je vous propose de découvrir ci-dessous ses paroles et les trois versions successives de son interprétation :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Triad – David Crosby (1967).</strong></p>
<p><em>You want to know how it will be</em><br />
<em> Me and him OR you and me</em><br />
<em> You both stand there your long hair flowing</em><br />
<em> Eyes alive your mind still growing</em><br />
<em> Saying to me&#8211;&nbsp;&raquo;What can we do now that we both love you&nbsp;&raquo;,</em><br />
<em> I love you two&#8211; I don&#8217;t really see</em><br />
<em> Why can&#8217;t we go on as three</em><br />
<em> You are afraid&#8211;embarrassed too</em><br />
<em> No one has ever said such a thing to you</em><br />
<em> Your mother&#8217;s ghost stands at your shoulder</em><br />
<em> Face like ice&#8211;a little bit colder</em><br />
<em> Saying to you&#8211;&nbsp;&raquo;you can not do that, it breaks</em><br />
<em> All the rules you learned in school&nbsp;&raquo;</em><br />
<em> I don&#8217;t really see</em><br />
<em> Why can&#8217;t we go on as three</em><br />
<em> We love each other&#8211;it&#8217;s plain to see</em><br />
<em> There&#8217;s just one answer that comes to me</em><br />
<em> &#8211;Sister&#8211;lovers&#8211;water brothers</em><br />
<em> And in time&#8211;maybe others</em><br />
<em> So you see&#8211;what we can do&#8211;is to try something new&#8211;</em><br />
<em> If you&#8217;re crazy too&#8211;</em><br />
<em> I don&#8217;t really see</em><br />
<em> Why can&#8217;t we go on as three.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="369" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/sgfiN0rbdpI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="369" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/sgfiN0rbdpI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="369" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1Aej9wmoQ7M?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="369" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/1Aej9wmoQ7M?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/I3NwmTo0Prw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/I3NwmTo0Prw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: center;"><em>Merci à RCW pour nos échanges au sujet de David Crosby.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bifrost n°65</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 10:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[planete-sf]]></category>
		<category><![CDATA[revues]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce début d’année 2012, la revue Bifrost consacre son soixante-cinquième numéro à un auteur français hélas trop méconnu de nos contemporains : Christian Léourier. Ayant pour ma part découvert cet auteur en 2010, j’assiste avec plaisir à son retour depuis quelques mois au devant de la scène littéraire de l’imaginaire française, notamment grâce à la réédition de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/bifrost-65.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7342" title="bifrost-65" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/02/bifrost-65.jpg" alt="" width="150" height="210" /></a>En ce début d’année 2012, la revue <em>Bifrost</em> consacre son soixante-cinquième numéro à un auteur français hélas trop méconnu de nos contemporains : <a title="Entretien avec Christian Léourier : sur la route de Lanmeur" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/entretien-christian-leourier-sur-la-route-de-lanmeur/">Christian Léourier</a>. Ayant pour ma part découvert cet auteur en 2010, j’assiste avec plaisir à son retour depuis quelques mois au devant de la scène littéraire de l’imaginaire française, notamment grâce à la réédition de son <em>Cycle de Lanmeur</em> par les éditions <em>Ad Astra</em>. C’est donc comme à mon habitude en raison du dossier central que j’ai choisi de me procurer ce dernier numéro de la revue.</p>
<p style="text-align: justify;">Et j’avoue être un peu déçu. Ce nouvel opus sonne comme un numéro de transition, un peu fade sur les bords, comme si la rédaction retenait son souffle en vue du prochain numéro consacré à l’immense icône Asimov. Cela se ressent dans la taille du dossier central, un certes très long interview de Christian Léourier mais qui n’est complété que par une nouvelle et la traditionnelle liste bibliographique. J’en retiens cependant une belle liste d’ouvrages à rechercher en bouquinerie, et je ne désespère pas de trouver un exemplaire de ce fameux essai sur l’origine de la vie qu’il publia au terme de ses études de philosophie. Les <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2012/01/bifrost-numero-65.html">nouveaux lecteurs</a> de Christian Léourier pourront fort heureusement prolonger leur découverte de l’auteur avec le premier tome du <em>Cycle de Lanmeur</em>. Poursuivons cependant avec un sujet qui fâche : les nouvelles. Mis à part celles de Christian Léourier (« La source ») et d’Eric Brown (« Essai à froid »), de bonne facture et captivantes, je me suis profondément ennuyé sur celles de Nina Kiriki Hoffman (« L’avenir du Marché des Souvenirs ») et de Thierry di Rollo (« L’éclaireur »). Rien de personnel, rassuez-vous, juste un profond désintérêt. J’en suis navré.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté chroniques et rubriques habituelles, j’ai toujours autant de plaisir à faire mon marché dans les critiques littéraires. Ma carte bleue en pâtira une fois de plus. <em>La chandelle de maître Doc’Stolze</em> permettra aux retardataires comme moi de prendre connaissance des nouvelles et dossiers de revues spécialisées consacrés à la SF belge. Surprise au sommaire : le plus fameux morceau de ce numéro 65 reste certainement le tout nouveau rendez-vous <em>Paroles de libraire</em>, dont Christophe Coquelet de la librairie les Quatre Chemins essuyait les plâtres. Une très belle initiative, que j’espère retrouver avec impatience lors d&#8217;épisodes peut-être consacrés à des librairies comme L’Atalante (Nantes) ou Gwalarn (Lannion). Roland Lehoucq revient dans sa chronique sur <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2012/01/bifrost-65-christian-leourier.html">la fin du monde</a>, prévue selon les gogos du web pour le 21 décembre prochain. Les amateurs de sciences se régaleront du démontage en règle de la filière « neutrino » censée donner du crédit à la bouse infâme « 2012 » d’Emmerich. Un régal. Enfin, mon mauvais côté (ou face obscure) reste déçu par les Razzies 2012, assez mous dans l’ensemble, donnant plutôt dans le service minimum. Est-ce un premier signe de vieillesse ?</p>
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		<title>Le chant du barde – Poul Anderson</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Poul Anderson fut, pendant plus de quarante ans, un auteur particulièrement mal-aimé en France. Rangé avec Robert Heinlein bien au fond du placard des « réacs », l’auteur fut systématiquement démoli par la critique et trop souvent boudé par les éditeurs. A tel point que si personne n’avait lu Poul Anderson, tout le monde s’accordait pour « dénoncer en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/chant-barde-poul-anderson.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7331" title="chant-barde-poul-anderson" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/chant-barde-poul-anderson.jpg" alt="" width="150" height="221" /></a>Poul Anderson fut, pendant plus de quarante ans, un auteur particulièrement mal-aimé en France. Rangé avec Robert Heinlein bien au fond du placard des « réacs », l’auteur fut systématiquement démoli par la critique et trop souvent boudé par les éditeurs. A tel point que si personne n’avait lu Poul Anderson, tout le monde s’accordait pour « dénoncer en chœur ses écrits fachos ». La rumeur fut tenace, alimentée par une tradition française d’incompréhension hautaine des Etats-Unis. Et comme le rappelle Xavier Mauméjean dans son vibrant plaidoyer en faveur du Chant du barde (<em>Bifrost</em>, n°61), s’il n’y avait pas eu les éditions <em>l’Atalante</em> et <em>Le Bélial’</em>, Poul Anderson n’aurait pas été sorti du « placard à fachos » de sitôt…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comment réhabiliter un auteur de science-fiction injustement démoli par près d’un demi-siècle de rumeurs ? En publiant une anthologie démontant de manière irréfutable les calomnies. C’est l’exercice auquel se prêtent les éditions du <em>Bélial</em>’ avec ce recueil de neuf nouvelles (dont 6 récompensées par un Prix Hugo) présentées par Jean-Daniel Brèque, spécialiste éclairé de l’œuvre de Poul Anderson. Le résultat est brillant, et mérite de revenir en détails sur ces textes majeurs de la bibliographie de l’auteur américain.</p>
<p style="text-align: justify;">« Sam Hall », nouvelle faisant écho à une chanson traditionnelle américaine, fut écrite par Poul Anderson au début des années 50. Alors fasciné par les premiers « ordinateurs » géants, il imagine un monde futuriste totalitaire où le contrôle des individus se fait par leur fichage complet, mis à jour en permanence par des systèmes de cartes perforées. Le héros de « Sam Hall » est en charge de l’ordinateur central, un immense complexe stockant l’intégralité des données sur chaque citoyen. S’amusant à introduire dans la mémoire centrale le personnage fictif de Sam Hall comme fichier fantôme, il en fait rapidement une sorte de justicier masqué, et entraîne sans le vouloir le renversement du régime ! Un texte intelligent et bien renseigné sur l’informatique balbutiante de cette époque, qui relate non sans ironie comment un système totalitaire en vient à s’auto-détruire sans le savoir !</p>
<p style="text-align: justify;">« Jupiter et les centaures » pourrait faire partie de ces nouvelles inspiratrices de Cameron pour son « Avatar ». Afin d’explorer Jupiter, les scientifiques ont développé une forme de vie humanoïde synthétique contrôlée par la pensée depuis une station orbitale. Anglesey, un biophysicien rendu invalide par un terrible accident, manipule la créature nommée Joe, premier humanoïde synthétique à parcourir la surface jovienne. Mais la machine permettant d’assurer le contrôle psychique de Joe a des ratés. Qui est à l’origine de ces pannes ? Joe ou Anglesey ? Bâtie autour du rêve d’exploration de mondes vierges exotiques et du besoin d’évasion d’un lourd handicapé, cette nouvelle a certes mal vieillie sur le plan scientifique. Mais sa puissance narratrice et ses personnages n’ont pas pris une ride, bien au contraire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/F-SF-1971-special-poul-anderson.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-7336" title="F-SF-1971-special-poul-anderson" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/F-SF-1971-special-poul-anderson.jpg" alt="" width="150" height="224" /></a>« Long cours » valut à Poul Anderson le premier de ses sept Prix Hugo (1961). Sur un monde lointain, jadis colonisé par l’homme, des explorateurs rejouent la découverte d’un nouveau continent bien au-delà d’un océan gigantesque. Passé l’inévitable choc des civilisations, nos explorateurs apprennent des autochtones que l’île principale de ce royaume abrite un vaisseau spatial, appartenant à la mythologique race ancestrale. Il se joue alors à la fois une quête des origines de toute une humanité perdue, mais également une rivalité politique entre les seigneurs autochtones et Rovic, le capitaine de l’expédition. Quelle décision prendra notre nouveau Colomb ? Poul Anderson s’amuse des chocs culturels subis par ses personnages au niveau individuel comme collectif : les autochtones découvrent non sans crainte la caravelle des explorateurs, l’équipage du capitaine Rovic s’émerveille face au vaisseau spatial du visiteur. Il en tire un récit captivant, dont la conclusion laisse la voie libre à la liberté d’action de ses personnages plutôt qu’à une quelconque pensée morale.</p>
<p style="text-align: justify;">« Pas de trêve pour les Rois ! », qui valut un second Hugo (1964) à son auteur, déclencha lors de sa parution en France dans les années 60 une vive polémique. Basée dans un futur post-apocalyptique, cette nouvelle s’évertue à combattre l’oppression psychologique d’un groupe déterminé à priver le peuple américain de sa propre liberté de gouvernance. Cette nouvelle tient donc pour beaucoup du rejet de l’impérialisme établi au détriment du droit à la souveraineté des peuples. Il est donc amusant de noter que ce texte valut à Poul Anderson – aussi en raison d’autres éléments venus chagriner les éditeurs français – cette étiquette (contradictoire ?) de réactionnaire qui le suivit pendant plusieurs décennies. Peut-être faut-il voir dans ces anciennes critique le fait que cette nouvelle nous narre une contre-révolution, basée sur le refus d’un changement de société et le retour vers une situation passée présentée comme plus acceptable. Pris au pied de la lettre, un tel synopsis a des points communs avec une pensée réactionnaire. A la différence que le régime combattu souhaite mener une politique belliciste d’annexion des autres peuples, là où les contre-révolutionnaires priment le pacifisme, la souveraineté de chaque peuple et leur entente cordiale. Dans ces conditions, est-ce un discours si négatif que cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">« Le Partage de la Chair » (Prix Hugo 1969) se focalise sur la question de l’humanité, en explorant un des tabous de nombreuses cultures : le cannibalisme. Pour l’occasion, Poul Anderson reprend l’idée d’une diaspora dispersée à l’échelle galactique et imagine la reprise de contact entre chaque monde. Une de ces expéditions connaît un incident fâcheux lorsqu’un de ses scientifiques est tué et mangé par un autochtone. La femme de ce scientifique, issue d’un monde barbare, exige d’exercer sa propre vengeance selon la charte fédératrice de l’Humanité en vigueur. Elle se retrouve ainsi sur ce monde, engagée dans une traque à mort du cannibale… Mais la nouvelle ne se limite pas à ce récit sanglant d’aventure. Rapidement, Poul Anderson révèle comment le cannibalisme est devenu une pièce maîtresse de ce monde, aussi bien pour les peuples civilisés que pour les sauvages que son héroïne doit traquer. Poul Anderson dépasse les arguments socio-culturels, et va jusqu’à imaginer que ce cannibalisme soit devenu une étape biochimique indispensable au cours du développement des individus mâles. C’est une explication fine, qui plonge jusqu’à l’intimité d’un comportement profondément ancré dans notre dégoût collectif. Au final, la nouvelle explore d’une manière inattendue la notion d’humanité en s’inspirant d’un de nos plus vieux tabous.</p>
<p style="text-align: justify;">« Destins en chaîne » est né d’un jeu d’écriture, à partir d’un prologue de l’écrivain Keith Laumer, comme nous l’explique Jean-Daniel Brèque en guise de présentation. Poul Anderson profita de l’occasion pour rendre hommage à P.K. Dick (ou le charrier, ce dernier ayant narré les aventures d’un Poul Anderson fictif enlevé par des voyageurs temporels dans « Waterspider » ). Le style et l’univers psychologique de la nouvelle sont donc très dickiens. Cette nouvelle n’a cependant pas fait des étincelles lors de ma lecture. J’avoue avoir apprécié l’hommage mais m’être ennuyé ferme en la lisant. Je préfère de loin lire un bon vieux <em>Dick</em> écrit par <em>Dick</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/poul-anderson-the-queen-air-darkness.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7334" title="poul-anderson-the-queen-air-darkness" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/poul-anderson-the-queen-air-darkness.jpg" alt="" width="150" height="252" /></a>« La Reine de l’Air et des Ténèbres » (Prix Hugo 1971) rattrape heureusement ma précédente mauvaise impression. Sur un monde dont la colonisation est encore récente, les colons sont en proie à d’inexplicables disparitions d’enfant à l’orée des zones habitée. Au-delà des ultimes villages et avant-postes, s’étend une vaste forêt sauvage, dont les fermiers installés à sa lisière prétendent qu’elle est habitée par le « petit peuple ». Qui sont ces êtres, dont les descriptions qu’en font les ruraux évoque les esprits sylvestres de la mythologie celtique terrestre ? On ne peut s’empêcher de penser, à la lecture de cette nouvelle, au <em>Songe d&#8217;une nuit d&#8217;été</em> de William Shakespeare. Ici, l’opposition entre les plaines colonisées et les forêts hantées de ces curieux aliens fait écho à l’antonymie entre le jour et la nuit de la comédie shakespearienne. Enfin, le fameux détective privé Sherrinford se réclamant de la descendance d’un célèbre enquêteur d’avant l’ère spatiale vaut absolument le détours. Une très bonne nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le chant du barde » (Prix Hugo et Nébula 1973), titre-phare de ce recueil, se présente une nouvelle particulièrement poétique, bâtie sur le songe d’un sombre futur où la machine a dupé l’homme. La référence au mythe d’Orphée y est omniprésente. Comme le héros mythique, le harpiste souhaite retrouver son épouse, décédée après avoir été mordue par un serpent. Mais le dieu des Enfers n’est autre qu’un super-ordinateur, régissant la planète toute entière, et faisant croire aux dociles humains qu’il les réincarnera après leur mort. Tout comme Orphée, notre harpiste ne revient pas des Enfers avec sa Eurydice. Et après ce cuisant échec, il tente de monter les hommes contre le dictateur de silicium. Poul Anderson prend d’ailleurs parti dans la légende grecque et attribue à son harpiste un des destins supposés d’Orphée. A vous de lire cette nouvelle pour découvrir lequel !</p>
<p style="text-align: justify;">« Le jeu de Saturne » est une nouvelle bien plus tardive dans l’œuvre de Poul Anderson. Curieux texte d’apparence assez morne, l’intrigue met en scène l’arrivée d’un vaisseau spatial à voile solaire dans la banlieue de Saturne après 8 ans de voyage. Ses passagers débutent alors un vaste programme d’exploration des lunes Japet et Titan. L’ennui du voyage a été progressivement comblé par un jeu de rôles proche de l’improvisation théâtrale permanente, reconfigurant les rapports sociaux entre membres de l’équipage dans une dimension virtuelle. Ce qui ne devait être au départ qu’un simple loisir se révèle une passion destructrice pour beaucoup, et dissipe énormément les astronautes en mission à la surface de Japet… Au point que l’accident devient inévitable. L’inclusion d’un jeu de rôle <em>fantasy</em> dans cette nouvelle de <em>space opera</em>  a quelque chose d’anachronique, et Poul Anderson s’amuse visiblement beaucoup avec ce contraste. Reste que cette description d’un loisir aliénant, ôtant toute capacité de concentration aux astronautes partis en mission, laisse perplexe. Faut-il y voir, comme Jean-Daniel Brèque, une allusion aux médias de masse et à l’abrutissement qu’ils génèrent ? Possible, mais là encore, point d’attitude réactionnaire. Juste une raillerie face à ces ennemis déguisés embourbant nos esprits. A coup sûr, une nouvelle à plusieurs niveaux de lecture particulièrement visionnaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Recueil captivant et particulièrement étoffé, le <em>Chant du Barde</em> a toutes les qualités pour réhabiliter Poul Anderson auprès du public français. Gageons que ce retour sur des bases assainies sera l’occasion d’une redécouverte de cet auteur américain – en attendant la traduction inédite de <em>Tau Zéro</em> chez <em>Le Bélial’</em> par Jean-Daniel Brèque courant juin 2012.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une lecture commune avec</strong> <a href="http://efelle.canalblog.com/">Efelle</a>.</p>
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		<title>Que pense Alan Moore du mouvement Occupy ?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 06:12:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, je chroniquais l&#8217;adaptation cinématographique de V pour Vendetta, d&#8217;après la BD &#8211; et malgré l&#8217;opposition &#8211; d&#8217;Alan Moore. Mais que pense l&#8217;artiste de la récupération de son univers par les militants des &#171;&#160;Occupy movements&#160;&#187; ? Channel 4 News nous propose un petit reportage (en anglais) dans lequel Alan Moore part [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a quelques semaines, je chroniquais l&#8217;adaptation cinématographique de <em><a title="V pour Vendetta – James McTeigue (2006)" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/v-pour-vendetta-james-mcteigue/">V pour Vendetta</a></em>, d&#8217;après la BD &#8211; et malgré l&#8217;opposition &#8211; d&#8217;Alan Moore. Mais que pense l&#8217;artiste de la récupération de son univers par les militants des &laquo;&nbsp;Occupy movements&nbsp;&raquo; ? <em>Channel 4 News</em> nous propose un petit reportage (en anglais) dans lequel Alan Moore part à la rencontre du mouvement.</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FumNSfY7SfI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/FumNSfY7SfI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Un candidat à la primaire républicaine promet la Lune aux américains</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 05:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scientifiction]]></category>
		<category><![CDATA[Lune]]></category>
		<category><![CDATA[NASA]]></category>
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		<description><![CDATA[Distancé par son concurrent Mitt Romney, le candidat républicain Newt Gingrich multiplie les effets d’annonce pour sauver sa campagne. Au point de carrément promettre aux américains l’installation d’une base permanente sur la Lune d’ici 2020 ! Ce n’est pas la première fois qu’un candidat lance l’idée d’un retour vers la Lune. Et le Président George W. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Distancé par son concurrent Mitt Romney, le candidat républicain <a href="http://www.rue89.com/2012/01/27/newt-gingrich-veut-aussi-etre-president-de-la-lune-228791">Newt Gingrich</a> multiplie les effets d’annonce pour sauver sa campagne. Au point de carrément promettre aux américains l’installation d’une base permanente sur la Lune d’ici 2020 !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la première fois qu’un candidat lance l’idée d’un retour vers la Lune. Et le Président George W. Bush l’avait lui aussi évoqué en son temps. Mais la situation économique des Etats-Unis et le retrait des navettes spatiales ont forcé le Président Barack Obama à <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/02/barack-obama-renonce-a-la-lune/">revoir à la baisse</a> les objectifs de la NASA, misant plutôt sur l’aide du secteur spatial privé afin de proposer de nouveaux vaisseaux habités et de progressivement envisager une mission spatiale humaine vers Mars pour l’horizon 2030.</p>
<p style="text-align: justify;">Seulement voilà, promettre la Lune a son petit quelque chose de Kennedy, et pour un candidat distancé comme Newt Gingrich, l’annonce donne plutôt des ailes. D’autant plus qu’après son succès électoral en Caroline du Sud, Gringrich est passé du rang de « politiquement mort » à celui « d’étoile montante ». De quoi envisager un programme spatial ambitieux, non ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais laissons là les déclarations tonitruantes aux candidats républicains. D’ailleurs, eux-même sont passés à autre chose et les deux favoris s’étrillent désormais sur l’épineuse <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/27/01003-20120127ARTFIG00174-gingrich-et-romney-s-echarpent-sur-l-immigration.php">question de l’immigration</a>. Revenons plutôt à l’idée d’une base permanente sur la Lune. La NASA n’a pas attendu la venue d&#8217;un candidat républicain en mal de reconnaissance pour s’intéresser à la question, et prévoyait déjà d’installer le premier avant-poste lunaire à la suite du programme Apollo. Pourquoi s’installer sur la Lune ? Outre le défi humain et technologique, trois arguments de poids reviennent fréquemment : la Lune serait le premier pas vers Mars ; l’installation d’observatoires astronomiques notamment sur sa face cachée révolutionnerait la science ; l’exploitation de <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2009/11/lune-et-helium-3-la-source-d%E2%80%99energie-du-futur/">l’hélium-3</a> représenterait une source d’énergie exportable sur Terre. En tout, la NASA affiche <a href="http://www.nasa.gov/pdf/163560main_LunarExplorationObjectives.pdf">181 bonnes raisons</a> de retourner sur la Lune.</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi rêver, même si deux obstacles majeurs s’opposent à un tel objectif. Tout d’abord, la technologie est-elle encore disponible ? La NASA avoue du bout des lèvres avoir quelques difficultés avec son programme de retour habité vers la Lune, et la création d’une base permanente nécessite l’envoi d’un mécano géant plus complexe et plus difficile à installer que l’ISS. Le programme de Gringrich, qui se cale sur celui de G.W. Bush, est bien trop ambitieux en si peu de temps. Les échéances ne pourraient certainement pas être <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2009/10/retour-sur-la-lune/">tenues par la NASA</a>… D’autant plus qu’à l’obstacle technique se rajoute le coût financier, <em>astronomique</em>, de l’installation puis de l’entretien d’une telle base lunaire. A moins de ne trouver un moyen d’amortir au plus vite les coûts, le projet ne décollera jamais. Certains parlent déjà de tourisme spatial, même si la solution peut laisser sceptique. L’investissement lunaire sera certainement amorti par les bénéfices considérables qu’un secteur minier et touristique pourront dégager, mais le délais avant de devenir rentable reste considérable. Et en cette période de repli économique, investir sans limites pour penser à l’après-lendemain n’est pas à l’ordre du jour.</p>
<div id="attachment_7304" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/bigelowbase.jpg"><img class=" wp-image-7304 " title="bigelowbase" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/bigelowbase.jpg" alt="" width="520" height="362" /></a><p class="wp-caption-text">Une maquette d&#39;une future base lunaire projetée par la société privée Bigelow Aerospace</p></div>
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		<title>Les bactéries à l&#8217;arsenic de la NASA se font plomber par une nouvelle étude !</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 10:56:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scientifiction]]></category>
		<category><![CDATA[biologie]]></category>
		<category><![CDATA[exobiologie]]></category>
		<category><![CDATA[NASA]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous souvenez-vous de l&#8217;annonce fracassante d&#8217;une forme de vie bactérienne capable de substituer le phosphore par l&#8217;arsenic dans ses biomolécules? L&#8217;étude réalisée par la NASA (Wolfe-Simon et al., 2010), qui avait fait l&#8217;objet d&#8217;une vive polémique après sa parution, sera peut-être au final bonne à jeter aux orties. En effet, la microbiologiste et blogueuse Rosie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous <a title="NASA : la bactérie qui rêvait d’arsenic" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/12/nasa-bacterie-arsenic-decouverte/">souvenez-vous</a> de l&#8217;annonce fracassante d&#8217;une forme de vie bactérienne capable de substituer le phosphore par l&#8217;arsenic dans ses biomolécules? L&#8217;étude réalisée par la NASA (Wolfe-Simon <em>et al</em>., 2010), qui avait fait l&#8217;objet d&#8217;une vive polémique après sa parution, sera peut-être au final bonne à jeter aux orties.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la microbiologiste et <a href="http://rrresearch.fieldofscience.com/">blogueuse</a> <a title="Des bactéries à l’arsenate à l’open research" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/09/bacteries-arsenate-open-research/">Rosie Redfield</a> (Université de Colombie Britannique, Vancouver) a mené avec ses collaborateurs une <a href="http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=study-fails-to-confirm-existence">contre-étude complète</a> sur ces fameuses bactéries GFAJ-1 prélevées par Wolfe-Simon dans le lac Mono, en Californie. Et d&#8217;après les premiers résultats qui ont filtré, il s&#8217;avère qu&#8217;aucune bactérie n&#8217;est capable de croître de manière conséquente en absence totale de phosphore. Toute culture microbienne réalisée en présence d&#8217;arsenic nécessite un petit apport initial de phosphore pour croître correctement. Marshall L. Reaves, doctorant à l&#8217;Université de Princeton (New Jersey) et collaborateur de Rosie Redfield, s’est pour sa part intéressé à la composition chimique de l&#8217;ADN de ces bactéries cultivées en présence d&#8217;arsenic, autre point de controverse. Et contrairement à l&#8217;étude de la NASA, il n&#8217;a pas trouvé la moindre trace d&#8217;arsenic dans leur ADN.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles réponses donneront les défenseurs de Wolfe-Simon à cette contre-étude ? Certainement considèreront-ils que ces résultats négatifs sont dus à la présence de phosphore dans le milieu de culture. Wolfe-Simon et ses collaborateurs avaient quant à eux annoncé une culture réussie de la bactérie en présence seule d&#8217;arsenic. Ce genre de réponse serait plutôt malhonnête, puisque la plupart des critiques postées suite à la publication de l&#8217;article de la NASA pointaient du doigt une possible carence en phosphore incomplète des bactéries ! Au contraire, les résultats de Redfield et de ses collaborateurs tendent plutôt à démontrer que GFAJ-1 est arsenic-tolérante, mais en aucun cas capable de se passer totalement de phosphore !</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point critiquable, l&#8217;empoisonnement à l&#8217;arsenic se manifeste biochimiquement par une substitution du phosphate de l&#8217;ATP avec cet atome (formation d’adenosine-5’-diphosphate-arsenate). Il est donc étonnant qu&#8217;aucun de ces nucléotides ne présente d&#8217;arsenate dans les travaux de Redfield et Reaves. Est-ce un point critiquable ? Pas si sûr. Lors de l’incorporation de l&#8217;arsenic dans les nucléotides, il se produit la réaction biochimique suivante : ADP (adénosine diphosphate) + Arsenate = Adenosine-diphosphate-Arsenate (<a href="http://www.jbc.org/content/256/12/5981.long">Gresser, 1981</a>). Or lors de la réplication de l&#8217;ADN, le nucléoside triphosphate (adénosine triphosphate ou autre) réagit avec l&#8217;extrémité 3&#8242; -OH d&#8217;un brin d&#8217;ADN pour s&#8217;y fixer directement par le phosphore accolé au nucléoside. Les deux autres phosphates sont alors éjectés sous la forme PPi (pyrophosphate inorganique). Or, dans le cas de l&#8217;adenosine-P-P-As, c&#8217;est le motif -P-As qui va être éjecté ! Dans ces conditions, l&#8217;arsenic ne sera incorporée dans l&#8217;ADN qu&#8217;à condition que la bactérie puisse croître uniquement en présence d&#8217;arsenic et sur plusieurs générations (pour &laquo;&nbsp;diluer&nbsp;&raquo; significativement le phosphore déjà métabolisé dans les nucléotides avec un pool conséquent d&#8217;arsenic&#8230;). Or Redfield et ses collaborateurs ont montré que la bactérie GFAJ-1 ne pouvait quasiment pas croître uniquement en présence d&#8217;arsenic !</p>
<p style="text-align: justify;">Le mystère des brins d’ADN incorporant de l’arsenic reste une énigme de l’étude de Wolfe-Simon <em>et al</em>. Comment justifier son absence même fortuite dans les résultats de Reaves ? Il reste cependant difficile de prouver qu’aucun atome d’arsenic n’ait été assimilé dans l’ADN de GFAJ-1, et les résultats de Reaves et de Redfield ne permettent pas de le conclure avec une totale certitude. Cependant, Wolfe-Simon émet l’hypothèse que les brins d’ADN présentant de l’arsenic pourraient être moins stables, et que leur séparation par centrifugation sur un gradient de chlorure de césium les renverrait à des bandes de très petit poids moléculaire difficilement discernables. Or Reaves ne s’est pas contenté d’analyser en spectrométrie de masse les bandes d’ADN les plus nettement séparées par centrifugation, il s’est appliqué à analyser tout l’ADN purifié sur gradient CsCl. Mieux encore, Redfield a comparé les tailles des brins d’ADN de bactéries cultivées avec ou sans arsenic après centrifugation sur gradient CsCl, et n’ a trouvé aucune différence. Pour Redfield, l’erreur expérimentale est à exclure et il faut mieux parier que l’ADN à l’arsenic soit moins stable et éliminée par les bactéries. L’équipe de Rosie Redfield vient donc de marquer un point dans cette polémique. Attendons cependant la réponse de la défense avant d’enterrer définitivement la bactérie à l’arsenic. Mais au vu de ces nouveaux résultats, la NASA va devoir ramer pour sauver son étude…</p>
<div id="attachment_4439" class="wp-caption aligncenter" style="width: 464px"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2010/12/GFAJ-1-arsenic.jpg"><img class="size-full wp-image-4439" title="GFAJ-1-arsenic" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2010/12/GFAJ-1-arsenic.jpg" alt="" width="454" height="282" /></a><p class="wp-caption-text">La bactérie GFAJ-1 qui se prenait pour un alien. Crédits : Wolfe-Simon et al., 2010 / Science</p></div>
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		<title>YFL-500 – Robert Charles Wilson</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 09:39:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[anticipation]]></category>
		<category><![CDATA[planet-opera]]></category>
		<category><![CDATA[planete-sf]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai déjà eu occasion d’écrire sur ce blog tout le bien que je pense de la collection « Folio 2€ ». Dotée d’un catalogue intéressant et permettant de découvrir un auteur à moindre frais, cette collection a tout pour plaire. Après avoir chroniqué deux parutions consacrées à Thomas Day et Isaac Asimov, j’ai jeté mon dévolu sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/yfl-500.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7287" title="yfl-500" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/yfl-500.jpg" alt="" width="150" height="248" /></a>J’ai déjà eu occasion d’écrire sur ce blog tout le bien que je pense de la collection « Folio 2€ ». Dotée d’un catalogue intéressant et permettant de découvrir un auteur à moindre frais, cette collection a tout pour plaire. Après avoir chroniqué deux parutions consacrées à Thomas Day et Isaac Asimov, j’ai jeté mon dévolu sur <em>YFL-500</em>, recueil de deux nouvelles de Robert Charles Wilson, initialement parues en français dans <em>Mystérium, Romans et nouvelles</em> (collection « Lunes d’encre » aux éditions Denoël).</p>
<p style="text-align: justify;">Deux nouvelles nous sont proposées, toutes deux de qualité bien que d’intérêt inégale à la lecture. « YFL-500 », qui constitue le cœur de ce recueil, nous plonge dans un futur proche, où la société est divisée entre oisifs assumés et derniers travailleurs enrichis. Dans ce curieux monde robotisé post-capitalisé, les artistes ont pignon sur rue. Gordo Fisk est un transreprésentationnaliste. Il représente des sculptures inspirées de données informatiques brutes, et cherche à en tirer une vision artistique. Sa carrière stagne, dans l’ombre de ses parents, artistes géniaux et influents. Alors qu’il est traité pour son absence de rêves, son médecin lui présente le fichier YFL-500 : la représentation graphique d’un songe, restitué en signaux neurologiques. Fisk tombe amoureux de ce rêve, qu’il transforme en son œuvre artistique majeure. Hanté par le nom de la patiente qui vendit son rêve aux médecins, Iris Seawright, il se met en quête de sa muse. Une nouvelle efficace, mêlant poursuite amoureuse et « science art », qui témoigne de tout le talent de Robert Charles Wilson.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mariage de la dryade » nous mène sur la planète Isis, colonisée par des post-humains. Chaia Martine a été cérébralement reconstruite après un tragique accident. Elle est une dryade. Nouvel esprit né dans un cerveau reconstitué, elle dispose du corps de l’ancienne Chaia, dont elle ne conserve aucun souvenir. Elle doit épouser Gray McInnes, l’ancien époux de Chaia, mais est partagée par ses sentiments. Une autre vie à poursuivre… Est-ce encore sa <em>propre</em> vie ? Nouvelle débutée avec brio dans la veine des récits sur la conscience et son corps-hôte, le « Mariage de la dryade » s’égare finalement dans un trip sur la communion universelle des « esprits ». Décevant et frustrant, malgré la belle écriture de Robert Charles Wilson.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, le lecteur trouvera dans <em>YFL-500</em> deux bons récits de Wilson. Un premier texte, efficace et marquant, suivi d’un second texte qui n’a hélas pour lui que la très belle écriture de Wilson. Une légère déception, sans rejeter pour autant mon plaisir de lecture.</p>
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		<title>Devil Girl from Mars &#8211; David MacDonald (1954)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[aliens]]></category>
		<category><![CDATA[Mars]]></category>
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		<description><![CDATA[L’arrivée de vieux films de science-fiction dans le domaine public s’accélère depuis quelques années, et de véritables pépites sont désormais accessibles sur google video pour qui veut bien y jeter un œil. Alors, comment ne pas succomber aux charmes de Devil Girl from Mars, film britannique de David MacDonald, avec ses effets spéciaux à faible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/devil-girl-from-mars.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7240" title="devil-girl-from-mars" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/devil-girl-from-mars.jpg" alt="" width="200" height="308" /></a>L’arrivée de vieux films de science-fiction dans le domaine public s’accélère depuis quelques années, et de véritables pépites sont désormais accessibles sur google video pour qui veut bien y jeter un œil. Alors, comment ne pas succomber aux charmes de <em>Devil Girl from Mars</em>, film britannique de David MacDonald, avec ses effets spéciaux à faible budget, ses dialogues simplistes et son scénario trivial ? Réchauffez le pop-corn, sortez le cola du réfrigérateur, et installez-vous bien confortablement dans votre canapé, car la séance va débuter.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes dans un pub campagnard, perdu dans la lande écossaise. Mrs. Jamieson est une hôtesse réputée, et son mari alcoolique ne manque pas de rajouter une touche de charme écossais à son coquet établissement. La nuit est tombée depuis plusieurs heures lorsqu’une voiture se gare dans la cour. Un journaliste américain, Michael Carter, accompagne le Pr. Arnold Hennessey à la recherche d’un météore tombé non loin de là. Leurs investigations ne sont guère chanceuses, et les deux hommes se sont perdus en chemin. Ils décident de passer la nuit dans notre auberge écossaise et de reprendre leur route le lendemain matin, lorsqu’un éclair éblouit la campagne environnante. Une soucoupe volante vient de faire son apparition, et sous les regards médusés des clients et aubergistes, se pose à quelques mètres de l’établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Intrigués par cet insolite objet volant, nos observateurs se perdent en conjectures sur la nature du vaisseau lorsque surgit dans l’auberge une grande femme brune, entièrement vêtue d’un costume moulant et d’une longue cape de vinyl. La Commandante Nyah, aussi sexy soit-elle, n’en reste pas moins une femme dangereuse qui manie avec dextérité son pistolet désintégrateur. Imposant son autorité aux occupants de l’auberge, elle leur révèle faire partie de l’avant-garde martienne, venue capturer des hommes sur Terre. Car après la terrible guerre des sexes qui ravagea la planète Mars, les femmes ont pris le pouvoir et castré leurs adversaires masculins. Ce qui provoqua malheureusement une catastrophique baisse de la natalité martienne. Notre émissaire sexy est donc venue capturer un vigoureux terrien, et compte bien se servir dans cette auberge écossaise. Nos valeureux terriens ne l’entendent pas de cette oreille, et tentent à plusieurs reprises de tuer la maîtresse Nyah. Mais comment stopper une femme que ni les balles, ni l’électricité ne peut vaincre ? Nos pauvres otages découvrent également que Nyah radio-commande un robot humanoïde désintégrateur, et que leurs chances de salut sont bien maigres… Lasse de leurs vaines tentatives de rébellion, Nyah finit par poser un ultimatum. Qu&#8217;un terrien la suive de son plein gré jusqu’à Mars, et il aura la vie sauve. L’auberge et ses habitants, quant à eux, seront désintégrés. Devant ce mauvais coup du sort, le flegme britannique et la fougue américaine parviendront-ils à triompher du sado-masochisme martien ?</p>
<p style="text-align: justify;">Descendu en flèche par la critique lors de sa sortie, <em>Devil Girl from Mars</em> possède pourtant deux arguments de poids : une martienne aussi sexy qu’une maîtresse S.M. de donjon, et une soucoupe volante d’un kitch extrême. L’ambiance terrifiante est suggérée par les incessantes visites de Nyah à l’auberge, qui manquant à toutes les règles élémentaires de courtoisie, ne consomme jamais rien au bar et prend un malin plaisir à désintégrer, hypnotiser, séquestrer et menacer les gens. Cette femme est démoniaque, et d’ailleurs ne faut-il pas l’être pour se vêtir d’une mini-jupe en simili cuir et d’une longue robe en vinyl ? L’habit fait le martien, c&#8217;est bien connu. Pour un film N&amp;B de 76 minutes, le baromètre du kitch atteint donc des sommets et la séance vous offrira un réel moment culte. Sans vraiment savoir si David MacDonald cherche à parodier les films de SF américaine de la même époque ou s’il croit très sérieusement en sa production, <em>Devil Girl from Mars</em> est un régal pour tout amateur de « flying saucer low budget ». Et de femmes fatales en simili cuir, cela va de soit.</p>
<p style="text-align: center;"><object id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;" width="320" height="240" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-8579550586227567092&amp;hl=fr&amp;fs=true" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="VideoPlayback" style="width: 400px; height: 326px;" width="320" height="240" type="application/x-shockwave-flash" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-8579550586227567092&amp;hl=fr&amp;fs=true" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
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		<title>[Apocalypse 2012] Quand les Aliens nous rendent visite&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 04:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Video du Dimanche]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[aliens]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année serait donc la dernière avant la Fin du Monde ! Alors pour célébrer dignement ce grand feu d&#8217;artifice final, je vous propose de retrouver, chaque mois, une nouvelle théorie apocalyptique. Ce mois-ci, nous commençons très fort avec une révélation choc. Les Aliens seront à l&#8217;origine de la fin du monde le 21 décembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette année serait donc la dernière avant la Fin du Monde ! Alors pour célébrer dignement ce grand feu d&#8217;artifice final, je vous propose de retrouver, chaque mois, une nouvelle théorie apocalyptique. Ce mois-ci, nous commençons très fort avec une révélation choc. Les Aliens seront à l&#8217;origine de la fin du monde le 21 décembre prochain ! Les preuves s&#8217;accumulent, et bien entendu nos gouvernements nous mentent. Mais heureusement, youtube veille, sans relâche, pour nous mettre en garde.</p>
<p style="text-align: justify;">La menace nous tombera dessus depuis les étoiles et les planètes cachées du système solaire : les Dieux Aliens reviendront sur Terre, et ils ne sont pas contents ! Leurs vaisseaux spatiaux sont d&#8217;ailleurs annoncés par le calendrier Maya, c&#8217;est pour dire la véracité de l&#8217;information. Prions, mes frères, pour qu&#8217;ils ne débarquent que pour assister à la sortie en salle du très attendu <em>Hobbit</em> de Peter Jackson&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="369" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3lGN5iq9azU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="369" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3lGN5iq9azU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous avons encore pire à craindre. Alors que les sentinelles du web guettent les <a title="Le vaisseau spatial de Mercure" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/nasa-vaisseau-spatial-mercure-stereo/">premières soucoupes</a>, Alain tente de nous prévenir de l&#8217;odieux complot qui étreint déjà notre monde. Car les Aliens sont déjà parmi nous ! D&#8217;ailleurs, Pompidou était un hybride reptilien, le prince de Galles en est un aussi (ses oreilles le trahissent). La liste est longue, car les hybrides sont entretenus dans le plus grand secret par nos gouvernements&#8230; D&#8217;ailleurs, ils se préparent déjà à nous élever comme des animaux d&#8217;abattoir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a plus à en douter, les Aliens sont parmi nous. Et nous en sommes des poulets, <em>meuuh</em> ! Merci Alain pour ce témoignage courageux. Nous ne doutons pas que sa tête a déjà été mise à prix par les agences secrètes du monde entier. Et dire que sans le travail d&#8217;investigation du célèbre journaliste Bernardo de la Villardière, cette information capitale nous aurait été cachée jusqu&#8217;au bout. Si c&#8217;est pas honteux, tout ça&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/cWiV6HcKLhA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/cWiV6HcKLhA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Journal de bord #23</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 04:39:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Bord]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[Une récente chronique d’Elbakin autour de la notation des chroniques – et d’une déconvenue que cette notation leur a attiré – me donne l’occasion de revenir sur l’abandon progressif des notations pour mon propre blog mise en place depuis septembre dernier. Non pas que je fus victime du mécontentement d’un éditeur ou d’un auteur – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/standard_and_poors.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7274" title="standard_and_poors" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/standard_and_poors.jpg" alt="" width="280" height="188" /></a>Une récente chronique d’<a href="http://www.elbakin.net/fantasy/news/Le-poids-des-notes-le-poids-des-mots">Elbakin</a> autour de la notation des chroniques – et d’une déconvenue que cette notation leur a attiré – me donne l’occasion de revenir sur l’abandon progressif des notations pour mon propre blog mise en place depuis septembre dernier. Non pas que je fus victime du mécontentement d’un éditeur ou d’un auteur – chose toujours désagréable, et bien que ce genre de déconvenue me soit déjà arrivé cela n&#8217;a pas eu la moindre incidence sur ce présent billet – mais en raison d’une réflexion mûrement réfléchie sur les notations en elle-même, que je vous propose de vous raconter dans ce billet.</p>
<p style="text-align: justify;">La note est un élément pratique d’une chronique. Pour le lecteur parcourant distraitement votre prose en diagonale, elle sert en quelque sort d’indice résumant votre billet. Aussi le choix de la notation est particulièrement sensible : faut-il noter sur 5, sur 10 ou sur 20 ? Pour ma part, j’avais tranché en faveur de la note sur 20. Car plus il y a de points, plus on peut s’attendre à des nuances dans sa critique. Idéal pour faire ressortir le ressenti global et les nuances de votre chronique. Mais le piège réside dans la recherche de la note parfaite ! Et je confesse m’être égaré dans des notations allant jusqu’à la décimale (comme des 10,5/20) dont la ridicule précision ne signifie plus grand chose pour le lecteur. Car noter jusqu’à la décimale, quel que soit le système de points retenu, suppose que votre notation suit un barème pré-établi. Utopique ! Et d’ailleurs, que le blogueur ayant pour sa part déjà couché sur le papier un tel barème me jette la première pierre. Aucun projectile en vue ? Je l’aurais parié ! Nous tenons donc là ma première remarque en défaveur de la notation : l’absence de barème justifiant la dite note.</p>
<p style="text-align: justify;">Second point négatif pour la notation, son application homogène à tout type de livre et de genre littéraire. Cet argument m’est venu en chroniquant des livres d’Heinlein. Etant donné que je suis un très grand amateur de cet auteur, il m’est rapidement paru ridicule d’attribuer systématiquement une note de « fan » pointant le 20/20. D’une part parce que tous les romans d’<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/fiches-auteurs-sf/robert-heinlein/">Heinlein</a> ne sont pas des réussites catégoriques, et d’autre part parce que noter aussi subjectivement n’apporterait rien à ma chronique. Progressivement, j’ai élargi cette réflexion aux livres que j’étais tenté de « surnoter » de part mon enthousiasme de lecteur. Une très bonne note avait-elle objectivement toujours le même « poids » ? Peut-on ainsi raisonnablement, avec ou sans barème, noter de la même manière le <em>Cycle de Fondation</em> d’Asimov, <em>A la recherche du temps perdu</em> de Proust, <em>Le gène égoïste</em> de Richard Dawkins ou encore <em>L’Ascension d’Horus</em> de Dan Abnett ? La réponse est non, non, trois fois non ! A moins d’appliquer à chaque genre son propre barème, la comparaison entre notes devient ridicule. Et la remarque s’applique aussi bien aux sous-genres : puis-je décemment noter sur la même base le <em>Seigneur des Anneaux</em> de <a title="Quelques lignes sur… Tolkien" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/03/quelques-lignes-sur-tolkien/">Tolkien</a> et <em>Wastburg</em> de <a title="Wastburg – Cédric Ferrand" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2012/01/wastburg-cedric-ferrand/">Cédric Ferrand</a> ? Ne serai-je pas tenté de donner une note d’excellence à Tolkien, qui malgré un style correct mais encore assez loin de mériter un <a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/tolkien-greene-moravia-les-exclus-du-prix-nobel-1961_1068858.html">Prix Nobel de Littérature</a>, a su profondément influencer ses contemporains en fondant la « high fantasy » ? Et puis-je sérieusement comparer Tolkien à Cédric Ferrand, deux auteurs suivant des voies radicalement différentes (et je n’oserais même pas opposer Cédric à Asimov par le même jeu des notations, l’exercice deviendrait alors carrément grotesque) ? Vu que comparer les notes de deux ouvrages pris au hasard sur mon blog risque donc de paraître absurde, la notation se retrouve cantonnée à ce qui reste « comparable ». C’est pourquoi je continue à donner une note aux romans de la série « <a title="Que lire de L’Hérésie d’Horus ?" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2009/11/que-lire-de-lheresie-dhorus/">L’Hérésie d’Horus</a> », c’ils sont écrits par plusieurs auteurs, ils proviennent tous d’un univers commun et se rattachent à la même littérature de licence. Leur comparaison se justifie donc amplement et devient même utile au lecteur pour suivre l’évolution de la « qualité » des tomes au fur et à mesure de leurs parutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous n’êtes pas encore convaincus par mon choix d’abandonner toute notation, voici un dernière carte à abattre. Au cours de mes trente-huit mois de blogging, mon opinion de lecteur a su évoluer et s’est adaptée en conséquence. Aussi je ne porterais certainement pas un regard rigoureusement identique sur une œuvre chroniquée il y a deux ou trois ans de cela. Or la notation n’est en rien un indice dynamique, bien au contraire. Elle cristallise dans le temps un avis passé et ne tient plus compte de l’évolution des points de vue. La rédaction d’Elbakin s’est récemment posé la question, en décidant de noter désormais plus durement les bouquins chroniqués et de revenir sur leurs notations passées (travail colossal vu que le site est actif depuis 11 ans !). Une note des débuts de leur site est donc à considérer comme plus « laxiste » qu’une note récente. La notation devient donc hétérogène dans le temps et la comparaison de notes au fil des mois ne tient plus la route. Pour le blogueur voulant revenir en arrière et réviser ses notations passées, deux solutions s’offrent alors à lui : changer la note « à la hussarde » ou réécrire la chronique. Le premier choix a l’avantage d’être rapide, mais devient bancal. Imaginez que vous ayez adoré la bitt-litt dans vos jeunes années, et qu’après avoir ouvert les yeux sur votre candeur adolescente, vous souhaitiez rectifier le tir. Encenser dans votre chronique un bouquin pour le rabaisser au final à un 9/20 fera tâche. Aussi la première option est plutôt risquée, peut-être même faut-il mieux ne rien changer et avouer vos erreurs de jeunesse dans les commentaires. On vous pardonnera. La seconde option, quant à elle, demande plus de travail mais a le mérite, à long terme, d’homogénéiser vos notations. Relire un livre pour lequel votre précédente note vous semble douteuse, réécrire sa chronique et la proposer de nouveau à vos lecteurs devient un bel exercice critique. Je l’ai déjà fait à plusieurs reprises, réécrivant notamment trois fois de suite ma chronique de la <em>Horde du Contrevent </em>de <a title="La Horde du Contrevent – Alain Damasio" href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/10/la-horde-du-contrevent-alain-damasio/">Damasio</a> : m’excusant dans la première version de n’avoir pas aimé un livre « encensé » par mes collègues, j’ai dans un second temps revendiqué ma déception, avant de publier une troisième version de ma chronique dans laquelle je descend carrément le livre (et tant pis pour les fans). A chaque fois, j’ai modifié la note (qui a perdu 5 points en un an tout de même !), m’interrogeant a final sur l’intérêt de conserver cette note. La réécriture de mon billet ne m’avait-elle pas justement permis de me différencier tout d’abord des autres blogueurs, puis de mes autres lectures et enfin de mes autres chroniques ? Au final, n’était-ce pas l’argumentaire de la chronique, et non ma note finale, qui prévalait ?</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà donc pourquoi depuis septembre dernier j’expérimente l’abandon progressif des notations en fin de chronique. D’abord pour les ouvrages et les films, puis pour les chroniques musicales. Le résultat force certainement les lecteurs à lire le dernier paragraphe de chaque chronique, cette petite synthèse résumant mon avis et fixant l’appréciation finale, tandis que l’absence de notes laisse le champ libre à chacun pour s’en fixer une. Vous aurez donc compris que pour ma part, l’abandon des notes marque à la fois une progression dans ma réflexion de blogueur et une réponse face aux problèmes que ces indices me posent personnellement. Alors, après un tel réquisitoire, peut-on encore défendre les notes, et dans quels cas de figure la notation peut-elle tout de même se révéler utile ? Je dirais que la notation, en tant qu’indice subjectif, peut permettre une comparaison entre chroniqueurs. C’est ce que font par exemple des sites comme <a href="http://www.scifi-universe.com/">Scifi-Universe</a> ou <a href="http://metal.nightfall.fr/index.php">Nightfall</a>. La moyenne des notations permet ainsi d’obtenir un indice global d’appréciation de l’œuvre par la rédaction, et peut même être comparée à un vote en ligne du public. Mais pour le blogueur, entité subjective solitaire, la notation ne remplit plus ce rôle de comparateur d’opinions personnelles : comment s’auto-comparer sans friser la schizophrénie ? Au contraire, elle force à opposer des genres, des auteurs et des avis passés bien souvent <em>incomparables</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, pourquoi m’embêter encore à noter, si <em>moi-même</em>, je ne m’y retrouve même plus dans mes propres notations ?</p>
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		<title>L’ATN : l’autre forme de support d’information génétique ?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 05:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scientifiction]]></category>
		<category><![CDATA[biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si les premières formes de Vie étaient apparues sur Terre avec un tout autre support d’information génétique ? La question n’est pas si nouvelle que cela, et de nombreux chercheurs se sont déjà interrogés sur de possibles mondes pré-ADN. L’une des hypothèses la plus aboutie concerne notamment le fameux monde ARN, ou encore les premiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Et si les premières formes de Vie étaient apparues sur Terre avec un tout autre support d’information génétique ? La question n’est pas si nouvelle que cela, et de nombreux chercheurs se sont déjà interrogés sur de possibles mondes pré-ADN. L’une des hypothèses la plus aboutie concerne notamment le fameux monde ARN, ou encore les premiers biosystèmes autoréplicatifs. Mais quid d’une première biochimie basée sur d’autres acides nucléiques ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez l’ADN et l’ARN, les deux molécules servant de support à l’information génétique chez les organismes vivants actuels. Tous deux présentent le même type de sucre (désoxyribose ou ribose selon le cas) dans leur structure. Mais la nature a-t-elle toujours parié sur ce pentose ? Un article paru dans la revue <em>Nature Chemistry</em> propose une alternative hypothétique à cette règle dogmatique. Des chercheurs américains envisagent une troisième forme potentielle : l’ATN (ou acide thréonucléique), où le thréose remplacerait le (désoxy)ribose dans les nucléotides. Selon John Chaput de l’Université d’Arizona, cette forme présente un très gros avantage : elle est chimiquement plus facile à former.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaput et ses collaborateurs sont même allés plus loin. A partir d’une molécule d’ATN synthétisée en laboratoire, ils sont parvenus à induire une reconnaissance spécifique entre leur brin d’ATN et une protéine native (de la thrombine humaine). Les chercheurs en déduisent que l’ATN aurait donc très bien pu être impliquée dans un système d’information génétique ancestral. Il ne reste plus qu’à s’imaginer un génome fonctionnel entièrement constitué à partir d’ATN.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ATN a-t-elle précédé l’ADN et l’ARN au cours de l’évolution ? Rien n’est aussi sûr pour le moment. Tout au plus peut-on envisager que l’ATN a pu être expérimenté par la nature, comme bon nombre d’autres nucléotides alternatifs. Il est même possible que des constructions hybrides aient pu exister, comme l’ont suggéré <a href="http://www.pnas.org/content/108/33/13492">Yu, Zhang et Chaput</a> en testant une structure mosaïque nucléotidique mi-ARN, mi-ADN. Cependant, il existe quelques obstacles pour valider l’existence passée d’ATN : son absence actuelle dans le Règne du Vivant, alors qu’il existe encore des virus à ARN. Une théorie du « <em>TNA Park</em> » verra-t-elle le jour ? Affaire à suivre…</p>
<div id="attachment_7246" class="wp-caption aligncenter" style="width: 494px"><a href="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/nchem.1241-f1.jpg"><img class="size-full wp-image-7246" title="nchem.1241-f1" src="http://www.traqueur-stellaire.net/wp-content/uploads/2012/01/nchem.1241-f1.jpg" alt="" width="484" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La molécule d&#39;ATN (Yu et al., 2012).</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong> : Yu H.; Zhang S.; Chaput J.C. (2012). Darwinian evolution of an alternative genetic system provides support for TNA as an RNA progenitor. <em>Nature Chemistry</em> <a href="http://www.nature.com/nchem/journal/vaop/ncurrent/full/nchem.1241.html">doi:10.1038/nchem.1241</a>.</p>
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