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Journal de bord #24

Avec un peu de retard, voici les liens du mois de janvier. L’hiver a fini par nous atteindre, et en attendant le redoux de mars, nous grelottons. En ce début d’année, la blogosphère a repris lentement ses habitudes après s’être remise des fêtes. La campagne électorale commence à monter en pression, comme j’ai pu le constater chez les copains blogopolitiques. Côté blogs de l’imaginaire, le début d’année est difficile. Les Lyonnes de la SF ont tiré leur révérence, et Arutha semble endormi. Saluons au passage la co-nomination de Férocias au GPI !

Pour la première fois, donc, deux blogueurs sont nominés à un prix de l’imaginaire. C’est une reconnaissance de leur travail accompli, certes, mais aussi un signe de maturité de la blogosphère SFFF. L’année 2012 verra-t-elle se produire en conséquence des changements radicaux dans notre façon de bloguer l’imaginaire SFFF ? Les communautés de blogueurs n’ont cessé d’enfler grâce à l’arrivée de petits nouveaux, au point d’atteindre parfois une taille critique. Les dernières tentatives de webservice à leur attention obtiennent un résultat mitigé. L’offre ne se révèle peut-être pas assez à la hauteur face à cette voie lactée de blogs si diversifiés. Seul le Prix des Blogueurs Planète-SF me semble être encore assez représentatif d’une blogosphère indépendante, critique et cherchant à se démarquer des sites et forums communautaires. Mais il n’est plus possible de regrouper sous la même bannière l’ensemble des blogueurs de l’imaginaire, comme le faisaient autrefois les « webrings » pour les sites personnels spécialisés. En ce début d’année 2012, il semble donc s’accentuer un éclatement de cette cartographie du web de l’imaginaire en diverses petites structures, selon les affinités de chacun et les objectifs de chaque blogueur. Ce n’est pas un mal en soit, bien au contraire ! Il faut plutôt y voir un signe supplémentaire de la croissance et du dynamisme de cette blogosphère.

Il est peut-être temps de proposer à la blogosphère de l’imaginaire une plus grande diversité de communautés, d’envisager l’émergence d’amas spécifiques de blogueurs, et non plus de résonner en terme de groupe « unique » ou pyramidal, comme le font trop souvent les gros sites de blogueurs. Il est peut-être temps d’imaginer d’autres ports d’attache, d’autres cyber-horizons à explorer, et d’envisager d’autres manières de bloguer. Cette idée n’est pas qu’une pensée en l’air. Elle est déjà une réalité en marche ! Les blogueurs ne sont pas des forumeurs. Ils sont bien mieux que cela. N’étant pas assujettis à un serveur précis, ils sont libres et inventifs. Et c’est cette croissance dynamique, cette efflorescence émulatrice, qui nous attend pour cette année 2012.

Sur ces belles paroles, je remercie les blogs m’ayant fait des liens au cours de ce mois de janvier :


Le Dragon Galactique
Les lectures d’Efelle
Répertoire de la Science Fiction
La Grande Bibliothèque d’Anudar
Princesse101
Homer d’alors
Xapur’s Blog
Variae
Chez El Camino
Le Blog de Gabale
De tout et de rien, surtout de rien d’ailleurs
Alter Oueb
Les divagations NRV de cui cui fit l’oiseau.
Du petit monde de Gildan
100 000 V
Book en Stock
Ecume de mes jours
Hugin
Impromptu
Cosmo [†] Orbus
Chroniques de Mars
Art de l’imaginaire
En direct (ou presque)

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron


Journal de bord #23

Une récente chronique d’Elbakin autour de la notation des chroniques – et d’une déconvenue que cette notation leur a attiré – me donne l’occasion de revenir sur l’abandon progressif des notations pour mon propre blog mise en place depuis septembre dernier. Non pas que je fus victime du mécontentement d’un éditeur ou d’un auteur – chose toujours désagréable, et bien que ce genre de déconvenue me soit déjà arrivé cela n’a pas eu la moindre incidence sur ce présent billet – mais en raison d’une réflexion mûrement réfléchie sur les notations en elle-même, que je vous propose de vous raconter dans ce billet.

La note est un élément pratique d’une chronique. Pour le lecteur parcourant distraitement votre prose en diagonale, elle sert en quelque sort d’indice résumant votre billet. Aussi le choix de la notation est particulièrement sensible : faut-il noter sur 5, sur 10 ou sur 20 ? Pour ma part, j’avais tranché en faveur de la note sur 20. Car plus il y a de points, plus on peut s’attendre à des nuances dans sa critique. Idéal pour faire ressortir le ressenti global et les nuances de votre chronique. Mais le piège réside dans la recherche de la note parfaite ! Et je confesse m’être égaré dans des notations allant jusqu’à la décimale (comme des 10,5/20) dont la ridicule précision ne signifie plus grand chose pour le lecteur. Car noter jusqu’à la décimale, quel que soit le système de points retenu, suppose que votre notation suit un barème pré-établi. Utopique ! Et d’ailleurs, que le blogueur ayant pour sa part déjà couché sur le papier un tel barème me jette la première pierre. Aucun projectile en vue ? Je l’aurais parié ! Nous tenons donc là ma première remarque en défaveur de la notation : l’absence de barème justifiant la dite note.

Second point négatif pour la notation, son application homogène à tout type de livre et de genre littéraire. Cet argument m’est venu en chroniquant des livres d’Heinlein. Etant donné que je suis un très grand amateur de cet auteur, il m’est rapidement paru ridicule d’attribuer systématiquement une note de « fan » pointant le 20/20. D’une part parce que tous les romans d’Heinlein ne sont pas des réussites catégoriques, et d’autre part parce que noter aussi subjectivement n’apporterait rien à ma chronique. Progressivement, j’ai élargi cette réflexion aux livres que j’étais tenté de « surnoter » de part mon enthousiasme de lecteur. Une très bonne note avait-elle objectivement toujours le même « poids » ? Peut-on ainsi raisonnablement, avec ou sans barème, noter de la même manière le Cycle de Fondation d’Asimov, A la recherche du temps perdu de Proust, Le gène égoïste de Richard Dawkins ou encore L’Ascension d’Horus de Dan Abnett ? La réponse est non, non, trois fois non ! A moins d’appliquer à chaque genre son propre barème, la comparaison entre notes devient ridicule. Et la remarque s’applique aussi bien aux sous-genres : puis-je décemment noter sur la même base le Seigneur des Anneaux de Tolkien et Wastburg de Cédric Ferrand ? Ne serai-je pas tenté de donner une note d’excellence à Tolkien, qui malgré un style correct mais encore assez loin de mériter un Prix Nobel de Littérature, a su profondément influencer ses contemporains en fondant la « high fantasy » ? Et puis-je sérieusement comparer Tolkien à Cédric Ferrand, deux auteurs suivant des voies radicalement différentes (et je n’oserais même pas opposer Cédric à Asimov par le même jeu des notations, l’exercice deviendrait alors carrément grotesque) ? Vu que comparer les notes de deux ouvrages pris au hasard sur mon blog risque donc de paraître absurde, la notation se retrouve cantonnée à ce qui reste « comparable ». C’est pourquoi je continue à donner une note aux romans de la série « L’Hérésie d’Horus », c’ils sont écrits par plusieurs auteurs, ils proviennent tous d’un univers commun et se rattachent à la même littérature de licence. Leur comparaison se justifie donc amplement et devient même utile au lecteur pour suivre l’évolution de la « qualité » des tomes au fur et à mesure de leurs parutions.

Si vous n’êtes pas encore convaincus par mon choix d’abandonner toute notation, voici un dernière carte à abattre. Au cours de mes trente-huit mois de blogging, mon opinion de lecteur a su évoluer et s’est adaptée en conséquence. Aussi je ne porterais certainement pas un regard rigoureusement identique sur une œuvre chroniquée il y a deux ou trois ans de cela. Or la notation n’est en rien un indice dynamique, bien au contraire. Elle cristallise dans le temps un avis passé et ne tient plus compte de l’évolution des points de vue. La rédaction d’Elbakin s’est récemment posé la question, en décidant de noter désormais plus durement les bouquins chroniqués et de revenir sur leurs notations passées (travail colossal vu que le site est actif depuis 11 ans !). Une note des débuts de leur site est donc à considérer comme plus « laxiste » qu’une note récente. La notation devient donc hétérogène dans le temps et la comparaison de notes au fil des mois ne tient plus la route. Pour le blogueur voulant revenir en arrière et réviser ses notations passées, deux solutions s’offrent alors à lui : changer la note « à la hussarde » ou réécrire la chronique. Le premier choix a l’avantage d’être rapide, mais devient bancal. Imaginez que vous ayez adoré la bitt-litt dans vos jeunes années, et qu’après avoir ouvert les yeux sur votre candeur adolescente, vous souhaitiez rectifier le tir. Encenser dans votre chronique un bouquin pour le rabaisser au final à un 9/20 fera tâche. Aussi la première option est plutôt risquée, peut-être même faut-il mieux ne rien changer et avouer vos erreurs de jeunesse dans les commentaires. On vous pardonnera. La seconde option, quant à elle, demande plus de travail mais a le mérite, à long terme, d’homogénéiser vos notations. Relire un livre pour lequel votre précédente note vous semble douteuse, réécrire sa chronique et la proposer de nouveau à vos lecteurs devient un bel exercice critique. Je l’ai déjà fait à plusieurs reprises, réécrivant notamment trois fois de suite ma chronique de la Horde du Contrevent de Damasio : m’excusant dans la première version de n’avoir pas aimé un livre « encensé » par mes collègues, j’ai dans un second temps revendiqué ma déception, avant de publier une troisième version de ma chronique dans laquelle je descend carrément le livre (et tant pis pour les fans). A chaque fois, j’ai modifié la note (qui a perdu 5 points en un an tout de même !), m’interrogeant a final sur l’intérêt de conserver cette note. La réécriture de mon billet ne m’avait-elle pas justement permis de me différencier tout d’abord des autres blogueurs, puis de mes autres lectures et enfin de mes autres chroniques ? Au final, n’était-ce pas l’argumentaire de la chronique, et non ma note finale, qui prévalait ?

Voilà donc pourquoi depuis septembre dernier j’expérimente l’abandon progressif des notations en fin de chronique. D’abord pour les ouvrages et les films, puis pour les chroniques musicales. Le résultat force certainement les lecteurs à lire le dernier paragraphe de chaque chronique, cette petite synthèse résumant mon avis et fixant l’appréciation finale, tandis que l’absence de notes laisse le champ libre à chacun pour s’en fixer une. Vous aurez donc compris que pour ma part, l’abandon des notes marque à la fois une progression dans ma réflexion de blogueur et une réponse face aux problèmes que ces indices me posent personnellement. Alors, après un tel réquisitoire, peut-on encore défendre les notes, et dans quels cas de figure la notation peut-elle tout de même se révéler utile ? Je dirais que la notation, en tant qu’indice subjectif, peut permettre une comparaison entre chroniqueurs. C’est ce que font par exemple des sites comme Scifi-Universe ou Nightfall. La moyenne des notations permet ainsi d’obtenir un indice global d’appréciation de l’œuvre par la rédaction, et peut même être comparée à un vote en ligne du public. Mais pour le blogueur, entité subjective solitaire, la notation ne remplit plus ce rôle de comparateur d’opinions personnelles : comment s’auto-comparer sans friser la schizophrénie ? Au contraire, elle force à opposer des genres, des auteurs et des avis passés bien souvent incomparables.

Alors, pourquoi m’embêter encore à noter, si moi-même, je ne m’y retrouve même plus dans mes propres notations ?


Bonne année 2012

 

En ce début de nouvelle année, j’ai le plaisir de vous souhaiter sur ce modeste billet de voeux une très bonne et heureuse année 2012 ! L’image proposée comme e-card est une vue d’artiste d’un disque de poussières autour d’une étoile naissante (crédits: ESO/L. Calçada). Tout comme cet anneau stellaire annonçant la naissance d’un nouvel astre, ce premier jour de janvier marque le début d’une année renouvelée.

J’en profite donc pour vous souhaiter, chers lecteurs de ce blog, une nouvelle année de plaisirs littéraires, de découvertes culturelles et de surprises scientifiques. A vous amis blogueurs et chroniqueurs, je vous souhaite également une excellente blogoannée, inspirée et riche de rencontres et d’évènements. Enfin à vous, chers auteurs, je vous souhaite une plume inspirée et prolifique. Que nos lectures et nos échanges soient toujours aussi prolifiques !


[Bilan 2011] Les statistiques des lecteurs !

Puisque l’année se termine demain soir, je me dépêche de boucler mon blogo-bilan de 2011 avant le réveillon. Dans un dernier billet, j’avais fait le point sur les tops et les flops des articles. Aujourd’hui, je me suis intéressé à vous, chers visiteurs. D’où venez-vous ? Pourquoi êtes vous passé me rendre visite ? Et comment avez-vous trouvé ce blog ? Regardons tout ceci de plus près.

Commençons d’abord par les sources. Les moteurs de recherche me fournissent 60,6% de mes visites, contre 27,4% par accès direct et 12% par liens hypertexte. Les moteurs de recherche restent bien entendu écrasés par le Roi Google (96,4%), suivis par Bing (0,9%) et Wikio (0,7%). Les gens tapent des mots-clés sur Google dans leur grande majorité et aboutissent ainsi sur mon blog. Une tendance qui se confirme largement dans les articles en ligne sur les comportements d’utilisateurs du web. A noter que Wikio (maintenant Ebuzzing) représente une part importante des moteurs de recherche hors-google, dépassant même les statistiques de Yahoo pour mon blog !

Passons maintenant aux mots-clés, qui nous réservent chaque année de belles surprises. Les dix plus populaires sont : edgeworld; kyle XY; ascenseur spatial; traqueur stellaire; 2001 l’odyssée de l’espace; steampunk; jurassic park; iron man 2; wild wild west; youri gagarine. Ce qui reste assez logique vous me direz. Mais certains mots-clés insolites valent vraiment d’être cités dans ce billet : calamar cosmique (non moi c’est traqueur stellaire); je veux voir des martiens (moi aussi gars); ils me boude (rhoo pas mon genre); bunker de luxe a vendre (oui il faut y songer, la fin est proche !); amende efelle (t’as fait quoi comme connerie vieux ? :D ); hat man (car moi seul vous dit la vérité sur ce complot mondial); alien viol (car le web c’est aussi beaucoup de pervers…).

Cette année a été aussi marquée par une entrée en force des réseaux sociaux, avec 16,3% de visiteurs en provenance de Facebook et 7,6% envoyés par Twitter ! Netvibes représente 3,3% des visites, et la communauté planete-sf.org compte pour 2,2%. Le reste me provient d’Efelle (qui m’envoie 3,9% des visiteurs) ou d’ActuSF (2,2%). Une multitude d’autres liens m’ont renvoyé des visiteurs, mais dans un pourcentage peu représentatif. Voilà ce qui vous expliquera à quoi peuvent correspondre les 64,5% restants.

Enfin, d’où venez-vous, chers visiteurs ? Principalement d’Union Européenne à 91,7% (dans ce segment, à 89% de France et 6% de Belgique). Soyons plus précis, concentrons-nous sur l’hexagone. Vous êtes pour 34% des lecteurs d’Ile de France, 8,4% du Rhône-Alpes, 7,6% des Pays de la Loire, 7,4% de région PACA et 4,5% de Bretagne. Vous surfez principalement sur Firefox (46%), Internet Explorer (23,2%) ou Chrome (20%). Enfin, vous êtes des utilisateurs de Window (78%), Mac (14%) ou Linux (5,5%). J’ai même 1% d’utilisateurs d’Ipad venant traîner ici (bande de petits chanceux !).

En définitive, l’utilisateur lambda de mon blog est un parisien surfant sur Firefox depuis son ordinateur windows, et qui tombe sur un billet grâce à google. Cher lambda, salut à toi ! Et désolé pour les photos coquines d’alien sexy, je ne les ai plus en ligne.


Journal de Bord #22

Le classement blogs est de retour ! Wikio s’est transformé en Ebuzzing, nous allons donc pouvoir continuer notre petit jeu préféré. Déjà, un Ebuzzing Labs pointe le bout de son nez, et de nouveaux services nous seront peut-être proposés dans les semaines à venir. Le classement blog, si l’on devait en faire un portrait chinois, quel serait le résultat ? Certainement quelque chose de bien négatif pour bon nombre de blogueurs, décidément fâchés avec le concept. Et pourtant, le classement Ebuzzing ne cherche pas à noter la qualité ou l’audience des blogs, contrairement à ce que certains croient. Il s’agit d’un classement de visibilité : en gros, la liste des blogs ayant reçu le plus de liens et étant en conséquence susceptibles d’être les plus lus par les internautes. Rien de bien méchant, mais diablement efficace pour remercier les blogueurs vous ayant fait des liens ! Et grâce à Ebuzzing, je sais désormais que Lionel est hot sur mon blog…

Pour Ebuzzing, ce qui buzze sur mon blog, c'est Lionel Davoust !

Le plus difficile, lorsque l’on blogue, reste de bien partager ses billets sur les réseaux sociaux. Jegoun en touche souvent quelques mots sur ses blogs. Le sujet est tellement chaud qu’il a même été abordé lors des rencontres entre blogueurs des Utopiales ! Et Twitter joue un rôle primordial dans ce partage social de ses liens. Que l’on soit sur smartphone, PC ou iPad, la clé du succès reste de savoir partager ses billets avec parcimonie. Inutile de saturer la tweetlist de ses contacts, préférez plutôt un envoi espacé entre chaque heures de plus grande écoute (matin, midi et début de soirée) sans répéter plusieurs fois le lien (on sait lire, merci). Régulièrement, pourquoi pas faire le bilan de ses anciens billets ? Fouiller ses archives et faire remonter de vieilles chroniques permet de les faire revivre, et d’attirer l’attention de vos lecteurs sur d’anciens sujets qu’ils auraient pu rater au moment de leur parution.

Et puisqu’il est important de suivre ses propres conseils, voici le Jegounotron du mois de novembre !

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