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Créationnistes contre Evolutionnistes : l’inquiétante situation américaine

Il est parfois nécessaire de se rappeler que les Américains ne sont pas des « français parlant anglais », comme le dit la formule consacrée. Et à ce sujet, l’article « Liberal War on Science » de Michael Shermer dans Scientific American vérifie amplement l’adage sur le plan scientifique. Ainsi connaissions-nous déjà la foi inébranlable des Républicains en l’intelligent design et les armes à feu. Michael Shermer nous apprend que la situation est, de manière générale, presque aussi catastrophique chez les Démocrates.

Si les Républicains sont entrés en guerre contre la science depuis plusieurs années, pour reprendre le titre du livre de Chris Mooney (The Republican War on Science, 2006), la situation en 2012 montre que le créationnisme est en passe de devenir une croyance majoritaire, toute tendance politique confondue. Ainsi, 58% des Républicains croient en la théorie de la « Terre jeune » et considèrent que Dieu a bien créé l’homme. Chez les Démocrates, 41% partagent cette opinion affligeante. Dans un registre scientifique différent mais tout aussi inquiétant, rappelons que 51 % des Républicains et 19% des Démocrates sont des climato-sceptiques…

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Rien d’étonnant avec de tels opinions que la récente campagne électorale américaine ait été jalonnée de déclarations rétrogrades et écœurantes, comme lorsque le sénateur Républicain du Missouri Todd Akin stipula que si une femme tombait enceinte après un viol, c’était de sa seule faute. Le Républicain Jerry Bergevin du New Hampshire déclarait en février dernier : « Je veux que soit présenté le portrait complet de l’évolution et des gens qui ont eu ces idées. C’est une vision du monde et elle est sans dieu. L’athéisme a été essayé dans divers pays, et ces sociétés ont été vraiment criminelles chez elles et à l’étranger. L’Union soviétique, Cuba, les nazis, la Chine aujourd’hui : ils ne respectent pas les droits de l’homme « … Pour finir en reliant l’évolutionnisme au massacre de Columbine (1999) : « Vous vous souvenez de Columbine ? Ces gens-là croyaient à l’évolution » .

L’article de Chris Mooney pointe directement les partisans de la « Terre jeune » comme l’une des tendances majoritaires dans la classe politique américaine. Mais à quoi correspond exactement ce mouvement ? Un court inventaire des positions et mouvances les plus fréquemment rencontrées au sujet de l’évolution semble donc opportun. Dans l’échelle menant du Créationnisme à l’Evolution, se présentent plusieurs échelons que je vais tâcher de résumer brièvement. Notons tout d’abord plusieurs grands ensembles pouvant englober différents courants distincts : évolutionnistes (E) contre créationnistes (C), eux-même subdivisés entre partisans de la Terre jeune (YE) et de la Terre âgée (OE). Sans oublier l’intelligent design (ID) qui plus qu’un courant distinct se manifeste plutôt comme une approche créationniste se voulant « critique » face à la théorie de l’Evolution. L’intelligent design correspond ainsi à la ligne de pensée de nombreux courants créationnistes, malgré certaines divergences entre eux. Les mouvements créationnistes athées restant très marginaux, ils ne seront abordés qu’à travers l’exemple de mouvements sectaires.

- Les partisans de la Terre Plate (C, YE) : très rares individus encore persuadés qu’on nous cache la vérité…

- Les géocentristes (C, YE) : actifs aux Etats-Unis, mais également en France où l’association CESHE défend l’idée d’une Terre au centre de la Création.

- Les Créationnistes de la Terre jeune (C, YE, ID) : courant acceptant l’héliocentrisme mais fondamentalement attaché à une Création divine en 6 jours, comme écrit dans la Genèse. Pour eux, la Terre n’aurait pas plus de 6000-10000 ans.

- Les « gap » Créationnistes (C, OE, ID)  : s’ils acceptent pour l’essentiel les données géophysiques et géologiques, ils considèrent que le Monde fut recréé par Dieu après un premier essai effacé, dont nous ne retrouvons plus que les traces fossiles. Cependant, s’ils reconnaissent pour la plupart l’existence de fossiles, ils rejettent la biologie moderne et certaines données paléontologiques.

- Les « Day-age » Créationnistes (C, OE, ID) : ceux-là interprètent les six jours de la Genèse comme des résumés bibliques d’âges géologiques entiers. On y retrouve les Témoins de Jéhovah. Le fondamentaliste musulman Harun Yahya se rapproche aussi de ce mouvement : le Coran rapporte que la Création eut lieu en 6 « jours », le terme arabe désignant cependant une durée relative beaucoup plus longue. Harun Yahya reconnaît pour sa part l’existence des fossiles, mais ne leur trouve aucune différence avec les espèces actuelles.

- Les Créationnistes progressifs (C, OE, ID) : pour ces partisans, les êtres vivants furent créés successivement au cours des temps géologiques, mais sans aucune autre explication qu’une création divine.

- Les Créationnistes évolutionnistes (C, OE) : mouvance beaucoup plus tolérante vis à vis de la Science, qui peut même accepter la Biologie moderne, mais qui ne manquera pas d’y voir en chaque chose l’action de la « main de Dieu ». Cette position, souvent partagée par les Protestants et l’Eglise Catholique, se rapproche d’une sorte d’évolutionnisme théiste. Selon les convictions de chacun, leur discours peut rejoindre ou non les thèses de l’intelligent design. Dans cette catégorie assez hétérogène, il est également possible de croiser des scientifiques croyants, qui sauront toutefois faire la part des choses entre leur Foi intime et la Science.

- Les créationnistes technologiques (C) : catégorie très particulière, qui attribue la création de l’Homme ou de la vie sur Terre à une race supérieure, des extra-terrestres par exemple, sans les diviniser pour autant. Cette pensée, présente dans certains courants ufologues, considère ces créateurs comme des savants très avancés, dont le génie ne repose que sur des connaissances scientifiques supérieures. Citons en exemple les Raëliens, la Scientologie ou encore les fameux Ingénieurs du film Prométhéus.

- Les Evolutionnistes agnostiques (E) : ces derniers, agnostiques, refusent de trancher le débat ou considèrent que la question du rôle du divin dans les lois naturelles ne peut pas être résolue. Cette position est cependant différente de celle des apathéistes, qui considèrent le sujet divin comme inutile et s’en désintéressent, ou encore des athéistes, qui réfutent l’idée du divin en toute chose.

- Les Evolutionnistes scientifiques (E) : il me semble nécessaire de rappeler, à travers cette catégorie, que bon nombre d’étudiants ou chercheurs en biologie de l’évolution se limitent à une prise de position purement scientifique et entendent réfuter le créationnisme sur ce seul terrain. A leurs yeux, toute conviction non-scientifique n’a pas de place dans le débat. On pourrait qualifier leur démarche de rationaliste.

- Les Evolutionnistes matérialistes (E) : ces partisans sont rattachés au matérialisme philosophique, tel le biologiste Richard Dawkins.

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Mouvance complexe, le créationnisme n’en reste pas moins un véritable danger pour la science américaine. La pression de ses partisans, unifiés autour d’un même combat contre la biologie moderne, peut à chaque nouvelle élection locale ou nationale faire reculer l’enseignement et la recherche scientifique aux Etats-Unis. Les répliques de la Républicaine Sarah Palin concernant la Drosophile avaient provoqué l’hilarité générale en 2008. Aujourd’hui, la plaisanterie ne fait plus rire. Car dans ce pays laïque mais profondément croyant, où la question religieuse prend une place prépondérante dans le débat politique, le créationnisme apparaît de plus en plus comme une opinion respectable plutôt qu’une menace aux yeux des américains moyens. Principale raison ? La liberté d’expression et de culte (Premier amendement), qui pousse les lobbies à réclamer un enseignement alternatif et à exiger un droit de regard sur la recherche publique. Sans que l’état n’ait réellement son mot à dire dans cette affaire.

Il faut, pour une fois, nous féliciter de notre système français, qui malgré la crise résiste encore à la pression obscurantiste. Certes, la situation est fragile dans certains collèges et lycées, la pression créationniste s’accentue d’année en année contre l’enseignement secondaire, et la manifestation du 13 janvier dernier fut également l’occasion pour les intégristes religieux d’exiger un recul de nos acquis sociaux en matière de conception et de contraception. Mais à la différence des Etats-Unis, notre laïcité nous offre des bases solides pour ne pas céder. Il nous suffit de nous en souvenir, et de se rallier à cette lumière face à cette vague de repli obscurantiste.

Un grand merci aux contributeurs Facebook m’ayant adressé leurs remarques et commentaires lors de la rédaction de ce billet !

 

117 commentaires sur : Créationnistes contre Evolutionnistes : l’inquiétante situation américaine

  • […] siècle. Le phénomène semble même toucher toutes les classes sociales, puisqu’un sondage publié en 2012 dans Scientific American montrait que la moitié de la classe politique se déclarait […]

  • […] peut-il bien servir de vitrine publicitaire pour la promotion de la théorie de la « Terre Jeune » ? C’est l’improbable tour de force que le « Creation […]

  • Jim

    Je suis au regret de vous dire que SI, il y a bien une croyance dans « l’évolutionnisme ».
    Elle se situe dans l’interprétation des faits scientifiques observables par tout un chacun, il s’agit donc bien là d’une croyance.
    Par exemple, ce n’est pas parce que l’on observe une mutation fortuite, comme l’existence d’un doigt ou un membre supplémentaire sur un individu, que c’est nécessairement par ce processus que des membres soient « nés » spontanément sur des formes de vie antérieures.
    L’évolutionnisme tel qu’il est enseigné aujourd’hui nous « force » a accepter des conclusions d’observations de faits scientifiques, qui ne sont en fait qu’une conclusion personnelle d’individus, qui ne peuvent imaginer rien d’autres comme option logique.
    Certains professeurs, comme Denton ou Behe, et beaucoup d’autres, tirent et ont tiré des conclusions tout a fait différentes de celles des « évolutionnistes patentés ».

  • benk2000

    Allez on est reparti … les rois de la pataphysique sont de retour …
    Je crois vraiment que si tu veux la tranquillité, il te reste plus qu’à fermer ce post sinon tu vas finir comme don quichotte ;)
    Et puis c’est plus marrant quand c’est l’article sur l’ascendeur spatial qui remonte des tréfonds du site parce que là, avec les tarés en question tu vas te retrouver fiché par « la manif pour tous » et ça va finir comme avec les « climato-débile », des envies de meurtre …

  • @ Jim : monsieur, vous semblez me répondre de manière automatique sans examen ni discussion de ma réponse au sujet de la croyance et de la démarche scientifique. Aussi, je recopie directement ma réponse qui s’applique encore une fois à votre discours.

    Permettez-moi donc de revenir une bonne fois pour toutes sur vos propos. Cela m’est facile, puisque vous reprenez mot pour mot des arguments déjà rejetés et des impostures déjà démasquées dans ce billet et ses commentaires. Comme le montre d’ailleurs ce débat, il n’est pas possible de valider vos propos car ils relèvent du dogmatisme et non de la science. Je vous rappelle aussi cette maxime qui est mienne : Avoir sa propre vision du monde est très bien. Le problème commence lorsque l’on commence à vouloir imposer sa foi comme dogme scientifique.

    Il n’existe pas de « croyance dans l’évolutionnisme ». L’évolution est une discipline scientifique. Or les scientifiques ne « croient » pas en leur discipline mais corroborent des hypothèses à partir d’observations expérimentales. Cette différence est majeure et renvoie par là même à la méthodologie scientifique. Comme je l’écris souvent, le problème de la croyance s’illustre par le fameux cygne noir de Popper. La science s’appuie sur l’observation sans jamais rien présager des observations futures. Si je vois passer des cygnes blancs, et que j’émets l’hypothèse que tous les cygnes sont blancs, alors mon modèle sera invalidé le jour où je verrai un cygne noir. La croyance ou le dogme religieux ne fonctionnent pas de la même façon : si le dogme impose que tous les cygnes sont blancs, alors l’existence du cygne noir est réfutée. C’est pourquoi le dogme religieux, qui a toute sa place dans la foi de chacun, n’a aucune place en sciences.

    Vous citez Denton et Behe comme des personnes compétentes dans ce débat. Permettez-moi de vous rappeler l’imposture de ces deux scientifiques. Michael Denton est un biochimiste britannique et australien et un des pères de l’Intelligent design. Bien que se proclamant comme un « évolutionniste ayant rejeté le créationnisme biblique », il est connu pour son essai « Evolution: A Theory in Crisis » (1985) dans lequel, à partir d’une mauvaise compréhension de la phylogénie moléculaire, il rejette les notions de gènes homologues, de gènes paralogues, de gènes ancestraux, et par le même raisonnement, rejette toute idée d’arbre phylogénétique moléculaire aboutissant à la théorie d’un ancêtre commun « LUCA ». Pour Denton, un design plus intelligent « échappe » à la compréhension humaine. Trente ans après la rédaction de son essai, les centaines de publications peer reviewed en biologie et évolution moléculaire ainsi que l’avènement de l’ère de la génomique discréditent totalement les thèses de dessein intelligent de Denton. Ce dernier a d’ailleurs du revenir sur certaines de ses idées devant l’évidence des choses. Michael Behe, biochimiste, considère quant à lui les biomolécules « trop complexes » pour être comprises et expliquées par des mécanismes évolutionnistes. Behe considère Denton comme un de ses mentors, puisque c’est après avoir lu « Evolution: A Theory in Crisis » qu’il se rangea du côté de l’ID. Ses idées se sont effondrées au fur et à mesure que progressaient la modélisation 3D des protéines, le génie biotechnologique et l’avènement de stratégies de mutation moléculaire dans le cadre d’expériences en laboratoire d’évolution dirigée. La réussite actuelle de la biologie de synthèse souligne d’ailleurs que non seulement il est possible de produire des génomes viraux de synthèse, mais également un génome bactérien entier et maintenant le projet de génome artificiel de la levure. Leur compréhension a donc largement progressé et progresse encore. En définitive, des chercheurs comme Craig Venter ont désormais démontré que la biologie moléculaire n’avait aucun mystère ni aucun dessein intelligent caché qui ne puisse échapper au regard de la science. Le dessein intelligent est donc aujourd’hui totalement réfuté par l’expérimentation scientifique. L’évolution, en tant que discipline scientifique moderne et héritière de précurseurs tels que Darwin, Mendel ou encore Dobzhansky, est actuellement la seule discipline dont les théories et hypothèses sont en accord avec les observations rapportées par les biologistes.

    Que des scientifiques comme Behe et Denton s’obstinent dans le dessein intelligent montre qu’ils sont prisonniers de leurs propres dogmes et croyances. Mais ces personnes sont suffisamment malines pour jouer un double rôle : celui de bon scientifique le jour, et de créationniste la nuit. Behe est d’ailleurs membre du Discovery Institute, un think tank de la droite religieuse américaine. A tel point que l’Université de Lehigh, en recrutant Behe comme professeur de biochimie, s’est sentie obligée de sauver les apparences avec ce genre de communiqué : « While we respect Prof. Behe’s right to express his views, they are his alone and are in no way endorsed by the department. It is our collective position that intelligent design has no basis in science, has not been tested experimentally and should not be regarded as scientific ». La stratégie est toujours la même : séparer un travail scientifique irréprochable de son activisme, afin que le premier donne du poids aux propos créationnistes soutenus en-dehors du laboratoire. C’est rusé, et c’est ainsi que l’I.D. progresse à visage masqué, en faisant croire à une simple « prise de position » de savants respectables.

    • Loïc (@FG_Cthulhu)

      Je crois que Guillaume a déjà dit l’essentiel, mais j’aimerais tout de même ajouter que l’argument de la « croyance » (habituel pour qui discute avec les adversaires du paradigme évolutionniste) ne tient pas pour une raison supplémentaire. En effet, abstraction faite des présupposés énormes et des confusions qui se cachent au fondement de cette opinion, même si on concédait que la pensée évolutionniste est une variante de croyance, il resterait à surmonter une autre difficulté, à savoir que toutes les croyances ne se valent pas. Et ceci est, je crois, accepté même par les tenants de l’Intelligent Design. Par conséquent, assimiler l’évolutionnisme à une croyance n’a rien d’une réfutation. Ça ne suffit même pas à relativiser sa valeur de vérité, compte tenu de ce que toutes les croyances ne se valent pas. Bref, même en faisant de grosses concessions à l’argument de Jim, on se retrouve dans une impasse…

  • Le modèle du développement scientifique de Popper n’est pas tout a fait juste. Ainsi Kuhn remarquait que le fait que l’orbite d’Uranus ne correspondait pas à la théorie n’a jamais servi à réfuter la théorie de la gravitation de Newton. Au contraire on a postulé l’existence d’une planète supplémentaire pour expliquer cette anomalie (planète qui a effectivement été observée ensuite: il s’agit de Neptune). De même dans le cas de l’orbite de Mercure, sauf que cette fois il a fallut revoir la théorie pour l’expliquer.
    Il y a donc bien un sens à dire, comme le propose Jim, que les théories sont des visions du monde qui « filtrent » et adaptent les observations.
    Pour autant ce constat ne devrait pas nous faire douter que les théories scientifiques sont les visions du monde qu’il est le plus raisonnable d’accepter. Au contraire je dirais : ce qui fait la force d’une théorie scientifique, c’est sa capacité à prévoir des observations nouvelles (comme dans le cas de Neptune). A ce titre la théorie de l’évolution est extraordinairement fructueuse puisqu’elle a permit d’anticiper l’existence de l’ADN par exemple, et que la phylogénétique fait de nombreuses prédictions quantifiées sur les liens de parenté entre espèces qui se vérifient effectivement. Pour paraphraser la philosophe des sciences Putnam, ce serait un miracle que toutes ces prédictions se confirment ainsi si cette théorie n’était pas fondamentalement juste.
    Peut être sera-t-elle révisée un jour comme la théorie de Newton, mais par une théorie qui l’incorporera plutôt que par une théorie foncièrement antagoniste.
    Au contraire le créationnisme ou la théorie du dessein intelligent ne permettent pas de faire de nouvelles prédictions substantielles, ce qui en fait plutôt des thèses philosophiques.
    Rien de péjoratif la dedans : certaines thèses philosophiques se muent finalement en programmes de recherche fructueux (l’atomisme par exemple).
    Seulement à ce titre le créationnisme ou le dessein intelligent ne peut prétendre se placer sur le même plan que l’évolution qui a « transformé l’essai » en quelque sorte, et même si ces idées devaient finalement mener à de réelles théories scientifiques, il y a fort à parier que ce sera en intégrant les acquis de l’évolution, en dépassant l’évolution plutôt qu’en s’y opposant (ce qui à mon sens fait que le créationnisme est en très mauvaise position).
    Certaines théories sophistiquées du dessein intelligent prétendent peut être à un tel dépassement (les versions qui acceptent la plupart des élément prédictifs de l’évolution). Seulement elle ne sont pas aujourd’hui formulée de manière suffisamment précises pour véritablement mener à un programme de recherche et faire des prédictions et il n’est pas certains quelles le soient un jour : ce genre de thèse doit être discuté au sein de la philosophie plutôt que de la science afin de voir comment elles se situent vis-à-vis des thèses concurrentes (le naturalisme en l’occurrence) et des arguments opposés. C’est seulement de cette manière qu’elles peuvent espérer un jour acquérir une formulation plus précise, à l’issue de concessions et d’amendements face à l’adversaire.
    Mais si le créationnisme a tort de se voir comme théorie scientifique, on peut faire un reproche semblable à un certain nombre de ses adversaires, qui est de tenir le naturalisme pour un acquis plutôt que pour un présupposé méthodologique (fructueux).
    C’est à mon avis ce qui donne lieu à un certain nombre de dialogues de sourds, les créationnistes ressentant (à juste titre selon moi) une certaine condescendance de la part de leurs adversaires.

    En résumé je pense que si en effet le créationnisme n’est pas à même de concurrencer l’évolution, on a tort d’y voir un pur dogme. A mon avis le problème se situe plutôt dans une confusion entre science et philosophie, confusion qu’on retrouve des deux côtés du débat.

    • @ Quentin : pour détailler et approfondir Popper d’accord, mais tu chipotes quand même vu les besoins de la discussion. Si je simplifiais la philosophie des sciences ou la méthode scientifique à Popper ce serait une erreur et tu as raison de rappeler ces éléments. Mais dans l’utilisation que j’en fais ici, force est de constater que les cygnes blancs de Popper sont un très bon moyen d’expliquer simplement la démarche scientifique sans entrer dans les détails. Car n’oublie pas que le diable est dans les détails ;)

      Pour le reste comme je l’ai écrit plusieurs fois sur ce blog je n’approuve pas les courants de pensée scientistes souhaitant réfuter toute religion, croyance ou spiritualité au nom de la science. De même que chacun est libre de ses opinions religieuses. Ici ce que je condamne avant tout c’est l’ingérence négative de l’intégrisme religieux dans la science.

      Enfin juste entre parenthèses, quand tu écris « si en effet le créationnisme n’est pas à même de concurrencer l’évolution, on a tort d’y voir un pur dogme » je note que tu fais toi la réflexion de ne pas y voir un dogme, ce qui est très bien, mais que la plupart des créationnistes venant poster sur les blogs et forums en font tout de même un dogme. A tort peut-être mais force est de constater que cela se retrouve immanquablement dans les messages de trolls. Or ce ne sont pas les créationnistes réfléchis et raisonnés qui postent le plus de messages, hélas.

      • Effectivement c’est plutôt dans les détails que ça se joue, mais je pense que la nuance est importante : c’est une « vision du monde » que les créationnistes combattent. Si on leur réponds juste « aucune vision du monde, c’est une hypothèse vraie jusqu’à preuve du contraire, circulez ya rien à voir » je comprends qu’ils se sentent un peu lésés et que les débats n’en finissent pas.

        L’autre point important est que la thèse de Popper ne nous dit pas pourquoi les théorie scientifiques sont vraiment crédibles, finalement elle est assez faible. A mon avis l’aspect « nouvelles prédictions » est vraiment caractéristique des théories bien acceptées.

        Après tu as raison il y a les trolls et autres fanatiques avec qui la discussion est quasiment impossible…
        Et certaines thèses sont plus dogmatiques que d’autres, le créationnisme en fait partie (il a été légitime, mais il faut avouer qu’il n’est plus vraiment défendable depuis le succès du paradigme darwinien…)
        sans compter que de situer le débat sur le plan scientifique relève de l’imposture. La dessus on est d’accord.
        En fait je voulais simplement dire qu’il faut y voir une position avant tout philosophique.

        Sinon je signale un article que j’avais écrit sur le sujet il y a quelques temps, qui reprends les mêmes idées : http://ungraindesable.blogspot.fr/2013/09/science-pseud-science-et-philosophie.html

        • Nous nous sommes compris. On aspire toujours à créer une discussion approfondie et qui plus est en philosophie où la discipline s’y prête bien volontiers. Je ne pense pas cependant qu’il soit mauvais d’appuyer certains faits quitte à les marteler, notamment dans le cadre d’impostures scientifiques où tout « debunking » doit être clair et définitif. Le problème étant qu’à force d’ajouter des détails à ses tentatives de persuasions, on risque de provoquer le fameux « effet boomerang » en psychologie. D’ailleurs au passage certains trolls orientent volontairement les discussions pour provoquer cet effet et déstabiliser leurs adversaires.

          Mais je pense en lisant ton article que si nos réflexions ont des points de départ différents (vous le philosophe, moi le biochimiste) elles se rejoignent en de nombreux points et je ne peux qu’applaudir votre phrase « Malheureusement les tenants de l’Intelligent Design, plutôt que de défendre cette thèse sur un plan philosophique, plutôt que d’essayer de la rendre suffisamment robuste pour qu’elle puisse éventuellement motiver un programme de recherche scientifique ou infléchir les programmes existant, se placent directement sur le terrain scientifique en venant contester les résultats bien établis de la biologie » et je n’oublie pas la réciproque plus loin.

          L’imposture est en définitive aussi question d’ingérence. D’ailleurs, sois-en certain, si je tiens énormément à mes fameux cygnes, je ne les fais pas sortir non plus de leur étang scientifique pour venir trompeter dans d’autres mares.

        • Loïc (@FG_Cthulhu)

          Après, pour ma part et pour ce que ça vaut, j’ai tendance à trouver très problématique l’assimilation de la pensée créationniste (démarche fondamentalement théologique) à une pensée philosophique. Je crois qu’on gagne à distinguer ces deux démarches qui peuvent entrer en relation mais qui, me semble-t-il, ne sauraient être confondues.

          • Là dessus je vous laisse entre philosophes sur le billet de Quentin, cependant la phrase que je cite me plaît et je m’en explique : elle permettrait d’aborder des approches plus métaphysiques comme celles de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan ou de l’écologue Jean-Marie Pelt. L’idée étant non pas d’introduire le religieux dans la science mais de chercher un axe de réflexion supplémentaire pour enrichir notre vision scientifique du monde. Chose que Einstein faisait déjà en son temps d’ailleurs.

            Même si je trouve la pensée de Quentin intéressante, il sera cependant très dur et très long de débarrasser le créationnisme de ses oripeaux d’intégrisme religieux pour en faire un courant de pensée philosophique respectable. TXT et JMP se déclarent d’ailleurs opposés au créationnisme dans leurs plaidoyers. Or voilà qu’une faille apparaît dans ce beau tableau que nous imaginons : le « principe anthropique » cher à Trinh Xuan Thuan est vérolé par les thèses de l’Intelligent Design… On y retrouve, pour son penchant biologique par exemple, les thèses d’un certain Denton, nommé plus haut.

            Ce qui conduit à un paradoxe : comment adhérer au « principe anthropique » tout en réfutant le créationnisme ? Ce n’est pas possible de refuser l’un pour accepter l’autre. Et nous aboutissons ainsi à une nouvelle imposture scientifique qui amusera Old Cola, lui qui a eu occasion de se frotter à un certain « Jean Staune » ^_^

            Bref, je trouve l’idée belle sur le plan philosophique et spirituel mais nous sommes loin, très loin, d’aboutir à une pensée philosophique utile aux sciences. En d’autres termes, ce n’est pas une pensée compatible avec la recherche scientifique.

            Ne trouvez-vous pas, au final, que le plus simple reste encore de laisser à chacun la liberté de ses croyances tant qu’elles n’empiètent pas sur la science ?

  • […] de la « Terre jeune » , figurant pourtant parmi les courants créationnistes les plus radicaux, basent leurs argumentaires à partir de découvertes scientifiques. Mais à la différence des […]

  • Jim

    « L’évolutionnisme » est en tout point une croyance philosophique, car elle postule que les espèces ont évolué d’elles même par le seul fait du hasard.
    « Le créationnisme intelligent » ou ID, postule que une entité extérieure a élaboré toutes les créatures vivant sur terre.
    Il s’agit de deux croyances, et aucuns arguments que j’a pu lire ici, ne me feront penser le contraire.
    Par contre, l’une de ces deux croyances me parait avoir un taux de probabilité bien plus élevé que l’autre.
    L’ID ou dessein intelligent me semble bien plus scientifique que l’évolutionnisme, car il supporte le principe d’une création possible par des scientifiques! Plus scientifique que cela ça n’existe pas.
    La probabilité que des ètres doués de science, venus d’ailleurs dans l’univers, pour implanter la vie sur terre me parait bien plus probable que de m’en référer au principe du « hasard constructif ».
    Chacun restera sur ses certitudes, je n’ai personne a convaincre, j’essaye juste de montrer que ce que l’on enseigne encore aujourd’hui dans nos écoles, est une théorie plus que contestable sur le plan scientifique.
    Je suis pour l’enseignement du dessein intelligent au même niveau que l’évolutionnisme.
    Cela se pratique déjà dans certaines écoles, et un jour forcément cela se fera partout, surtout lorsque une espèce biologique nouvelle sera créée.

    • Cassiny

      « La probabilité que des ètres doués de science, venus d’ailleurs dans l’univers, pour implanter la vie sur terre me parait bien plus probable. »

      Tiens un raélien ! Ils t’ont laissé sortir de ta secte, Jimmy Guieu ? Putain le niveau d’abrutissement de ce commentaire fait peur. Le mec qui catalogue la biologie de l’évolution comme une croyance. Rien qu’à ça il a rien compris et devrait fermer sa gueule.

    • Cela va être dur de démontrer que l’évolution est contestable sur le plan scientifique. Mais rien n’est impossible au dogme religieux, on va dire…

      Par contre bien plus facile à démontrer : l’évolution, ça marche !

      http://www.traqueur-stellaire.net/2014/03/preuves-experimentales-evolution-darwinienne/

      Quant à enseigner l’ID dans une école publique, là je ne peux que vous rappeler le principe de laïcité. Peut-être au catéchèse si ça les amuse, et encore. Quant aux écoles privées, les USA ne sont qu’une exception et c’est plutôt la tendance inverse qui se manifeste :

      http://www.traqueur-stellaire.net/2014/06/uk-ecoles-creationnisme-banni/

      Quant à la posture « scientifique » de l’ID et du créationnisme, c’est une blague, je suppose ?

      http://www.traqueur-stellaire.net/2014/07/imposture-chainon-manquant-lucy-australopitheques/

      Allons cher Jim, vous vous obstinez à perte : aucune preuve tangible, des faits falsifiés, le dogme comme méthodologie, croyez-vous vraiment convaincre quiconque ?

      En même temps, je crois surtout que je perds mon temps à vous répondre… Une dernière remarque, tout de même : vous confondez visiblement ID et créationnisme technologique. Attention, l’un est religieux, l’autre peut être athée ! Vous pourriez vous attirer les foudres des religieux ;)

  • Jim

    Je ne confond rien du tout. Je parle de « dessein intelligent », ça me semble pourtant clair!
    La cause du créationnisme n’est pas définie dans le concept de l’ID, même si les « ayallahs »de l’évolutionnisme voudraient nous faire croire le contraire. Cette vision du créationnisme peut s’accommoder tout a fait avec le principe de la laicité. Pourquoi n’en serait-il pas autrement?
    Le seul problème est la radicalisation des tenants de l’évolutionnisme qui refusent obstinément la concurrence, pour des raisons évidentes. Ils veulent conserver a tout pris leur prés-carré, car si on compare les deux options qui veulent expliquer chacune les origines de la vie, les opinions seraient plus que partagées, et très certainement je pense les tenants de l’évolutionnisme verraient leur prétentions sérieusement revues a la baisse.
    Aux USA, pays de liberté, le nombre de personnes ne croyant pas a l’évolutionnisme est de beaucoup supérieurs aux autres, selon des tas de sondages.
    La façon dont les évolutionnistes tentent de discréditer les créationnistes est ridicule. On veut nous faire croire qu’il s’agit de personnes ayant un QI inférieur a la moyenne, que ces gensne réfléchissent pas, qu’ils sont incultes ou alors qu’ils s’imaginent que la terre a été créée en 6 jours, etc…
    Si aujourd’hui il y a discussion, c’est bien la preuve que l’évolutionnisme n’arrive pas a convaincre, qu’il est contestable, que les sois-disant preuves qu’il avance, sont mises a mal.

    • Heu non, il n’y a pas discussion. Par contre je constate que 1/ vous ne voulez pas lire 2/ vous ne voulez pas comprendre 3/ vous ne voulez pas sortir du Dogme.

      Donc en conclusion, on arrêtera là cette discussion.

    • Cassiny

      En tout cas Jim a raison sur un point : les créationnistes sont des débiles profonds. Et il le prouve dans ses commentaires :D

      Non pas c’est sûr, l’évolutionnisme risque pas de convaincre des abrutis congénitaux…

      • Je ne pense pas que Jim soit idiot, il est juste embrigadé dans son intégrisme religieux. Si la Bible lui disait que les oiseaux ne volent pas, il nierait les volées de moineaux devant lui. On ne peut pas lui en vouloir, mais comme il se comporte comme un troll velu en refusant toute preuve venant bousculer ses thèses, il est inutile de discuter avec lui plus longtemps. Forcément, lorsque l’on refuse les faits, on peut continuer à contester l’évolution ad vitam eternam.

        A croire que le créationniste a peur que l’évolution ne détruise sa foi religieuse. Ce qui est absurde, puisque la science ne se mêle pas de religion. Allez un petit strip humoristique pour détendre l’atmosphère :

    • FennNaten

      Désolé Jim, mais des commentaires qui tentent de convaincre en utilisant de faux arguments relevant de la malhonnêteté intellectuelle ne sont pas le bon moyen pour gagner du crédit.
      « USA pays de la liberté », sérieusement ? Non seulement la prémisse est sans fondement, mais le raisonnement derrière « pays de liberté -> plus de créationnistes/tenants de l’ID -> créationisme/ID = liberté -> créationisme/ID = bien » n’a absolument aucune valeur. Je peux faire pareil de mon côté: « USA, pays occidental dit développé ayant le niveau moyen d’éducation le plus bas -> plus de créationistes/tenants de l’ID -> donc plus le niveau d’éducation est bas, plus on a de créationistes -> le manque d’éducation cause le créationisme -> créationisme/ID = mal ». Mais comme toi, je ferais alors l’erreur de sortir une prémisse de mon chapeau, de la corréler avec une donnée sans rapport mais négative pour pousser le lecteur à associer ‘créationisme’ et ‘mal’, et de confondre corrélation et causation.
      Le fait qu’il y ait ‘discussion’ n’a rien à voir avec la validité ou non d’une thèse, ni avec la solidité des arguments. Ce n’est une preuve de rien, mis à part du fait que ‘des gens ne sont pas d’accord’. Ce qui en terme de théorie scientifique, est plutôt pauvre.
      Tenez, je vais appliquer une nouvelle fois votre méthode de raisonnement:
      « Jim défend l’ID. Jim utilise des fallacies rhétoriques pour défendre son point de vue. Donc l’ID est une théorie fallacieuse. » Ah, que la vie est facile quand on peut baser son raisonnement sur des fautes de logique et simplement décider qu’on a raison.

  • Jim

    « L’évolutionnisme » est un dogme, et bien évidemment vous refuseriez toutes les preuves qui en démontreraient son impossibilité. C’est bien la preuve d’un dogmatisme irréfutable, non?
    « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ». Ce dicton se vérifie ici, de façon splendide.
    La nouvelle insulte couramment utilisée pour réfuter toute vision différente des intégristes de la pensée unique est, « troll, ici créationniste ». Avant c’était « con » aujourd’hui c’est « troll ». Faut s’y faire…
    Si vous voulez me censurer, libre a vous, mais alors pourquoi ouvrir un espace « commentaires »?
    Si j’ai bien compris seules les idées évolutionnistes, conforme au politiquement correct, ont ici leur place? Curieux comme démarche non?
    Moi je n’ai peur de discuter avec qui que ce soit! Cela ne semble pas le cas pour vous.
    J’assume en totalité ce que j’écris ici, et me considère d’une totale honnèteté, simplement je ne suis pas d’accord avec vous, et je suis au regret d’avoir a vous le dire.
    Je ne défend qu’un chose, le droit a la différence, le droit de penser que ce qui nous a été enseigné n’est pas a mes yeux crédible. Je ne crois pas un instant que nous soyons le résultat d’un processus évolutif. Pouvez vous respecter ce principe?
    Si vous ètes si sur de vos certitudes, il ne devrait normalement y avoir aucuns problèmes a ce que l’enseignement du « créationnisme scientifique » ne puisse se faire a l’école, comme ailleurs?
    Si une telle théorie était aussi indiscutable que vous l’affirmez, nous n’en discuterions probablement plus aujourd’hui, de la même façon qu’on ne discute plus de la rotondité de la terre.
    Le problème, c’est que des scientifiques, comme Gould, Denton, Behe, etc…remettent en cause l’évolutionnisme comme seule explication logique des origines du vivant.
    Comme le disait Einstein, il est plus facile de détruire un atome, qu’un préjugé.
    J’estime, moi et beaucoup d’autres, et de plus en plus de personnes, que le « dessein intelligent », devrait etre enseigné a temps égal avec l’évolutionnisme.
    Il est quand même insensé que ce ne soit pas encore le cas, car je paye des impots comme tout le monde, et ce a quoi je crois, doit ètre respecté, même si ce courant est encore minoritaire dans les pays francophones. Mais l’état n’en est pas a une injustice près. L’égalité des droits n’est pas encore de mise, même si des progrès se font petit a petit.
    Si j’affirme que les USA est un pays qui est un des rares a accepter que l’on puisse, ne serais-ce que discuter, ou envisager le « créationnisme » comme une option sérieuse, voire l’enseigner dans certaines écoles, c’est bien la preuve que ce n’est pas encore possible en France, par exemple, et que donc ce pays la liberté et l’égalité ne sont qu’un gentil slogan accroché sur quelques monuments anciens. Dans la pratique, c’est bien sur loin d’ètre le cas.
    La parité devrait s’exercer ici également, comme partout ailleurs.
    En enseignant les deux théories, chacun pourrait choisir celle qui lui convient le mieux, cela me semble une évidence.
    Là, on est dans une démarche de forcer les autres a penser d’une seul façon, l’évolutionnisme, en empêchant les autres de voir une autre possibilité, le créationnisme.
    Lorsque Darwin a écrit son ouvrage, il a eu a subir un tollé général de la part de la majorité de ses concitoyens de l’époque. Aujourd’hui c’est l’inverse qui se produit, étonnant, non?

    • C’était le dernier commentaire de Jim que je publie sur ce blog. Je l’ai lu trois fois et j’en ai chialé de rire tellement c’est tarte. Sa capacité à nier le moindre argument, le moindre commentaire, la moindre évidence qu’on lui fournit sur un plateau en fait un champion ultime du créationnisme, le big boss de la connerie obscurantiste level 100. Pire qu’un militant de la Manif pour tous.

      Je me suis donc dit qu’il fallait absolument que je valide ce commentaire, une telle pépite se doit d’être partagée avec vous. Je crois que je me suis pissé de rire quand j’ai lu des arguments du genre « car je paye des impôts comme tout le monde » et « la parité devrait s’exercer ici également ». GENIUS.

      Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Allez merci pour la rigolade !

  • Benk2000

    Ah ben celui là il a fait pssssccchhhiiitttt … Allo oxo, ici la terre … On ne vous reçoit plus … Vous êtes où, dans la lune …. C’est donc ça …
    Treve de plaisanterie, ça fait peur quand même hein, on en a chez nous aussi des zozos qui pensent que vue qu’ils payent des impots tout leur est du …
    Moi jai une croyance qui fait que je ne peux manger que dans un trois etoile tout les jours !!! Mais que. Fait le gouvernement, je paye des impots quoi !!! Pathetique

  • […] Créationnistes contre Evolutionnistes : l’inquiétante situation américaine […]

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