La bataille de Calth – Dan Abnett
La sortie d’un nouvel épisode de la série l’Hérésie d’Horus signé de la plume de Dan Abnett est toujours un petit événement pour tout fan de l’univers Warhammer 40,000. Au vu du talent de ce vétéran de la littérature de licence, la parution a même toutes ses chances d’intéresser les amateurs de space opéra ou de romans militaires ! Toujours aussi à l’aise avec cet univers futuriste, Dan Abnett entame dans ce dix-neuvième tome un épisode majeur de cette grande guerre civile qui déchira l’Imperium : la bataille de Calth. Ce monde-frontière, tenu par les loyaux Ultramarines, fut traîtreusement attaqué par les renégats Word Bearers. Quel fut le déroulement de la bataille ? Et comment Calth, monde prospère et écologiquement stable, devint ce désert à la surface inhabitable ? Dan Abnett revient sur ces sombres évènements et nous révèle le destin tragique des Ultramarines…
Des origines de cette bataille, nous n’aurons droit qu’à un bref résumé : les incidents ayant mené à les Word Bearers à trahir l’Empereur ont été expliqués dans le quatorzième tome : Le Premier Hérétique. Et c’est tant mieux. Car alors que bon nombres d’épisodes récemment parus s’éternisent dans une description des évènements pré-hérésies, Dan Abnett fait enfin avancer la frise chronologique de la série. Enfin ! Il me tardait sérieusement de lire autre chose que d’éternelles comparaisons entre la vie des Légions Astartes, de l’Armée impériale ou des simples citoyens de l’Imperium avant et pendant la trahison d’Horus. Son choix, porté sur le développement d’une des premières grands batailles de l’Hérésie d’Horus, permet également de reprendre l’intrigue laissée en suspens dans le neuvième tome, La bataille des Abysses, qui présentait déjà la mise en place d’un piège contre les forces Ultramarines. Alors que bon nombre de romans successifs revinrent sur les évènements d’Istvaan III et V, lorsque le Maître de Guerre Horus se rebella ouvertement contre l’Empereur, il était grand temps de reprendre le cours de ce conflit entre Word Bearers et Ultramarines.
Il devenait donc impératif que la série passe enfin la vitesse supérieure. Et de ce côté-là, j’ai été plutôt servi. La bataille de Calth se présente comme un très bon roman de SF militaire, bourré d’action et découpé en séquences chronologiques permettant de mieux apprécier les plans d’ensemble des deux factions combattantes. L’effet de surprise quant à la brutale trahison des Word Bearers est d’ailleurs amené avec soin, et les évènements apocalyptiques mettant le feu aux poudres sont décrits dans un rythme épique à couper le souffle. Malgré une quatrième de couverture qui ne laisse planer aucun mystère sur les intentions de la légion renégate, Dan Abnett sait amener son récit et retenir l’attention du lecteur. L’ensemble est donc à la hauteur de la réputation d’Abnett, qui nous offre un récit agréable et divertissant. Du pur roman de licence.




Je vois que tu as mis un tag « space opera », parfait. J’y reviendrai quand j’aurai moins de retard de lecture.
Oui, avec du grand spectacle. Un vaisseau qui percute une base orbitale à vitesse relativiste, un Primarque qui combat sans casque dans l’espace, un croiseur spatial de 5 km de long qui se plante à la surface sur une ville.
Wow, ça pète !
Ce que tu cites, c’est un peu le fantasme de tout fan de space-opera populaire !
C’est du Abnett, tu en as pour ton argent !