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Lorsque le politique pointe la Lune du doigt

Il n’y a pas que Jacques Cheminade pour nous promettre la Lune. Les Russes se déclarent eux aussi à nouveau dans la course, quarante ans après leur cuisant échec de la fusée N-1. Dans un document dévoilé par le quotidien économique Kommersant, l’Agence spatiale russe présente un programme ambitieux pour les vingt prochaines années : monter des vols habités vers la Lune et Mars tout en envoyant des sondes robotisées vers Vénus et Jupiter.

La Russie veut rester dans le club des trois plus grandes agences spatiales et n’entend pas se faire doubler par la Chine. Aussi lance-t-elle en ce mois de Mars un planning sur vingt ans à la hauteur de sa gloire aérospatiale passée. Point d’orgue de cette feuille de route pour 2030, la visite de la Lune et la participation au premier vol humain vers Mars. Mais pour se faire, la Russie devra renouveler sa gamme de lanceurs, en développant notamment la nouvelle famille de fusées « Angara » et en proposant des vaisseaux spatiaux à plus long cours que l’actuel Soyouz.

L’élection contestée de Poutine fait-elle des étincelles au sein de l’Agence spatiale russe ? Ce programme semble aussi gros que la fraude électorale du Chuck Norris russe, et si les russes gardent encore un savoir-faire d’excellence en matière d’aérospatiale, la récente série noire des Soyouz et le coût exorbitant de ce programme a de quoi laisser sceptique plus d’un expert spatial.

D’autant que promettre la Lune pour flatter les électeurs revêches est furieusement tendance cette année. Aux Etats-Unis aussi, le candidat républicain Newt Gingrich a usé de ce tour de passe-passe en promettant aux américains une base lunaire permanente d’ici 2012. De quoi tenter un effet Kennedy un peu dépassé. Et son adversaire au Primaires républicaines Mitt Romney d’en profiter pour lui lancer cette cinglante réplique : « J’ai passé 25 ans dans les affaires. Si un cadre dirigeant était venu me voir pour me dire qu’il voulait dépenser quelques milliards de dollars pour installer une colonie sur la Lune, je lui aurais dit : “Vous êtes viré.” ». Heinlein et son Histoire du Futur n’ont plus qu’à aller pointer au chômage.

Crédits : P. Pesavento (collection).

 

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