Devil Girl from Mars – David MacDonald (1954)
L’arrivée de vieux films de science-fiction dans le domaine public s’accélère depuis quelques années, et de véritables pépites sont désormais accessibles sur google video pour qui veut bien y jeter un œil. Alors, comment ne pas succomber aux charmes de Devil Girl from Mars, film britannique de David MacDonald, avec ses effets spéciaux à faible budget, ses dialogues simplistes et son scénario trivial ? Réchauffez le pop-corn, sortez le cola du réfrigérateur, et installez-vous bien confortablement dans votre canapé, car la séance va débuter.
Nous sommes dans un pub campagnard, perdu dans la lande écossaise. Mrs. Jamieson est une hôtesse réputée, et son mari alcoolique ne manque pas de rajouter une touche de charme écossais à son coquet établissement. La nuit est tombée depuis plusieurs heures lorsqu’une voiture se gare dans la cour. Un journaliste américain, Michael Carter, accompagne le Pr. Arnold Hennessey à la recherche d’un météore tombé non loin de là. Leurs investigations ne sont guère chanceuses, et les deux hommes se sont perdus en chemin. Ils décident de passer la nuit dans notre auberge écossaise et de reprendre leur route le lendemain matin, lorsqu’un éclair éblouit la campagne environnante. Une soucoupe volante vient de faire son apparition, et sous les regards médusés des clients et aubergistes, se pose à quelques mètres de l’établissement.
Intrigués par cet insolite objet volant, nos observateurs se perdent en conjectures sur la nature du vaisseau lorsque surgit dans l’auberge une grande femme brune, entièrement vêtue d’un costume moulant et d’une longue cape de vinyl. La Commandante Nyah, aussi sexy soit-elle, n’en reste pas moins une femme dangereuse qui manie avec dextérité son pistolet désintégrateur. Imposant son autorité aux occupants de l’auberge, elle leur révèle faire partie de l’avant-garde martienne, venue capturer des hommes sur Terre. Car après la terrible guerre des sexes qui ravagea la planète Mars, les femmes ont pris le pouvoir et castré leurs adversaires masculins. Ce qui provoqua malheureusement une catastrophique baisse de la natalité martienne. Notre émissaire sexy est donc venue capturer un vigoureux terrien, et compte bien se servir dans cette auberge écossaise. Nos valeureux terriens ne l’entendent pas de cette oreille, et tentent à plusieurs reprises de tuer la maîtresse Nyah. Mais comment stopper une femme que ni les balles, ni l’électricité ne peut vaincre ? Nos pauvres otages découvrent également que Nyah radio-commande un robot humanoïde désintégrateur, et que leurs chances de salut sont bien maigres… Lasse de leurs vaines tentatives de rébellion, Nyah finit par poser un ultimatum. Qu’un terrien la suive de son plein gré jusqu’à Mars, et il aura la vie sauve. L’auberge et ses habitants, quant à eux, seront désintégrés. Devant ce mauvais coup du sort, le flegme britannique et la fougue américaine parviendront-ils à triompher du sado-masochisme martien ?
Descendu en flèche par la critique lors de sa sortie, Devil Girl from Mars possède pourtant deux arguments de poids : une martienne aussi sexy qu’une maîtresse S.M. de donjon, et une soucoupe volante d’un kitch extrême. L’ambiance terrifiante est suggérée par les incessantes visites de Nyah à l’auberge, qui manquant à toutes les règles élémentaires de courtoisie, ne consomme jamais rien au bar et prend un malin plaisir à désintégrer, hypnotiser, séquestrer et menacer les gens. Cette femme est démoniaque, et d’ailleurs ne faut-il pas l’être pour se vêtir d’une mini-jupe en simili cuir et d’une longue robe en vinyl ? L’habit fait le martien, c’est bien connu. Pour un film N&B de 76 minutes, le baromètre du kitch atteint donc des sommets et la séance vous offrira un réel moment culte. Sans vraiment savoir si David MacDonald cherche à parodier les films de SF américaine de la même époque ou s’il croit très sérieusement en sa production, Devil Girl from Mars est un régal pour tout amateur de « flying saucer low budget ». Et de femmes fatales en simili cuir, cela va de soit.



Ça ressemble à un bon candidat pour un traitement à la Mystery Science Theatre 3000, mais il n’y a pas eu droit.
Ca, ça sent bon.
J’adore ces vieux films … merci
Cette semaine, promis, je vous mets ma chronique de Plan 9 from Outer Space
j’ai vue Robot Monster sur cinaps .. exellent ! a coté Plan 9 from outer space est un film a gros budget !