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Symphony Of Enchanted Lands – Rhapsody of Fire (1998)

Puisque nous avons débuté mardi dernier un voyage musical dans l’univers médiaval-fantastique de Rhapsody of Fire, continuons notre escapade à un rythme hebdomadaire.  Un an après la sortie de Legendary Tales, les italiens de Rhapsody remettent donc le couvert, en proposant un second album d’inspiration baroque et speed métal. Le résultat est brillant, et nous tenons-là probablement le meilleur album du groupe. Rien que ça.

Je l’ai déjà écrit, je suis plus nostalgique de l’époque où le groupe se faisait appeler Rhapsody. Mais il me fallait bien faire des choix en rédigeant cette série de billets.  M’étant fixé pour règle de toujours reprendre le nom de scène en vigueur d’un groupe au moment de la publication d’un billet, je me suis donc résigné, la mort dans l’âme, à titrer Rhapsody of Fire. j’espère qu’ils ne rajouteront pas encore quelque chose à leur nom de scène, car ils sont déjà à deux doigts du ridicule sur ce coup-là.

Mais revenons à ce second album. A l’écoute, sa très bonne qualité saute aux oreilles et fait rapidement oublier les défauts du premier opus ! Les deux leaders du groupe, Alex Staropoli et Luca Turilli, ont énormément travaillé leurs compositions et arrangements, et cela paie. Le préambule « Epicus furor ». et sa montée progressive  de choeurs épiques, suivi de « Emerald Sowrd » démontre une parfaite maîtrise de ce genre de compositions, dont nous gratifiera par la suite Luca Turilli dans ses albums solo comme Prophet Of The Last Eclipse. Rhapsody a désormais atteint ses objectifs musicaux et véritablement forgé un Hollywood Metal puissant, épique et symphonique. Chapeau ! L’album alterne monologues, bruitages, ambiances diverses, compositions classiques et accords speed metal pour recréer une atmosphère riche et captivante. Rhapsody s’inspire aussi bien de bandes originales de films que de compositeurs classiques, d’ailleurs. L’hommage à Vivaldi dans « The Dark Tower Of Abyss » rappelle que Luca Turilli a été formé au Conservatoire. La perfection est également au rendez-vous dans la conclusion de cet album, avec l’inoubliable piste « Symphony Of Enchanted Lands ». Un grand moment dans la discographie de Rhapsody.

Que dire pour conclure cette chronique sur un tel monument de metal symphonique ? Difficile de ne pas être dithyrambique. Aussi le mieux reste-t-il d’écouter cet album et de profiter de sa richesse créative. Au bout d’une décennie, je ne m’en lasse toujours pas !

Liste des pistes :

  1. Epicus Furor
  2. Emerald Sword
  3. Wisdom of the Kings
  4. Heroes of the Lost Valley
  5. Eternal Glory
  6. Beyond the Gates of Infinity
  7. Wings of Destiny
  8. The Dark Tower of Abyss
  9. Riding the Winds of Eternity
  10. Symphony of Enchanted Lands

 

 

 

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