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Délirius – Lob & Druillet

Lone Sloane, le célèbre héros de Druillet, est contacté depuis l’espace par la mystérieuse organisation sectaire et mafieuse de la Rédemption Rouge pour commettre le plus gros casse du siècle sur Délirius, la Planète des Mille Plaisirs. Ce monde, à cheval entre Las Vegas et Tijuana, sert de manne financière à l’Imperator, qui finance ses puissantes légions grâce aux taxes levées sur les casinos et lieux de plaisir fleurissant à la surface de cette planète.

Mais une fois débarqué sur Délirius, la Rédemption Rouge trahit Lone Sloane et le remet aux autorités locales ! Hors de lui, Sloane décide de jouer les électrons libres dans ce jeu de dupes entre la secte et le gouverneur planétaire, et met le feu aux poudres sur ce monde pourri par l’argent…

Pardon à tous si, en présentant ainsi cet album de Lone Sloane, j’ai en grande partie révélé l’intrigue de cet épisode. Mais mon enthousiasme est tel que j’ai beaucoup de mal à le réfréner ! Pour cet album, Druillet collabore avec le scénariste Jacques Lob et signent tous deux cette aventure, parue en 1973 chez Dargaud. Notez que deux rééditions ont ensuite été disponibles, une en 1991 chez les Humanoïdes Associés et la seconde en 2000 chez Albin Michel (il s’agit de l’exemplaire ici-même chroniqué). Deuxième ou troisième aventure de Lone Sloane (selon le décompte choisi, le premier tome historiquement paru, Le Mystère des abîmes, étant en partie renié par Druillet), Délirius se distingue toujours par son style graphique surchargé et grandiloquent. On aime ou on déteste, mais Druillet ne laisse pas indifférent.

Dans cette aventure, Lone Sloane se retrouve mêlé aux guerres de pouvoir sur la planète-casino de Délirius. Plaisirs sans limites et argent facile vont de pair sur ce monde corrompu, où les sectes pseudo-rédemptrices cachent mal leur propre appât du gain. La parabole avec des villes comme Las Vegas ou Tijuana, comme je l’ai déjà proposé en début de chronique, ressort d’autant plus que cette société du plaisir voue en vérité un culte maladif à l’argent, seul maître des lieux. Lone Sloane l’a bien compris, et agit comme un implacable moralisateur dans cette aventure. Mais rassurez-vous, notre néo-terrien n’en reste pas moins mercenaire dans l’âme, et saura tirer parti non sans cynisme de la situation !

Pour résumer, les fans apprécieront cet épisode entier et la collaboration entre Lob et Druillard. Les autres passeront leur chemin. Quant aux personnes n’ayant pas encore eu occasion de se plonger dans les aventures de Lone Sloane, je leur conseille vivement de découvrir cet univers graphique pour le moins exceptionnel !

 

5 commentaires sur Délirius – Lob & Druillet

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