Bifrost n°63
La revue des éditions Le Belial’ vient de sortir son numéro estival, et nous propose de nous dorer la pilule aux côtés de Frank Herbert. Gageant que sur Dune, le temps sera bien moins pourri que ce juillet breton, je m’embarquai sans hésiter pour cet aller-retour vers Arrakis, équipé de mon tube de crème à bronzer indice 100, de mon sac de plage et d’une glacière remplie de bières. J’ai oublié le parasol, j’espère que ça ira quand même.
Ce 63ème opus de Bifrost était particulièrement attendu, bien entendu en raison de son dossier spécial Herbert. Mais avant d’entamer le cœur de ce numéro, venons-en aux rubriques habituelles. Côté nouvelles, deux textes de Frank Herbert sont mis à l’honneur : « Semence », concernant la colonisation presque ratée d’un nouveau monde, et « Mort d’une ville », texte plus philosophique où des médecins de ville se penchent sur les maux affectant nos cités. La part belle est donnée à l’invité de ce dernier numéro, mais les autres auteurs ne sont pas délaissés pour autant : « Le clin d’œil du héron » montre au combien Jean-Claude Dunyach est un auteur de talent, tandis que « Exorciser ses fantômes » nous remet une dernière rasade de space opéra pour la route façon Eric Brown. Le cahier de critiques littéraires nous déconseille Idlewild, de Nick Sagan (le fils de Carl…) et Terra ! de Stefano Benni, mais nous proposent de nous ruer à la place sur une belle brochette de lectures estivales telles que Rêves de Gloire, Destination ténèbres, D’or et d’émeraude ou encore la revue Angle Mort n°3.
Mais puisque vous l’attendez tous, venons-en au fameux dossier central et son hommage rendu au grand Frank Herbert. Les chroniqueurs de Bifrost se sont mis au diapason, proposant un tour d’horizon de l’auteur, de ses univers et de sa biographie. Bien sûr, prétendre faire le tour d’Herbert en un numéro spécial serait totalement idiot. Il s’agit surtout d’approcher le Maître le temps d’une rencontre de quelques dizaines de pages, dans un format qui touchera plus les néophytes ou initiés que les inconditionnels de l’auteur de Dune. Même le résumé un peu trop froid de la biographie d’Herbert a un intérêt limité. Il fallait donner plus de couleurs au portrait, lui insuffler de la vie. Et la rédaction de Bifrost a eu une idée géniale en laissant Philippe Hupp nous parler d’Herbert tel qu’il l’a connu. Car l’ancien créateur du Festival de Metz fut un des amis du Maître. Quoi de mieux pour nous livrer un témoignage vivant ? En relatant leurs dix ans d’amitié, Philippe Hupp humanise littéralement ce nom devenu si mythique de la science-fiction. Pour achever la rencontre, il ne restait plus qu’à donner la parole au Maître en personne, par l’entremise de l’article « La genèse de Dune », initialement paru en anglais dans Omni (juillet 1980). Ces confidences couchées sur le papier éclairent le lecteur et le préparent au long article de Claude Ecken, qui se veut une analyse du cycle entier de Dune. Il ne restait plus qu’à revenir, pour achever ce dossier, sur le tant critiqué Dune de David Lynch, qu’Ugo Bellagamba tente de repêcher malgré le désaveu de son réalisateur.
L’hommage à Herbert est donc omniprésent dans ce numéro. Même la rubrique scientifiction s’y est mise, Roland Lehoucq appelant pour l’occasion à la rescousse le Dr. Stéphane Sarrade, du département de physico-chimie du CEA. A eux deux, ils tentent de percer les secrets de l’Epice – la substance la plus précieuse de tout l’Imperium – et des distilles, ces fameuses combinaisons fremens. Il ne manque plus qu’à trouver quelques truites des sables, un bout de désert et à démarrer un remake plus vrai que nature de Dune !
Nous tenons là un très bon numéro avec ce Bifrost estival, qui nous emmène à la rencontre d’un auteur génial, en la personne de Frank Herbert. Le tout agrémenté d’une sympathique couverture et des rubriques habituelles, que demander de plus ? La lecture achevée, il est hélas temps de quitter les dunes d’Arrakis. De toutes manières, j’ai quand même pris un coup de soleil…




bon je vais devoir l’acheter celui-là. Et si les chroniqueurs conseillent la lecture de ‘Rêves de Gloire, Destination ténèbres, D’or et d’émeraude ou encore la revue Angle Mort n°3′… pour une fois le cahier critique « risque » de me plaire
@ Lhisbei : et finalement, à l’heure où les chroniques web tendent à s’uniformiser sur un « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde lit la même chose » je me dis que ça vaut le coup de les soutenir
En même temps Idlewild, Terra !, Rêves de Gloire, Destination ténèbres, D’or et d’émeraude et la revue Angle Mort n°3… on en parle aussi sur les blogs
(bon d’accord je parle de la sphère de la blogo que je fréquente : à savoir la crème de la crème
)
et puis je vais te filer quelques vieux Bifrost et tu verras qu’à côté Gromovar ou le CC sont des anges bienveillants…
Bah rien qu’avec ce dernier numéro, on s’en est encore pris pour notre grade dans la critique de PdE…
Euh… PdE ça veut dire quoi ?
C’est Présences d’Esprits, le magazine, et on s’est fait un peu casser dans ce numéro ^^
Bifrost aime Bifrost et pis c’est tout. Na!