Sucker Punch – Zack Snyder (2011)
Victime de la cruauté de son beau-père, la jeune orpheline Babydoll se retrouve enfermée contre son gré dans un asile d’aliénés. Condamnée aux pires supplices par un infirmier pervers et véreux, elle tente de s’évader de cette prison cauchemardesque par l’imaginaire. Combattive et inventive, elle entraîne dans ses rêveries ses amies Sweet, Amber, Rocket et Blondie pour y combattre samouraïs, soldats teutons zombies, dragons et terroristes galactiques. En fermant ses yeux et en libérant son esprit, Babydoll espère s’échapper de cette réalité, à tout prix…
Film fantastique basé sur l’imaginaire débridé de sa jeune héroïne, Sucker Punch a été rêvé par Zack Snyder comme « un film d’adolescent pour adolescents ». Et de ce côté-là, le public cible est tout trouvé. Les filles s’identifieront facilement aux pensionnaires en mal de liberté, tandis que les garçons fantasmeront sur les tenues sexy de ces indomptables guerrières. L’esthétique des images mêlant steampunk, manga, heroïc-fantasy et planète-opéra plaira également aux fondus de ces genres. Bref, vous l’aurez compris, Sucker Punch est un méli-mélo de scènes susceptibles d’offrir du spectacle au plus grand nombre. Chacun y trouvera sa dose.
Avec un tel portrait du film, vous seriez en droit de vous attendre à un spectacle médiocre. En vérité, Sucker Punch aurait pu tomber aisément dans le panneau. La bande-annonce ne nous promettait d’ailleurs rien d’autre qu’une avalanche d’effets spéciaux et de bagarres sans réel scénario (si ce n’est mettre la pâté aux grands méchants) et il faut bien l’avouer, avec ces actrices adolescentes et sexy sapées comme des écolières de mangas brandissant toute une armurerie, le film n’en promet pas beaucoup plus à l’affiche. Et pourtant. Sucker Punch a quelque chose de plus que le banal film d’action hollywoodien : son scénario. Non, ne riez pas, cet atout inespéré a vraiment de quoi sauver l’intrigue d’un naufrage annoncé.
Mais quels sont donc ces atouts, me direz-vous ? Eh bien, en axant tout son film autour de ce refuge imaginaire de Babydoll, Zack Snyder s’attaque à la psyché adolescente d’une manière forte mais parlante. Victime d’un drame abominable, Babydoll développe une névrose pathologique particulièrement carabinée. En s’enfermant dans son monde, elle cherche à se protéger d’une réalité aussi glauque qu’inéluctable. Son rejet de la réalité n’est cependant pas présenté comme une fuite, mais comme un acte de résistance. Autant dire que le personnage de Babydoll devrait toucher des légions entières d’adolescents renfermés sur eux-mêmes.
Zack Snyder transforme donc les névroses adolescentes en une quête de liberté. Le décryptage est sympathique, même si tout ceci s’apparente à de la psychologie de comptoir. Cependant, ce scénario à la Dickens amène la touche fantastique avec plus de doigté qu’attendu, et sait surprendre le spectateur. Sucker Punch, film d’action pour adolescents, parvient donc à dépasser les poncifs du genre et associe spectacle époustouflant et drame psychologique. La recette n’est pas des plus extraordinaires, mais le résultat à l’écran est assez correct pour être souligné. Pas si mal, donc, pour un « banal » cocktail d’action sexy !
Ma note : 12/20
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Le principal point faible de ces interprétations du web ne reste-t-il pas qu’elles prennent le contre-pied des déclarations du réalisateur de ce film ?
@ Elessar : faut pas chercher si compliqué
@ Nessie : oui, d’ailleurs ça ne doit pas beaucoup plaire aux partisans d’une écriture cachée du scénario.
Sans chercher compliqué, il suffit de mettre en relation la première image du film (baby doll dans sa chambre) et son arrivé à l’asile. (sweet pea sur le lit dans le même décor)
En tout cas, ces théories alternatives tendent surtout à prouver une chose très négative : la médiocrité de la réalisation et du scénario. Car si Snyder n’est pas fichu capable de mettre en avant la véritable héroïne et se plante complètement en collant constamment à l’affiche Baby Doll, c’est donc un sacré foirage et le film ne vaut plus grand chose.
Mais les scénarios alternatifs autour de Sweet Pea le prouvent déjà en quelque sorte. Snyder a été incapable de rallier tous les spectateurs autour de sa propre vision, et des internautes ont du créer des scénarios plus loufoques les uns que les autres pour y comprendre quelque chose. C’est un bilan plutôt catastrophique !
A moins qu’il s’agisse d’une campagne de marketing viral, ça s’est déjà vu pour d’autres films, comme lors des campagnes de commentaires favorables à une affiche particulière sur les forums. J’en ai repréré ici même ayant plusieurs pseudos avec la même adresse IP pour poster des commentaires « alternatifs »… Alors créer des billets sur des blogs allant dans ce sens, ça ne me semble pas totalement impossible, même si la première hypothèse (gros fail de la réalisation laissant des internautes assez perplexes) reste, avec le recul, la plus probable à mon sens.
Donc Sucker Punch, un sacré fail
Vu ce film en blu Ray ce we . Et grosse claque visuel indéniable. Il faut avoir une certaine culture « manga » pour l’apprécier a ça juste valeur .le scénario se déroule très linéairement , trop peut être , pour exécuter une pirouette finale et de se rendre compte que l’héroïne du film n’est pas celle qu’on nous a vendu Du coup on a envie de le revoir afin de démêler les ficelles d’un scénario BEAUCOUP plus subtile qu’on crois . Mais ce film vaut-il la peine de vraiment ce faire des noeud aux cerveaux ? Il faut avant tout l’apprécier pour un gros délire visuel . L’exellente BO renforce cet aspect videoclip
Bien d’accord avec toi, ce film ne va pas si loin dans la complexité
snider a piquer l’idée principale de sucker punch chez l’avant dernier film de l’actrice qui joue baby doll « the uninvited » repompe(déjà) du blockbuster d’horreur coreen « the tales of two sister »
Uninvited est un remake Officiel de two sisters . Je ne crois pas que le terme » pompage » s’applique ? En revanche Kim jeewoon c’est fortement inspiré des créatures céleste de Peter Jackson .il l’a dit ouvertement . Qui pompe qui ? On ne sait plus … Sucker punch n’est pas le premier ni le dernier film où le spectateur est sensé plonger dans la spyché d’un personnage. Le résultat à l’écran est totalement différent . Par ailleurs tales of two sisters est excellent dans le genre horreur/terreur.
Nova contrairement a ce que tu en a déduit de mon com j’ai adoré uninvited c’est super bien construit tout le long, avec la meme heroine (deja en asile) avec un denouement egal au seven, usual suspect, etc…donc subtil et intelligent. perso je ne pourrait pas dire autant pour sucker punch. oui y a des clin d’oeil a jin roh, le robot du ruban rouge, la fille d’appleseed, les samourai de ninja scroll, les orcs du de lotr etc…mais c’est pas pour autant que sucker punch se rapproche de ces oeuvres maitrisées et respectées(loin de là).
Ben je n’ai rien déduit de ton post en fait… je fais remarqué qu’uninvited n’est pas un pompage de ..two sister comme tu le dit puisque c’est un remake officiel .uninvited je ne l’ai pas vu . Ce que je sais c’est que sucker punch et très très éloigné de … Two sister. Que la forme de sucker punch soit inspiré de manga est une évidence revendiqué par Snyder. Que ces ‘cameo’ Soient tiré d’oeuvre plus grandiose n’est pas le propos , admettons en plus qu’on soit d’accord sur l’origine des modèles qui l’on inspiré,ce qui est loin d’être évident. Reste que visuellement c’est très fort. Est ce suffisant pour en faire un bon film ? Certainement pas. Mais il peut néanmoins être apprécié a ça juste valeur . Pour aficionado donc…