Genèse 2.0 : Loin des étoiles – Pierre Gruaz
Les éditions Le Belial’ proposent, en ce début d’année, leur premier ouvrage inédit uniquement publié en format numérique. Et pour ouvrir le bal, Genèse 2.0 : Loin des étoiles de Pierre Gruaz a donc été édité numériquement depuis leur site web. Cet ouvrage de planet-opéra, illustré par Olivier Jubo, nous emmène sur une planète isolée, au fin fond de la galaxie. Là, un vaisseau spatial s’est échoué. Les naufragés émergent peu à peu des décombres, réalisant que cette planète désertique sera probablement leur tombeau. Meesere Sorg est un de ces survivants. Pour tromper l’ennui, les hallucinations et la folie, il tient à jour un carnet de bord sur ce monde désertique. Les journées s’enchaînent, entre crises schizophrènes, delirium tremens et monologues inachevés. Lorsque les deux soleils blafards de ce monde se couchent au-delà des montagnes asséchées, des ombres viennent hanter leur campement. Est-ce la folie qui les tuent, ou sont-ils chassés comme indésirables par d’autres créatures peuplant ce monde ?
Roman expérimental, Genèse 2.0 : Loin des étoiles est un patchwork de textes, alternant courts extraits épistolaires, descriptions poétiques et réflexions à main levée. Le fil d’Ariane exploré à travers cet ensemble pourrait se résumer à l’arrivée incongrue d’une espèce naufragée mais envahissante dans un écosystème exotique, et de sa confrontation avec la seule espèce autochtone dans une bref mais sanglant affrontement territorial. Le tout agrémenté de visions délirantes et de discours autour de l’évolution et de sa finalité. On s’égare entre darwinisme, déisme et agnosticisme, balloté par la folie rongeant peu à peu notre narrateur naufragé. Mais rien de bien transcendant pour autant. Tout ceci reste au final dénué d’originalité, malgré la très agréable qualité d’écriture de ces discussions fragmentées.
Le roman se lit donc d’une traite, avec plaisir, ce qu’il faut souligner comme un bon point pour un premier texte d’auteur. Malheureusement, passées les louanges sur ses talent d’écriture, il ne reste plus grand chose d’autre à retenir de sa prose.
Ma note : 12/20
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A ben voila ! Je le savais
A nous deux, tout est dit.