Zodiac – Neal Stephenson
Sangamon Taylor est un chimiste écolo. Militant engagé, il a plaqué un job très bien rémunéré dans une grosse firme pour devenir le chimiste analyticien de l’association activiste GIE (Groupe d’Intervention Environnementaliste). Traquant les gros pollueurs de Boston, il cherche sans relâche les métaux lourds, dioxines, PCB et autres saloperies relarguées impunément dans les eaux de la baie. Son terrain de prédilection : le complexe industriel portuaire et ses usines pétrochimiques. Ses armes : un chromatographe à 5000 $, son vélo et son zodiac.
Alors qu’il analyse des homards pêchés dans la baie, Sangamon tombe sur un gros coup. Une très forte contamination des crustacés aux PCB. Persuadé qu’il tient le plus gros scandale écologique de l’histoire de la ville, il s’enfonce dans une sordide affaire mêlant industriels véreux, biotechs et groupes satanistes. Le cocktail menace de lui sauter à la figure lorsque, subitement, les contaminants PCB disparaissent des eaux de la baie, comme par enchantement. Sangamon a-t-il commis la bourde qui ruinera sa carrière ou bien a-t-il raté un épisode ?
Tout l’intérêt de Zodiac tient dans son réalisme scientifique. Neal Stephenson romance à peine les techniques d’analyse chimique en laboratoire, explore le domaine écotoxicologique et revisite la problématique environnementale avec un cynisme sans égal. Tout, jusqu’à ses bactéries génétiquement modifiées, s’inspire de références bibliographiques existantes, et jongler avec ces connaissances scientifiques s’avère aussi instructif qu’amusant. En tant que scientifique, je me suis particulièrement régalé en notant les différentes allusions digérées et recrachées par Stephenson au fil de ses pages.
Roman mêlant hard science et thriller écologique, Zodiac n’emprunte que peu de choses à la science-fiction. A peine quelques pincées d’anticipation dans le cadre de ce récit, et quelques emprunts au cyberpunk. Neal Stephenson évite également de sombrer dans le manichéisme militant écologiste. Il décortique sa crise environnementale avec la froideur d’un scalpel, met en lumière les parts d’ombres et défauts de chacun, et n’épargne aucun acteur de l’intrigue. Intelligent et jouissif, Zodiac est l’un des meilleurs thrillers en matière d’écologie. Aussi instructif que divertissant.
Ma note : 16/20



C’est dans ce livre qu’il fait du zodiak (bateau) au début ?
Au début et à la fin il me semble.
Un très bon roman en tout cas, je rejoint Guillaume.
Alors je l’ai lu, mais il y a longtemps.
Oui c’est celui-là, il n’arrête pas d’aller sur le terrain dans des recoins du port pas très ragoutants.
Ca donne incontestablement envie.
[...] —————– Présentation de l’éditeur Boston est le théâtre d’une affaire pour le moins nauséabonde de crustacés empoisonnés, impliquant pêle-mêle la mafia locale, des adeptes de heavy metal satanistes et tout un tas de produits polluants peu recommandables, psychotropes ou non. Heureusement, Sangamon Taylor, chimiste de génie au look grunge, écologiste engagé – pensez, il utilise un ordinateur dont les émanations sont un million de fois moins nocives que celles d’un appartement repeint de frais – est sur le coup. C’est à bord de son Zodiac et armé d’un chromatographe à cinq mille dollars qu’il lutte contre la délinquance pétrochimique. Laissez-vous entraîner par l’auteur du monumental Cryptonomicon dans un thriller écologique rien moins que jubilatoire. A lire : l’avis de Guillaume [...]
Très bon roman oui et superbement bien documenté. Ce livre m’a foutu la trouille
Sans vouloir faire mon nazi casse-bonbons, c’est pas « Neil » mais « Neal » ;]
Raaah fait chier je peux plus modifier l’url. Tant pis.
Bah si tu peux sous WP
Je peux mais ça va faire des doublons sur les diggs-like, et faire pas mal de bazar sur les sites relayant mes billets. Pas grave pour l’url, ce qui importe c’est le texte affiché sur la page
J’me disais aussi
Franchement, les URL, tout le monde les copie mais personne les lit, alors bon… ;]
C’est un débat de geek