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Coloniser Mars à la manière des pionniers du Nouveau Monde ?

Programmer un vol habité aller-retour vers Mars coûterait cher. Cette contrainte n’échappe à personne et ce n’est pas pour rien que Barack Obama a préféré repousser ce nouveau « petit pas pour l’homme » à l’horizon 2030. Mais les passionnés de la planète rouge n’ont pas dit leur dernier mot ! Deux scientifiques estiment ainsi, dans la revue Journal of Cosmology, que Mars pourrait être colonisée rapidement et à moindre frais si les courageux astronautes jouaient les pilgrims martiens en effectuant un voyage sans retour. Inutile de préciser que la Nasa a accueilli tièdement le projet de ces deux chercheurs. « Nous voulons récupérer nos gens » a précisé son porte-parole Michael Braukus, qui ne goûte guère l’idée de laisser des héros américains en rade sur la planète Mars. L’astronaute Ed Mitchell (Apollo 14) estime que coloniser Mars reste prématuré. Les officiels ne sont donc pas très chauds à l’idée de donner vie aux colonies martiennes de Robert Zubrin.

Crédits : Nasa

Dirk Schulze-Makuch et Paul Davies, les deux auteurs de cette publication, voient grand pour l’humanité. Ils pensent que l’heure est venue pour l’homme de coloniser d’autres planètes, notamment pour se prémunir contre une catastrophe sur Terre. Les astronautes envoyés sur Mars auraient donc pour mission de fonder les bases d’un nouvel habitat martien. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une mission suicide. Les scientifiques suggèrent d’envoyer tout d’abord deux candidats à l’exode martien dans un vaisseau qui leur servirait de base permanente une fois sur place. La colonie initiale serait progressivement agrandie par l’envoi de nouveaux colons. Pour survivre, les courageux martiens pourraient compter sur la présence de glace dans le sous-sol martien, source d’oxygène et d’eau liquide. Des projets plus ambitieux de développement de la colonie pourraient voir le jour au fur et à mesure que l’avant-poste humain sur Mars se développerait.

Crédits : Nasa

La vie sur Mars n’est pas de tout repos. La gravité y est plus faible, son atmosphère très ténue et l’affaiblissement de sa magnétosphère ne protègent pas efficacement des rayonnements solaires et radiations au sol, et sa surface est régulièrement balayée de tempêtes de poussière. Autant dire que l’environnement n’y est pas des plus accueillants. Les fiers colons risquent donc de voir leur espérance de vie fortement réduite par rapport à leurs collègues terriens. Les radiations pourraient également endommager les organes reproducteurs des colons, les rendant rapidement stériles. Aussi M. Schulze-Makuch propose de recruter des candidats un peu plus âgés, dans la soixantaine, encore dans une bonne condition physique mais n’étant plus en âge d’avoir des enfants. Il ne manquerait plus que le gouvernement y trouve une bonne excuse pour repousser encore plus tard l’âge de la retraite !

Reste en suspens la question du financement du programme « space cowbows on Mars ». Les deux scientifiques cherchent un milliardaire excentrique, selon leurs propos, qui aurait assez d’argent pour que le projet devienne réalité. Ils l’ont dit ! Mais à part envoyer Liliane Bettencourt en villégiature sur Mars, je ne vois pas qui proposer.

Quelques liens utiles :

- Un voyage « aller simple » vers Mars ? Cyberpresse, 16 novembre 2010.

- http://journalofcosmology.com/Contents12.html

 

19 commentaires sur : Coloniser Mars à la manière des pionniers du Nouveau Monde ?

  • [...] This post was mentioned on Twitter by Obama News FR, Traqueur Stellaire. Traqueur Stellaire said: Coloniser Mars à la manière des pionniers du Nouveau Monde ?: Programmer un vol habité aller-retour vers Mars co… http://bit.ly/cz6l44 [...]

  • Je pense également que la colonisation d’autres planètes est une des bouées de sauvetage pour l’humanité, sur laquelle il va falloir tôt ou tard se pencher sérieusement.

  • Bien d’accord avec toi lorsque tu conclues ton commentaire avec « sérieusement » !

  • Waow, en lisant ton article ça me prouve à quel point Robinson et sa trilogie Martienne se rapproche de la réalité
    j’ai eu l’impression de lire un rapport de ce qui se passe avant l’histoire de cette trilogie : les âges, le non retour, les problèmes d’adaptations, la création d’un habitat provisoire etc etc…

    Merci pour cette nouvelle!

  • Val

    Envoyer Liliane sur Mars ? oh tu cherches des ennuis toi !

    Ce qui est terrible je trouve, c’est qu’on attend pas de nouvelles révolutions technologiques pour commencer mais « juste » le financement.
    Cela dit, il faudrait combien de siècles pour rendre la planète habitable ? J’ai l’impression que Mars restera un doux rêve…

  • [...] This post was Twitted by Bulledelivre [...]

  • FG

    la problématique qui se pose quand on réfléchit à cette question, c’est de savoir quelle corporation (privée bien évidemment, vive l’hyper-libéralisme) va revendiquer le droit de revendre les ressources récoltées sur la ou les planètes colonisées ? c’est un grosse question, des plus préoccupante quand on regarde la situation mondiale.
    pour l’anecdote on peut juste prendre l’exemple simple de l’eau, ressource basique mais essentiel à la vie au quotidien. il faut savoir que de nos jours l’eau est une ressource possédée par de grand groupe qui la revende.
    je ne sais pas si on aura noté tout le ridicule de la situation…

    ce genre d’exemple (foisonnant avec une abondance presque tropicale) offre un horizon assez préoccupant pour ce qui est de la prise de bénéfice sur de futures ressources dans des mondes colonisés…
    (et encore une fois, me vient en tête l’exemple évocateur de la firme toute puissante qui nous est présenté dans la saga Alien)

  • Ca me rappelle aussi Kim Stanley Robinson…
    D’ailleurs n’y a-t-il pas un problème de micro poussières sur Mars hors tempête : le genre de saleté qui s’infiltre partout ?

  • MDR @ envoyer Bettencourt sur Mars !

  • @ Efelle : en effet, combiné au vent cela entrainerait usure du matériel et tempêtes électromagnétiques.

  • C’est un doux rêve pour nous, ptètre pas pour nos enfants ^^

    Ça me passionne ce sujet. Je suis à la fois enthousiaste (pour l’intérpet scientifique, l’aventure humaine) et très critique (les dérives qui risquent d’en résulter, surtout d’un point de vue économique et écologique).

  • @ FG : Heinlein avait fait de la Lune un bagne agricole dans Révolte sur la Lune , la colonie de Sirius-B est détruite lors d’un conflit nucléaire d’origine économique dans Planète Hurlante, et j’en passe une foule d’autre exemples en effet. Surtout s’ils en appellent à des fonds privés, il n’y a aucune raison que Mars passe alors dans le domaine public :(

  • Moi si je peux emmener mon chat , je suis volontaire !!!

  • Non mais tu imagines la pauvre bête en apesanteur tout le long du voyage ; et une fois sur place, pas une seule souris… =P

    Pour en revenir à l’article, je le trouve intéressant car il démontre combien l’idée même de conquête de l’espace est devenue en quelque sorte « has been » : ça ne fait plus rêver personne, mis à part quelques passionnés et les lecteurs de SF.

    Peut-être qu’on vise trop loin ? Qu’un objectif plus proche et à l’utilité plus directe intéresserait davantage les pionniers comme les investisseurs ?

    J’ai consacré il y a quelques temps un billet au livre The High Frontier: Human Colonies in Space, du docteur Gerard K. O’Neill de l’université de Princeton – celui-là même qui a inventé le concept de « cylindre O’Neill » devenu depuis un truisme de la SF. Vous trouverez mon article ici :
    http://ledinobleu.wordpress.com/2010/11/03/the-high-frontier/

    Je crois en cette vision plus qu’à celle de la colonisation de Mars car l’orbite de la Terre est à la fois plus proche et plus utile : il est plus simple de s’y rendre que d’aller sur Mars et toute l’énergie solaire mais aussi les matières premières des astéroïdes errants qu’on y trouve se montreront utiles à toute la planète – c’est autant de raisons de se consacrer à la colonisation de l’orbite proche avant celle de Mars AMHA…

    Et puis tout ce qu’on apprendra en construisant des villes là-haut s’avérera de première utilité quand on tournera nos efforts vers la planète rouge.

    On monte un escalier en commençant par la première marche…

  • Le chat, certes, mais vieux ou castré, si l’on suit les deux scientifiques :D

    On a cassé un élan après le succès des missions Apollo – programme qui aurait du se poursuivre par l’installation d’une base lunaire. Il est certain que le basculement du rapport Ouest/Est en faveur des USA et la première crise pétrolière n’ont pas aidé à maintenir les objectifs. La conquête spatiale est progressivement devenue un challenge remporté, onéreux, superflu… Le résultat est assez catastrophique vu le recul technologique de la NASA par exemple. Bref, l’espace est devenu un rêve de grand papa décalé des « réalités » d’aujourd’hui. Ce qui n’est pas à mon avis le meilleur choix pour l’avenir, que je projette aussi dans l’espace proche et dans le système solaire intérieur !

  • mais lol les space cowboys ! merci de nous avons tenu au courant guillaume ;)

    dites o fait, ça prendrait combien de temps un aller pour Mars ?

  • @ lael : avec les technologies actuelles il faut compter 6 à 9 mois de voyage.

  • david

    je suis pas un chercher mes avec quel amies on travail sur un projet pour aller sur mars en un temps reccord il pourrai y avoir du changement dans le futur et voir meme pour y vivre

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