Terminator – James Cameron (1984)
Dans un futur proche, un holocauste nucléaire provoqué par un supra-réseau d’IA militaire, Skynet, a bien failli détruire l’humanité toute entière. Les survivants doivent désormais lutter contre les robots de combat manufacturés par Skynet. Un seul homme a pu maintenir l’espoir parmi les rangs de la résistance humaine : John Connor.
Skynet projette cependant de détruire la résistance humaine à sa source. Il produit un robot androïde, le Terminator (Arnold Schwarzenegger) et l’envoie dans le passé, en 1984, pour éliminer la mère de John Connor, Sarah Connor. La résistance humaine a vent de ce projet et parvient à envoyer également dans le passé un soldat, Kyle Reese. Dans la ville de Los Angeles, l’homme et la machine se livrent un duel sans merci. L’objectif est clair : retrouver Sarah Connor le premier, et ainsi sceller le destin de la résistance humaine.
Film d’anticipation et d’action, Terminator mélange thriller robotique, post-apocalypse et voyage dans le temps dans un scénario sur-vitaminé. Arnold Schwarzenegger y joue son second grand rôle notable au cinéma, après son succès dans Conan le Barbare (1982).
Terminator est avant tout un divertissement. Ce thriller d’anticipation sait créer une atmosphère assez oppressante. Après le préambule post-apocalyptique présentant la situation future de l’humanité, l’intrigue se poursuit dans un Los Angeles contemporain au film. L’effet crée un certain trouble, entre le présent insouciant dans lequel baigne ses habitants et le futur désolé qui leur est promis. Parmi tous ces personnages secondaires et figurants, qui survivra ? Qui périra dans le feu nucléaire ou sous les balles des Terminators ?
L’arrivée du Terminator dans le passé crée une intrusion fictionnelle dans une intrigue menée à la manière d’un thriller policier. Le Terminator est considéré durant la première partie du film comme un tueur en série, un malade s’en prenant uniquement aux « Sarah Connor ». Ce n’est qu’après la rencontre entre Kyle et Sarah, et la fameuse scène de destruction du commissariat que s’efface la dimension policière pour laisser la place au film d’action de science-fiction.
Cette seconde partie a cependant pris un sérieux coup de vieux. Lorsque le Terminator perd son enveloppe charnelle et devient un robot métallique implacable, les effets spéciaux lui donnent une démarche clopin-clopant un peu ridicule. Difficile de croire qu’un simple croche-pattes ne suffise pas à abattre le tueur ! De même pour le traitement des personnages. Les rapports entre Kyle et Sarah sont certes suffisamment travaillés pour créer un sympathique paradoxe temporel, mais la scène finale d’une Sarah traversant en road-movie le désert mexicain a quelque chose de ridicule. Quelques ombres au tableau, donc, pour ce film pop-corn grand spectacle.
L’univers de Terminator a donc marqué les esprits, mais l’histoire n’est pas si originale que cela. En 1966, le film Cyborg 2087 traitait déjà du voyage dans le temps d’un cyborg chargé d’influer sur le passé en faveur de la rébellion robotique. Certains internautes parlent même de plagiat et la polémique circule depuis quelques années sur le web. Cela n’empêche pas Terminator de nous livrer un spectacle agréable, mêlant différentes facettes de la science-fiction dans une recette détonante, servie avec poigne par les pectoraux d’acier d’un emblématique Schwarzenegger. L’exemple typique du film correct, sans être un chef d’œuvre, devenu culte.
A voir avec le second opus, Terminator 2 : le jugement dernier, avant que la série ne sombre dans la médiocrité avec le troisième et le quatrième opus.
Ma note : 14/20



Je te trouves dur sur le coup. Je le regarderai une fois de plus à l’occasion et reviendrai avec le film bien en tête.
Ha c’est curieux je trouve pourtant avoir écrit un avis assez bon, avec quelques réserves. C’est peut-être la note ?
[...] Terminator – James Cameron (1984) [...]
Que c’est cruel.
Moi, Terminator je suis fan. L’histoire n’est pas originale et a déjà traité dans le passé? Peut être et alors? C’est juste un énorme film d’action qui a révélé au monde un cineaste et un acteur qui marqueront le genre. Le film est d’une efficacité redoutable. Pour moi, il y a un avant et un après. Quand aux effets spéciaux cheap aujourd’hui… Ils l’étaient déjà à l’époque. Terminator est un film à petit budget : 6 millions de dollars. Même pas le budget cantine d’Avatar.
Vraiment je suis étonné, je n’ai pas eu d’intention cruelle en écrivant cette chronique, juste eu envie d’aller traquer la petite bête, j’avoue. Possible que la note influe, honnêtement j’hésite encore avec un 14/20, je dois me décider avant d’envoyer l’article sur planete-SF.
Moi c’est le Terminator 2 « Judgment Day » pour lequel je suis fan, qui a marqué mon enfance. Je lui trouve des qualités qui font de l’ensemble 1-2 un excellent moment : assez bon n°1 – très bon n°2. Mais je tournerai justement ma prochaine chronique sur le duo 1&2.
Petit aparté sur Avatar, si Cameron nous avait pondu de l’aussi correct que Terminator 1, s’eut été déjà mieux !
Je remonte la note d’un cran, j’espère plus faire refléter ainsi la nuance de mon billet !
Le 2 est entraînant mais la gestion du paradox temporel n’est pas géniale…
Il m’a mangé mon e de paradoxe !
Toc,Toc,Toc …
Guillaume Connor ?
C’est vous qui avez mis 14 à Terminator ?
I’ll be back
Difficile de noter a postériori, je retourne dans le temps pour voir la note que je lui avais donné à sa sortie, et je reviens la poster…
Ca marche, je la rajouterai en lien dans le billet !
Je te trouve un peu dur aussi mais bon, c’est la dure loi des blogs
Bon, ça fait un moment que je ne l’ai pas vu alors j’aurai du mal à te contredire mais je l’ai acheté en dvd donc ça devrait venir. Mais déjà, pour moi, un film des années 80 qu’on a envie de revoir en 2010, c’est bon signe parce que c’est un peu comme pour la pop des années 80, le cinéma d’action des années 80, on préfère souvent oublier qu’on a aimé.
Ah si! tu as oublié de parler de Michael Biehn et déjà, ce n’est pas bien, il faut toujours parler de Michael Biehn.
Si jamais ça vous intéresse, voilà ce que j’en dit, ici : http://a-c-de-haenne.eklablog.com/terminator-dvd-a1599583
@+
A.C. de Haenne
J’avais préparé un billet sur Terminator 2, où j’expliquais pourquoi je préférais ce second volet et surtout pourquoi les 1 et 2 font un ensemble complémentaire fort, peut-être plus encore que pris séparément. Manque de pot c’est dans le PC qui a cramé la carte mère. It’ll be back !
Pour le 2, c’est par ici : http://a-c-de-haenne.eklablog.com/terminator-2-le-jugement-dernier-dvd-version-longue-a1667565
J’ai même fait un article sur la saga Terminator : http://a-c-de-haenne.eklablog.com/la-saga-terminator-a1332994
A.C.
Attention, c’est la révolte des machines qui commence en avance. Le Judgement Day, c’est pour bientôt.