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Mad Max 2 – George Miller (1981)

Dans un futur proche, la guerre pour le pétrole touche à sa fin. Les états sont en ruine et n’assurent plus aucun contrôle des zones reculées de leur nation. Seule compte désormais la lutte pour les dernières ressources mondiales d’or noir. Le chaos ultime s’annonce. L’Australie n’est plus qu’une nation fantôme. Dans ses vastes étendues désertiques, plus aucune autorité ne vient au secours des autochtones, livrés à eux-même. La lutte pour la survie est ponctuée de violence, les groupes de bandits sillonnent les territoires en ruine. Max Rockatansky vit désormais seul. Il parcourt le pays en ruine et tente d’y survivre. Alors qu’il cherche à se ravitailler en essence, il fait prisonnier un pilote d’autogire. Ce dernier lui apprend qu’une raffinerie gérée par une communauté de trente survivants fournit encore du pétrole. Max s’y dirige, mais découvre que le complexe est assiégé par une bande de motards, sous les ordres du Seigneur Humungus. Parvenant à forcer le blocus des brigands, Max propose à la communauté ses services. En échange d’essence, il leur fournira un camion pour tirer une citerne d’essence, et les aider à fuir le siège avant l’assaut final.

Mad Max 2 poursuit l’exploration de ce monde en plein chaos. Désormais, le film se déroule clairement en Australie (et non dans un pays quelconque, comme dans le premier opus). La société civilisée s’est effondrée et ne se relèvera plus (parabole de l’enfant sauvage au boomerang). Les produits manufacturés se font de plus en plus rares. Outre le pétrole, les munitions d’armes à feu sont également très prisées et difficiles à se procurer, époque violente oblige. Max mène une vie de solitaire, un poor lonesome cow-boy à bord de son bolide sur-vitaminé. George Miller quitte définitivement le domaine de l’anticipation sociale pour se concentrer sur le western post-apocalyptique. Le manichéisme est fortement présent : les pirates punks du seigneur Humungus sont tous de noir vêtus tandis les défenseurs de la raffinerie portent des vêtements blancs. La violence aussi se justifie selon le camp. Nous ne sommes plus dans la critique des débordements civils comme policiers du premier volet.

Max a quelque chose du anti-héros de western spaghetti. Son côté loup solitaire et ses attitudes mercenaires  en sont pour quelque chose. Lui aussi est de noir vêtu, il n’incarne pas l’espoir mais se laisse flotter par le chaos ambiant.  L’influence de Sergio Leone est bien présente. Son sens moral le force à éprouver de la sympathie pour le bon camp, mais il ne les aide que lorsque ses intérêts y sont liés. Mad Max 2 conserve cependant les ingrédients qui ont fait son succès : les bolides, les pirates de la route, les course-poursuites… Nous sommes dans un bon film de série B.

Si ce film permet de continuer l’exploration de cet univers post-apcocalyptique, Mad Max 2 présente déjà les premiers signes d’essoufflement : abandon de la réflexion sociale, renforcement des scènes d’action (soutenues par un budget dix fois plus important), manichéisme et violence totale. La saga perdra tout son charme avec un troisième volet de trop, où Mel Gibson donnera la réplique à Tina Turner, pour le plus grand plaisir des producteurs.

Ma note : 14/20

 

12 commentaires sur Mad Max 2 – George Miller (1981)

  • Mais un bon film de série B. ;)
    Les deux grands méchants de l’histoire ont une forte présence.

    L’effondrement de la société est mis en exergue car les munitions deviennent aussi rare que l’essence, ça amplifie le côté western et renforce la violence du film.

  • Très juste Efelle, je me suis permis de compléter dans ce sens ma chronique.

  • Ce qui m’a surpris c’est le côté homosexualité cuir – SM qui est attribué uniquement aux méchants, on n’avait pas cette stigmatisation de l’homosexualité dans le premier.

    Sinon j’ai aussi noté un petit détail : Humungus semble avoir eu une vie humaine normale avant, on le remarque avec la photo qui se trouve dans le coffret de son flingue de précision (avec la poignée de balles).

  • Val

    Mad Max…film pour les garçons ça…jamais eu envie de le voir

  • Le second sans aucun doute, le premier est toutefois une très bonne oeuvre d’anticipation.

  • Bien vu Efelle, avec le « mignon » accroché au véhicule de son lieutenant… Les survivants ont vraiment le choix des les deux camps manichéens, la photo dans le boitier le rappelle peut-être. J’ai un cru qu’il s’agissait d’un ancien collègue de Max, que le masque de fer allait tomber… Mais non.

  • Je n’ai pas vu le 2 ni le trois (y’a un trois je crois). D’ailleurs y’en a eu combien des Mad Max ? En plus je me souviens à peine du 1er volet …

  • Très sincèrement, mon préféré de la série, haut-la-main.

    Justement, le côté brutal donne de l’impact à ce récit purement épique. Que la dimension « sociale » ne soit pas développée est, je trouve, une forme de réalisme de la part de Miller. Chacun pense à sauver sa peau dans cet univers extrême, où la barbarie est de retour.

    Le premier a mal vieilli, le troisième est quasiment sans intérêt. Une fois encore, c’est juste dans mon optique personnelle, hein.

  • Moi j’ai plus accroché au premier, même si je considère les deux opus que j’ai traité comme de bons films. Par contre la catastrophe reste le troisième.

    Donc pour te répondre Lhisbei, oui il y en a eu trois, mais celui-là tu peux l’oublier ;)

  • là, franchement, je ne peux que plussoyer…

  • J’ai aussi visionné le troisième d’ailleurs, mais étant trop médiocre je n’en ferai pas de billet, ce n’est pas nécessaire.

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