Transformers – Michael Bay (2007)
Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Les deux adversaires courent après le Cube, un artefact technologique qui leur donnera la maîtrise de l’univers.
Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s’étend à la Terre lorsque les robots extra-terrestres retrouvent la trace du Cube. Un mystérieux cyborg attaque un avant-poste américain, au Qatar. Le conflit contre un ennemi invincible semble perdu d’avance ! Pendant ce temps, le jeune Sam Witwicky vit non sans difficultés son adolescence. Pour sa première voiture, son père lui a acheté un bolide délavé et bon pour la casse. Mais l’engin se révèle, contre toute attente, un sur-puissant robot et le plus fidèle ami du jeune Sam ! Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d’un mortel affrontement, il ne tardera pas à devenir le seul espoir de l’humanité face aux terribles Decepticons.
Ne nous cachons pas plus longtemps la vérité. Transformers est un film de guerre SF. Robots contre humains, robots contre robots, effets spéciaux toujours et encore. Personne d’assez censé ne regarde un tel film pour la réflexion métaphysique sur l’existence de technologies intelligentes dans le cosmos. Si l’on regarde Transformers, c’est pour se rejouer le temps d’une projection les batailles épiques de son enfance, lorsque les robots transformables de votre coffre à jouets faisaient régner l’ordre (ou le chaos) sur vos p’tites voitures et autres légos. Seulement la nostalgie de l’enfance, cela va deux minutes, surtout si le scénario s’en rapproche par moments beaucoup trop par son effarante simplicité.
Pourtant, Transformers aurait pu rebondir avant de toucher le fond. Ceci grâce aux touches d’humour, omniprésentes dans le film. Un exemple : lorsqu’un Decepticon infiltre notre planète, il apparaît à bord d’une voiture de police scandant « to punish and enslave« , parodie du slogan « to protect and serve » des policiers américains. Les clins d’œil aux films d’action et de S.F. aussi : E.T. l’extra-terrestre, Kill Bill, Batman, Matrix… Il faut le reconnaître, autant de clichés prêtent à sourire, et le réalisateur Michael Bay en joue beaucoup. Le personnage de Sam joue le rôle d’anti-héros, un adolescent un peu paumé qui rame beaucoup dans sa vie sociale comme amoureuse. Ses répliques un peu déjantées et les situations ubuesques dans lesquelles les robots le jettent contribuent à briser le ton trop sérieux – et limite caricatural – des militaires engagés dans ce conflit. J’ai presque envie de le dire. Lui et quelques personnages secondaires délirants sauvent un tant soit peu cette super-production en lui apportant un brin de folie. C’est rafraichissant entre deux cascades d’effets spéciaux, mais ce n’est pas cela qui va sauver le film.
Notez que mon visionnage sur une chaîne de télévision française (et donc en VF…) massacre tout bonnement le film. Les doublages donnent un détestable effet vaudevillesque à certaines scènes humoristiques. Les autobots jouant à cache-cache dans le jardin des parents de Sam du haut de leur 8 mètres de ferraille sont doublés avec grotesque. Pitoyable et fatiguant. Problème, cette lassitude s’installe au bout d’une heure de visionnage. Michael Bay en profite alors pour faire rentrer une nouvelle faction : des fédéraux à la sauce M.I.B. ! Cette bouffonnerie est de trop. Rajoutant une couche de zone 51 et autres complots dans son film, le réalisateur vient saborder un scénario déjà bancal.
Alors non, Transformers n’est pas une réussite. Tout juste bon à être regardé pour meubler une soirée creuse. Ses effets spéciaux ne parviennent pas à combler le grand vide laissé par son manque cruel de scénario et de mise en scène convaincants. Entre film de guerre à l’américaine, SF et film parodique raté, Transformers reste un nanard à très gros budget. Et l’on se dit que los chers robots de notre enfance auraient mieux fait de rester dans leur caisse à jouets.
Ma note : 6/20





Heu… Pour meubler une soirée creuse, je préfère voir ou revoir quelque chose de bon… Et même dans la catégorie défouloir il y a de bons films.
Michael Bay je crois que c’est too much, j’ai pas tenu 5 minutes devant Pearl Harbour.
rhooo comme vous êtes sévères les p’tits gars !!!
ce film n’est pas the révèlation of the year mais il est assez distrayant pour ne pas finir au fond de la boîte à nanards.
OK les défauts sont cruellement nombreux et de mon coté j’ai faillit aller chercher une corde devant l’aspect pathétique de la fin, mais les effets speciaux et les touches d’humour restent assez réussit pour m’éviter une mise à mort douloureuse.
ça nous fait retomber juste un peu en enfance lorsqu’on commençait déjà à charcuter nos transformers pour leur greffer des morceaux originaux et les personnaliser : combien de batailles épiques gagnées ainsi !!!
bref (je m’égare) tout ça pour dire que ce film, même s’il vise en priorité le bonne vieille couche de spectateurs mainstream si chère aux cinéastes d’aujourd’hui, reste assez distrayant pour ne pas mériter tant de haine.
non ?
On est durs mais c’est pour ça qu’on nous aime !!! Moi j’ai trouvé que la trame était usée jusqu’à la corde par la longueur. 2h20 c’est trop, en 1h30 on a fait le tour de ce film malheureusement, et le rebondissement avec les fédéraux du « secteur 7 » est une vraie bouffonnerie; c’est dommage parce que sans ça je lui aurai mis la moyenne. Et puis moi gamin j’étais plus Mask et Légos que Transformers, c’est une vengeance mesquine
[...] This post was mentioned on Twitter by FG, Traqueur Stellaire. Traqueur Stellaire said: Transformers – Michael Bay (2007): Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots … http://bit.ly/aAmsJV [...]
J’ai tenté aussi…pas tenu 1/4 d’heure…
Mr Lhisbei a regardé. j’étais devant le PC et j’en « profitai » aussi un peu. mais franchement ce n’est pas un nanard. avec un nanard on peut faire une soirée bière pizza marrante, en se moquant bien. Ici le film se prend tellement au sérieux que ce n’est même pas possible de le visionner au second degré… ce n’est pas un nanard c’est juste un (très) mauvais film…
Je l’avais vu il y a pas mal de temps déjà, pas du tout aimé. Ca m’énerve de voir des films qui dénaturent ainsi un genre (la SF) que j’affectionne particulièrement. Que les gens ne s’imaginent pas que toute la SF ressemble à ça, qu’ils se précipitent plutôt dans l’achat de Blade Runner version longue ( ^^ ) . ++
@ Greg : ha ! Blade Runner, un chef d’œuvre, et au combien riche à analyser, j’avoue ne pas avoir encore eu le courage de m’atteler à sa chronique ! Il le faut pourtant, c’est un incontournable.
Et le 1er opus fait figure de film d’auteur à coté du second, qui est lui encore plus navrant et pathétique…
Par contre, les effets spéciaux sont vraiment bon, les combats des robots sont très très bien rendu, mais à part ça…
Dur de trouvé de quoi sauver le film… Le scénario vu déjà milles fois qui finit par devenir ridicule, le jeu vraiment mauvais des acteurs, et les dialogues extrêmement pauvres… Celà dit, j’ai regardé jusqu’au bout, sans même passer des bouts du film (chose qui est indispensable pour la vu du second film).
FG, tient c’est bizarre tu ne parle pas de Megan Fox dans les arguments qui te font dire que c’est un film distrayant… ^^ (Megan, qui est pour moi, l’une des plus mauvaises actrices actuelles)
@blackwolf : petit sacripant !!!
je n’ai pas parlé de Mégane Fox parce que je tenais à rester objectif (je la trouve fort charmante).
je m’abstiendrais d’évoquer une certaine frustration chez toi cher ami
Je comprends mieux pourquoi tu défendais ce film bec et ongles, FG, il y a une femme derrière tout ça
je me dois de me défendre sur cette affaire !!!
je n’ai pas vraiment défendu le film bec et ongles, j’ai simplement nuancé par rapport à vos acerbes critiques de puristes blessés.
et comme tout à chacun l’aura remarqué, je n’ai nul part évoqué la jolie frimousse de la damoiselle (pour ne pas attirer les bouteilles de vinaigre ambulantes comme Blackwolf ^^).
Cette affaire sent le chambrage récurrent sur Twitter ! Après Blackwolf qui visite les églises en cachette, on va finir par avoir du dossier sur tout le monde… Que nous sommes vils et gamins.
Mais pourquoi vous êtes si méchants ? J’avais adoré ce film quand je suis allée le voir au cinéma. D’ailleurs ça ne se voit qu’au cinéma ce genre de film, sinon c’est tue-l’amour c’est clair. Les effets spéciaux sont bluffant et on s’en fout du scénario non ?
Entre ma nouvelle télé et le cinéma, le choix est vite fait pas de bouffeur de popcorn devant la première.
Le seul Michael Bay qui a fait illusion c’était Armaggedon et surtout grâce à la bande son infernale et Steve Buscemi.
Au fait je ne peux plus entendre parler des Transformer sans penser à cette chronique de Nanarland.
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=transmorphers
En ce qui me concerne, j’avais trouvé le premier film marrant mais sans plus… Par contre je m’étais endormi devant le deuxième.
Au cinéma. Il faut le faire.