Fondation et Empire – Isaac Asimov
Voilà deux siècles que le psychohistorien Hari Seldon a prédit la chute de l’Empire. Sa Fondation, créée sur la planète Terminus afin de sauvegarder le savoir et la civilisation humaine, devient de plus en plus puissante à mesure que les années passent. Elle a su contenir les visées expansionnistes des systèmes séditieux voisins et les a incorporés progressivement dans son giron. Mais Fondation devient trop puissante, et attire l’attention de l’Empire moribond. Un jeune général ambitieux, Bel Riose, voit en Fondation le moyen de monter sur le trône impérial. Mais alors que cette crise Seldon se déroule, un autre événement, que le psychohistorien n’avait pas prévu, intervient. Un mystérieux et invincible conquérant, le Mulet, menace de renverser Fondation.
Second tome du Cycle de Fondation, ce livre paru en 1952 (Foundation and Empire, Gnome Press) contient deux nouvelles de la série Fondation. Ces textes furent initialement publiés dans la revue Astounding Science Fiction sous les titres Dead Hand (The General) (avril 1945) et The Mule (novembre-décembre 1945).
Cette édition française (comme le précédent tome chroniqué) est une traduction revue et corrigée par Philippe Gindre à partir de l’édition américaine de 1991, chez Bantam Books. Cette fois-ci, ce sont 57 pages tronquées lors des éditions françaises précédentes qui retrouvent enfin leur place dans l’ouvrage.
Asimov développe toujours avec autant de talent sa description de la chute inéluctable de l’Empire. Dans Le Général, le bel Empire Galactique vit ses dernières années. Les généraux s’en déchirent le pouvoir à la moindre occasion, les Empereurs se drapent dans le faste tandis que la capitale Trantor s’enfonce dans la corruption et l’immobilisme administratif.
Le Mulet marque une transition importante dans le Cycle de Fondation. L’Empire Galactique n’est plus, et Trantor a été saccagée par une flotte barbare, comme jadis l’antique Rome. Fondation règne sur ses ruines en annexant les royaumes barbares, mais son pouvoir est menacé par la corruption intérieure. Alors que la situation politique de Fondation devient compliquée, un nouvel ennemi apparaît, Le Mulet, que Seldon n’avait pas prédit ! Ce mutant conquiert rapidement Fondation, et il ne reste plus qu’une flotte de marchants séditieux à s’opposer à son règne despotique. Entre désarroi et chute annoncée, l’espoir pourrait bien venir d’une contre-mesure du célèbre psycho-historien : une Seconde Fondation.
Un second tome au final qui laisse le lecteur sur sa faim, prêt à se ruer sur la Seconde Fondation, et comprendre tous les aboutissants du plan de Seldon.
Ma note : 16/20




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Et quels aboutissants. Cette série reste un excellent souvenir pour moi. J’entends aujourd’hui dire qu’Asimov avait un style déplorable, j’avoue que ça ne m’a jamais empêché d’apprécier bon nombre de ses livres, notamment ceux écrits en collaboration avec Robert Silverberg… Je suppose que tu vas parler de la suite sous peu, non ? ;O)
Je dirais que pour Asimov comme d’autres, leurs ouvrages étaient avant tout une science-fiction d’idées. Les concepts passaient avant le style, c’est vrai, mais le style ne fait pas tout.
Ah si c’est une édition révisée je le note pour une future relecture. Merci à toi pour l’information.
IL FAUT SE DEBARRASSER DU MULET AVANT QU’IL NE SOIT TROP TAAAAAAAAAAARD !
ca fait longtemps que cette série prend la poussière dans ma biblio, je l’ai peut être déja lu à l’adolescence mais j’en garde aucun souvenir, j’en ai lu tellement.
J’ai voulu le passer à un ami fan de SF et il me l’a rendu rapidement le trouvant trop « viellot » et « mal écrit » … j’étais vert ! J’en ait dégusté chaque phrase, le style très épuré, sans fioriture, une science-fiction « d’idée » comme tu le dis plus haut m’a totalement transporté.
Je crois que c’est la différence entre ceux qui n’ont lu que des romans « modernes » et ceux qui ont tâté (et apprécié) les « vieux » écrits des siècles passés. 1984 par exemple est loin d’être aussi « bien écrit » que nombre de romans de supermarchés actuels. C’est la justesse du scénario, ses idées développées de façon si intéressantes qui nous emportent dans l’histoire. Nul besoin de longues description des cailloux que les voyageurs rencontrent dans l’espace, c’est le pourquoi, le comment, le vers où … qui nous intéressent !
Enfin bref je me laisse emporter =)
J’ai rédigé une petite présentation/critique du cycle (dur d’en donner toute la richesse sans spoiler), vous pourrez multiplier les avis comme ça : Le cycle de Fondation, Isaac Asimov
@ Mealin : la ligne éditoriale d’Astounding Science Fiction de l’époque privilégiait avant tout le scénario, c’est ce qui ressort nettement du cycle d’ailleurs.
En ce qui me concerne, je l’ai lu, relu et le relirai avec plaisir…
@Guillaume: ça ne m’étonne pas du tout. Rarement lu un scénario aussi passionnant !
Sinon si il y avait moyen d’ajouter un module pour s’abonner aux commentaires d’un article ça serait super pratique
Subscribe to comments fait ça très bien !
@ Mealin : c’est rajouté
@Guillaume: Nickel, c’est tellement plus agréable
Avec le recul, je me demande si Empire et Fondation n’est pas mon préféré de la trilogie. Notamment avec la première confrontation avec un état marionnette de l’empire.
Le meilleur de la trilogie pour moi ! Le twist final est édifiant !