Les Anges Déchus – Mike Lee
La Légion des Dark Angels a rejoint la Grande Croisade parmi les étoiles. A sa tête, Lion El’Jonson, Primarque et fils de l’Empereur, vole de victoire en victoire aux côtés de ses frères d’arme. De tous ses frères ? Non, car il en a exilé une partie sur leur monde d’origine de Caliban. Et parmi eux figure Luther, son pourtant fidèle bras droit. Pour quelles raisons Jonson a-t-il répudié l’élite de son armée ? Le frère-archiviste Zahariel n’a de cesse de se le demander. Alors que les décennies s’écoulent, que les rumeurs de trahison du Maître de Guerre Horus leur parviennent, Jonson ne leur envoie plus un seul signe de vie. Les auraient-ils oubliés ?
Ces doutes ne vont que s’empirer lorsqu’une violente rébellion éclate sur Caliban. Une partie des nobles d’antan refusent l’industrialisation forcée de cette planète médiévale. A leurs yeux, ces actes ne peuvent que provoquer la chute de la planète. Comment la lumière de l’Empereur pourrait-elle détruire ce monde ? En n’éclaircissant pas suffisamment les ténèbres qui s’y cachent. Et si Caliban était déjà condamnée avant même que l’Empereur ne l’annexe à son empire ? Et si Jonson connaissait déjà la vérité ? Entre manipulations et trahisons, les Dark Angels bannis pourraient bien découvrir une part de vérité qu’il aurait mieux valu garder secrète…
Les Anges Déchus, dixième tome de la série Hérésie d’Horus, reprend la suite du très mauvais sixième tome, Le Retour des Anges. Mike Lee a du mérite pour continuer l’intrigue sur un si mauvais scénario, et s’en sort plutôt bien pour remonter le niveau. De plus, l’élaboration d’un scénario original quant à la sécession de Luther contre Jonson et l’Imperium ne peut que briller en faveur de Lee.
Mais il me faut tout de même tempérer ce tableau élogieux. Le livre s’articule toujours autour des aventures de Zahariel et Nemiel, les fameux amis rivaux du tome six. Ce duo raté, hérité de Scanlon, est toujours aussi mauvais, même si des années-lumière les séparent désormais. Ce nouveau tome n’aurait rien perdu à se concentrer uniquement sur Caliban, bien au contraire. Au lieu de cela, Lee s’égare dans une campagne mineure contre les forces d’Horus sans grand intérêt. Rajoutez à cela une traduction parfois limite et vous obtiendrez une lecture ennuyeuse des scènes les moins importantes. On ne rattrape pas aussi facilement un précédent tome des pires abysses de médiocrité.
Ma note : 10/20



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