Le Choc des Titans – Louis Leterrier (2010)
Film britannico-américain, le Choc des Titans est un péplum fantastique et de fantasy mythologique. Remake du film de Desmond Davis et Ray Harryhausen (1981), il raconte les aventures de Persée, demi-dieu fils de Zeus, qui vainquit grâce à ses armes magiques la gorgone Méduse et sauva la princesse Andromède des griffes d’un monstre marin. Libres adaptations de la mythologie antique grecque, ces films se distinguent tout autant par leurs scènes d’action que par l’avalanche de créatures imaginaires contre lesquelles combat Persée. Pour cette nouvelle version, la Warner a choisi un français, Louis Leterrier (Le Transporteur 1 & 2, l’Incroyable Hulk, Danny the Dog) et collabore avec de petits studios tels que Legendary Pictures (300, Watchmen, Batman Begins…). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le film a été principalement tourné en Angleterre et dans les Canaries. Pour l’anecdote, la sortie du Choc des Titans coïncide avec celle du jeu vidéo God of War III, avec lequel il partage de nombreuses similitudes tant sur le plan des personnages que du scénario.
Mythologie grecque 2.0
Justement, revenons un peu au scénario. Comme pour le film de Desmond Davis, la trame mythologique est loin d’être respectée, c’est entendu. Louis Leterrier propose pour sa part de revisiter complètement la mythologie grecque. Persée a été abandonné nourrisson en pleine mer et recueilli par un humble pêcheur. Devenu adulte, lui et sa famille adoptive se retrouvent témoins de la rébellion d’Argos contre les Dieux de l’Olympe. Alors que les soldats argiens abattent la statue géante de Zeus, Persée ne peut sauver sa famille des représailles d’Hadès, Dieu vengeur du monde des Enfers. Hadès convainc Zeus de punir Argos. Le Roi argien devra livrer sa fille Andromède au Kraken, sans quoi le monstre détruira la cité. Mais il s’avère que le frère divin de Zeus use de son zèle pour déstabiliser le Maître de l’Olympe. Persée, qui n’a plus rien à perdre, décide de conduire une mission dangereuse pour porter un coup fatal aux Dieux. Bien que sa mission vise à sauver Andromède et sa cité, il découvre rapidement la félonie d’Hadès et apaise peu à peu ses relations tendues avec son père Zeus. À la tête d’une troupe de guerriers courageux, Persée entreprend un périlleux voyage dans les profondeurs des mondes interdits. Leur mission : trancher la tête de Méduse, et la retourner contre le Kraken…
De l’action plein les yeux
Le Choc des Titans n’est pas un film intellectuel, convenons-en. L’action domine tout au long de ce long-métrage, quitte à accumuler les incohérences de scénario et à perdre le fil de l’intrigue. Mais pour recoller les morceaux, on peut compter sur le comportement impulsif du jeune Persée (Sam Worthington). Bien sûr, si les scènes d’action n’étaient pas spectaculaires, nous aurions tout perdu au tableau. Mais encore faudrait-il que les dites scènes puissent nous convaincre. Honnêtement, je n’en suis pas totalement convaincu. Leur chorégraphie est très classique. Les héros jouent du couteau comme d’autres les lancent dans les music-halls, les coups d’épée sont délivrée avec acrobaties, et les lances affutées sont encore plus tranchantes que du diamant. Rien de nouveau, je dirais même que Legendary Pictures nous a habitués à mieux en manière de scènes de combat (notamment avec 300).
Tiens, y’a Mouloud dans le film !
Mais alors, si le scénario ne convainc pas et que les scènes d’action sont trop classiques, que reste-t-il ? Pas grand chose. Notons parmi les clins d’œil amusants une courte séquence où la fameuse chouette mécanique d’Athéna fait une apparition éclair (référence au Choc des Titans de Desmond Davis). Je n’ai pas non plus manqué la prestation de Mouloud Achour (chroniqueur sur Canal+), qui joue avec Ashraf Barhom les rôles secondaires d’un duo d’aventuriers iconoclastes (vous savez, les deux pieds nickelés qui égayent toujours ce genre de film). Je passe enfin sur les espèces d’hommes-bois des sables aux pouvoirs magiques à la magic.
Au final, Le Choc des Titans vous en mettra plein la vue, retournera complètement le mythe de Persée, mais ne marquera pas pour autant l’histoire du péplum. A peine sorti, déjà oublié, et aucune envie de me farcir ce remake aux très beaux effets spéciaux mais pas du tout convainquant. Vous pouvez donc le zapper à l’écran sans manquer grand chose.
Ma note : 9/20





Bon, je l’éviterai alors, même si j’aime beaucoup les histoires de mythologie !
Loi de Murphy appliquée aux remakes : la copie ne vaut pas l’original.
En plus ici, les affiches promotionnelles sont juste laides.
C’est marrant mais je me dis que si on donnait les effets spéciaux du remake à l’original, on aurait un film pas trop mauvais…
La bande annonce me faisait en effet penser à God of War est un jeu vidéo ne fait généralement pas un bon film.
Efelle : alors tu n’iras pas voir Prince of Persia ?
Guillaume : vu Alice hier (avis bientôt) et Le choc des titans est prévu pour ce wwek-end (mais je ne m’attends pas à autre chose que ce tu décris ici)
… et Monsieur Lhisbei veut aussi voir Prince of persia…
Oui, pourquoi ?
@ Lhisbei : ha ! j’attends tes billets avec impatience : pour Alice on a des avis assez tranchés sur le net.
J’ai bien aimé ce film, c’était un bon moment de détente … les scènes de combat n’étaient quand même pas mal si on ne les décortique pas.
Enfin, quand je vais au cinéma c’est un peu pour me relâcher l’esprit alors je ne dissèque pas j’absorbe.
Ton avis bien que différent du mien est très intéressant.
@ fildediane : bienvenue par ici ^^ Je te rassure je l’ai regardé comme film spectacle avant tout
Mais pour un remake d’un autre film spectacle, franchement il y avait moyen de se dépasser un peu plus quand même.
[...] à vous J’ai écrit deux sujets brûlants. En effet, le second n’est autre que le Choc des Titans. Le film qui a révélé Mouloud de Canal+ au grand écran (après le grand journal). Le net est [...]
L’original est magique pour moi. Et j’adore les effets speciaux en Stop Motion de Ray Harryhausen. Jasons et les argonautes, le voyage fantastique de Sinbad. Ces films ont un charme que tous ces blockbusters en image de synthèse n’auront jamais.
Exactement ! Les rétros sont trop rapidement dénigrés, la chouette mécanique d’Athena était tordante