mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

Judge Dredd – Danny Cannon (1995)

Année 2139. Dans une Amérique post-apocalyptique, la Terre est un désert atomique. Les derniers remparts de la civilisation sont représentés par d’immenses mégalopoles fortifiées. Face à la criminalité galopante, une nouvelle force de l’ordre maintient la Loi d’un gant de fer : ce sont les juges, à la fois policiers, jurés et bourreaux. À Mega City One, Joseph Dredd est le plus redouté d’entre eux. Armé de son pistolet sur-puissant, il intervient en trombe et exécute les sentences sans aucun remord. Mais la félonie de son frère banni, l’ex-juge Rico, va provoquer la chute et le bannissement de Dredd. Notre héros survit au chaos du monde extérieur et revient dans une cité en proie au dictat de son frère haineux. Dredd découvre alors qu’il est en vérité le résultat du projet Janus, une expérience de clonage visant à fabriquer des juges parfaits à partir de l’ADN du respecté juge suprême Fargo. Comble du malheur, le programme a aussi engendré un démon, le juge Rico, que Dredd doit éliminer pour sauver Méga City One

Inspiré du comic éponyme, Judge Dredd n’est pas un très grand film de science-fiction. A peine joue-t-il avec les clichés d’une méga-cité post-apocalyptique, placée sous l’omni-juridiction d’une justice fasciste et de ses sbires, les Juges. Le principal but de ce film reste de nous donner de grands frissons aux côtés d’un Stallone qui « pète la baraque » à tours de bras ! Rien de bien exceptionnel vu l’affiche du film. Mais le spectateur a le temps, entre deux explosions, de réfléchir à l’image des « Juges ». Ces anges sombres sont à tel point obsédés par l’ordre et la justice qu’ils en deviennent partiaux et ultra-violents. Ils ne sont que le reflet des crimes urbains qu’ils sont censés combattre. Dans ce climat futuriste, Joseph Dredd, d’abord victime du système qu’il protégeait, incarne une sorte de vengeance mesquine face aux dérives des Juges. Je vous rassure, ce film hollywoodien reprend rapidement son cours normal, et Dredd bravera tous les dangers pour apporter son secours salvateur à la mégalopole.

Dredd est un super-héros américain ordinaire, très moral et taillé dans l’imagerie populaire du bon justicier droit dans ses bottes. Il fait son boulot avec passion et abnégation, et apprend de ses épreuves. Il devient « meilleur » dans l’adversité, va jusqu’à écouter son cœur et même finir par raisonner ! Un message somme toute très classique mais qui n’apporte aucune autre morale sociale. Mega City One reste toujours aussi violente et Dredd repart sur sa super-moto combattre le crime. On pourrait presque en rire tant l’histoire est cynique ! Passée la bonne dose d’adrénaline que procure ce film, Judge Dredd reste donc assez insipide. Mais vous vous en doutiez, n’est-ce pas ?

 

1 commentaire sur Judge Dredd – Danny Cannon (1995)

Laisser un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>