Harry Potter à l’école des Sorciers – Chris Columbus (2001)
Si je vous dis » Harry Potter » , vous n’aurez aucun mal à vous imaginer le petit sorcier brun à la cicatrice en forme d’éclair sur le front. Aussi en chroniquant le premier opus cinématographique de la série, je ne ferai pas dans l’originalité. Mais puisque Lhisbei proposait judicieusement de redécouvrir l’univers Harry Potter, je me suis replongé dans la longue série des adaptations du petit sorcier à l’écran.
Le premier volet, Harry Potter à l’école des Sorciers, remonte tout de même à 2001 et fut réalisé par Chris Columbus, à l’aise dans les films avec enfants (Maman j’ai raté l’avion I et II, Mme Doubtfire). Le premier tome de la série bénéficie d’un engouement mondial extrêmement fort. J. K. Rowling est parvenue à propulser son petit sorcier hors des limites de la littérature enfantine et l’icône montante du fantastique contemporain fait tourner la tête de millions de fans à travers le monde. C’est la Potter Mania !
Chris Columbus se dirige donc tout droit vers un succès en salles. Le risque est donc plutôt faible : scénario béton, livre pas trop long truffé de détails utiles pour son adaptation cinématographique, personnages attachants, héros populaire chez les grands comme chez les petits… Une véritable succes story. C’est aussi le début d’une très prometteuse carrière d’acteurs pour Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson. Les têtes d’affiche de la série se garantissent au minimum sept cachets sur leur contrat. Une fois porté à l’écran, le premier volet confirmera ses promesses : 27 semaines au box-office, 974 733 550 $ encaissés et une petite frayeur pour certains fans du Seigneur des Anneaux qui ont craint que le petit Harry ne vole la vedette à Frodon et ses compères !
Mais alors, ce film, que vaut-il ? C’est, globalement, une bonne adaptation. Le scénario reste fidèle au livre (vu la taille du tome 1, ce n’est pas très difficile) et les jeunes acteurs jouent assez convenablement (préférez tout de même la V.O.) pour être crédibles à l’écran. L’univers n’est pas délaissé pour autant : les détails de Poudlard et du monde des sorciers sont portés à l’écran avec une réelle volonté de minutie. On découvre – ou l’on se replonge – sans problèmes dans l’univers d’Harry Potter grâce à ce premier film.
Chris Columbus réalisera encore un épisode de la série (Harry Potter et la Chambre des Secrets) avant de passer la main. J’ai encore le temps avant de devoir (re)visionner les épisodes 5 et 6, réalisés par David Yates, et je ne suis pas pressé. Car les trois premiers épisodes restent à mon sens les plus intéressants de la série. Les mieux adaptés comme les mieux construits sur le plan de la réalisation. Avant le drame, bien entendu.
Ma note : 14/20



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