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Deus Sanguinius – James Swallow

deus2Sur le groupe Internet de la French Waaagh, le Nain rappelle non sans raison que les bouquins de l’éditeur « Black Library » (Bibliothèque Interdite en France) reste de la « littérature de gare« . Il nous gratine même d’une longue tirade sur les travers du genre à la sauce anglo-saxonne, et égratigne même les auteurs stéréotypés de cette maison d’édition consacrée aux univers Games Workshop. Tout le monde est d’accord là-dessus, bien entendu. Les auteurs comme Sandy Mitchell, Gavin Thorpe ou William King sont de très beaux exemples de ce que le Nain dénonce comme des auteurs formatés. « Ils ont tous appris avec les cours à con qu’on trouve chez les anglo-saxons », écrit-il. Et cela se sent. Même Swallow, malgré une idée originale de départ pour les Blood Angels, n’échappe pas à la règle.

Dans le second tome de son dyptique sur ce chapitre space marine, il ne manque pas d’abattre les cartes d’une intrigue cousue de fil blanc. Un inquisiteur véreux, chaotique en secret, fait tourner bourrique une compagnie de Blood Angels en transformant un des guerriers en une parodie de Sanguinius, leur cher primarque. S’en suit un début de schysme religieux entre les frères d’armes et l’émergence d’un héros rédempteur, frère Rafen, qui lui seul saura au dernier moment triompher du mal. Heureusement pour les blood angels, qui n’hésitent pas à afficher des centaines de pertes à la moindre escarmouche (aux proportions titanesques !). A tel point que l’on se demande si le chapitre compte vraiment mille fantassins ! Le juste triomphe du Chaos, écrivais-je, mais bien entendu, le mauvais est lui-même une marionette d’un plus gros poisson. Et comme souvent, il s’agit d’un démon de Tzeensh, grand comploteur chaotique (peut-être un lien entre lui et la zone 51, qui sait ?). Mieux encore, frère Rafen ira jusqu’à sauver le grand Méphiston de la rage noire, cette maladie génétique qui affecte ses frères et l’illustre psykeur. Rien à dire, c’est un beau scénario copier-collé d’un classicisme sans failles.

Après un premier tome encourageant, original et plutôt agréable à lire, Sowallow reste très modeste dans son second tome. Rien de surprenant. L’intrigue est à l’image du style : correct mais sans plus. Dommage, si l’auteur avait dépassé les archétypes de ce genre d’ouvrage pulp, peut-être aurions-nous pu avoir une grosse surprise, comme Abnett sais si bien nous les préparer ! L’Inquisition cherche à nuire régulièrement aux Blood Angels depuis que leur malédiction génétique a fait surface. Pourquoi pas décrire un Inquisiteur bien trop zélé, qui agit de son propre chef et monte un piège grossier, afin d’accuser le chapitre d’hérésie et de le pousser à son auto-destruction par un conflit religieux ? Qui sait tout ce qu’il aurait été possible de réaliser en terme de scénario !

Ma note : 3/10

 

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