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Star Trek – J.J. Abrams (2009)

Il y a de ces séries qu’on aime retrouver, au détour d’une sortie cinéma, comme on recroise un vieux camarade perdu de vue. On s’amuse donc avec plaisir à retrouver les personnages de Kirk, Spock et de leur vaisseau « USS Enterprise » dans ce nouvel opus (11ème film de la « série » Star Trek). Cette fois-ci, nous suivons une genèse parallèle de nos héros : l’enfance du capitaine Kirk et sa première rencontre houleuse avec le jeune Spock.

J.J. Abrams nous a cependant réservé une surprise. Ce n’est pas exactement la genèse de nos héros mais la disruption d’une genèse parallèle, rompue par l’arrivée d’un nouvel ennemi. Nous sommes donc dans un univers parallèle et antérieur aux séries Star Trek, et non dans le passé direct de l’univers Star Trek ! La pirouette est révélée par le vieux Spock en personne, lors d’une confidence faite à la fin du film. Ce tour de force du scénario permet ainsi au vieux Spock du futur parallèle de chaperonner lui-même les jeunes Kirk et Spock de ce jeune monde parallèle. Et ils en auront besoin ! Car Kirk et Spock se détestent, et ne manquent pas de se le faire savoir à longueur d’actions dans l’espace.

Star Trek reste avant tout un film d’images. Ce n’est pas un film de hard S.F. mais un film hollywoodien de « space opéra » que l’on regarde, confortablement calé dans son siège de ciné. Parfait avec du pop-corn et deux heures de voyage dans l’espace à s’offrir, vers cette « ultime frontière » ! Les personnages sont assez convaincants dans leurs rôles d’aventuriers; que ce soit la tête brûlée Kirk, le froid et pourtant amoureux tourmenté Spock, qui est au final peut-être la véritable star de ce film. En effet, son double parallèle, vieilli, est joué par Leonard Nimoy, qui incarna en premier le rôle du célèbre Vulcain dans la série originelle ! Les clins d’œil à la série initiale ne manquent pas, même si ce film reste assez fade du côté d’un scénario taillé pour l’action et non pour l’intrigue.

Côté science-fiction, Star Trek a toujours été une source intéressante d’emprunts technologiques et d’inspiration de la science vers l’imaginaire. On ne fait pas que repousser l’ultime frontière de l’espace en regardant la série originelle. Star Trek fait ainsi plancher des labos entiers de physiciens vers la téléportation. Cette fois-ci, c’est notre LHC  européen qui inspire J.J. Abrams. Les strangelets, mini trou noirs générés par de la « matière rouge » exotique jouent un rôle dévastateur dans l’aventure. Tandis que les notions de couloirs entre mondes parallèles, ces passages « créés » par les trous de ver en astrophysique, sont la clé pour comprendre la trame du scénario.

Globalement un bon moment de divertissement s’il est regardé dans son contexte de space-opéra hollywoodien, voire un film à ajouter par la suite dans sa DVD-thèque dans la catégorie « action ». Mais certainement pas le plus grand film de cette année.

Ma note : 13/20.

 

10 commentaires sur Star Trek – J.J. Abrams (2009)

  • [...] pouvez découvrir l’avis éclairé de Guillaume, celui de Jonathan (qui n’a pas apprécié l’accent poussé à l’extrême de [...]

  • [...] pouvez découvrir l’avis éclairé de Guillaume, celui de Jonathan (qui n’a pas apprécié l’accent poussé à l’extrême de [...]

  • néphaste

    Je l’ai vu 4 ou 5 fois, toujours avec le même plaisir.

  • J’avais passé un bon moment pour ce film d’action, après je ne suis pas un « trekkie » donc peut-être plus conciliant qu’un fan expérimenté !

  • néphaste

    Perso je ne suis pas un pur trekkie comme on peut l’entendre, mais j’ai vu tous les star trek (films, séries, mais pas toute la série originale) et j’ai aimé. Et ce prequel, tout pareil.
    Je trouve les fan trop « atiques »…

  • Oui je sais que certains « trekkies » détestent ce film, peut-être parce que sous son aspect de space-opéra hollywoodien, il reste une adaptation détournant l’univers star trek vers une vision « parallèle » personnelle à J.J. Abrams. Beaucoup ont conclu que Spock remontait le temps, alors qu’en vérité il bascule dans un univers parallèle chronologiquement en retard.

  • Cette note me semble tout à fait convenir. Pas un grand film, mais un bon film divertissant pour passer un bon moment.

    A.C.

  • Le film aurait put être bien si il n’y avait pas eu autant d’incohérences. Quand l’on s’attaque à une saga vieille de plus de 40ans, qui est composée de 10 films, 5 séries et de nombreux livre, c’est de respecter un minimum l’œuvre, hors tout ce que voulait JJ Abrams, c’était d’avoir son Star Wars, de la SF simpliste et pour se faire, quoi de mieux que de piller une saga qui est déjà connue et ancrée dans l’esprit collectif.

    L’univers du film n’est pas un univers parallèle ou alternatif, c’est juste un bon gros foutoir, Abrams et ses deux idiots de scénaristes que sont Orci et Kurtzman, qui ne connaissent rien à l’univers, ont simplement pris des planètes, des lieux, des personnages, des références et ont posées tout ça comme ça, n’importe comment. l’on se retrouve donc dès le départ avec la mère de Kirk dans un vaisseau alors qu’elle devrait même pas y être (et là encore la ligne temporelle n’est pas encore modifiée), un Chekov trop vieux, un Sulu qui fait des art martiaux avec une épée sortie de Star Wars, la planète de glace proche de Vulcain alors qu’en temps normal, elles sont à l’opposé de la galaxie puis sans parler de la destruction de Vulcain, qui est là, au final, un bon gros doigt d’honneur à tout les vrai fans de la saga… Un magnifique « vous avez vu, je massacre votre saga mais je vous pisse à la raie car mon film va cartonner au box office »…

    Ce Star Trek, par Abrams est une sombre purge…

  • Voilà un avis tranché :D

  • De mon côté j’ai lu la chronique sur Odieux Connard…
    J’aurai vraiment du mal à lui laisser sa chance (au film) après une telle expérience, c’était presque aussi bon que sa chronique sur Anges et Démons.

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