décembre 2008
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Nightbringer – Graham McNeill

J’attendais avec impatience de me procurer un exemplaire de « Nightbringer  » , roman dans l’univers Warhammer 40.000 consacré aux Ultramarines. Ces Space marines, fort bien connus des joueurs du jeu vidéo « Dawn of War » ou du wargame futuriste, font (eux aussi !) parti de mes figurines préférées. Je m’attaquais donc avec plaisir à la lecture de ce roman.

Et je ne fus pas déçu du voyage. L’action était au rendez-vous. Mais est-ce suffisant pour parler d’un bon roman ? Certainement pas.

Il faut bien avouer que pour un premier livre, Graham McNeill a bien soigné l’écriture de son intrigue. Nous nous retrouvons plongés sur Pavonis, une planète impériale en proie à la corruption de son conseil d’administration et victime d’incessants raids de pirates eldars. Le capitaine Uriel Ventris des Ultramarines a reçu pour mission d’y escorter un représentant de l’administration impériale, afin de destituer le gouverneur en place et de redresser la situation. Mais la réalité du terrain est bien plus complexe que prévue, et les émissaires impériaux ne tardent pas à découvrir un vaste complôt visant à déposer un gouvernement loyal, mais affaibli.

Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment avec ce roman. Malheureusement, écrire correctement n’est pas forcément un gage de bon roman. L’auteur n’oublie pas de décrire avec de nombreux détails les décors, la vie politique sur Pavonis, et l’action des forces de police, l’Adeptus Arbites. C’est probablement le point fort du roman, qui nourrit ainsi l’imaginaire des rôlistes tout en immergeant le lecteur dans un space opéra relativement crédible. Mais il ne compense pas pour autant le manque de descriptions des personnages. Les Ultramarines sont assez superficiels. Très peu de rapports hiérarchiques, maladroitement et rapidement suggérés par l’auteur, sont dépeints. Difficile de croire à un manque de confiance de la compagnie envers son nouveau capitaine dans ces conditions. Les personnages secondaires sont encore plus fades, à peine décrits. Contrairement aux traîtres et méchants extra-terrestres, pour qui la sur-enchère d’adjectifs maléfiques ne mène au final qu’à un mauvais assemblage manichéen assez ridicule.

L’action est cependant au rendez-vous. Elle est même omniprésente ! Courses-poursuites, escarmouches, batailles apocalyptiques entre forces rebelles et loyalistes, abnégation sans faille de ces derniers face aux flots ininterrompus de traîtres, et un combat final contre le mal absolu incarné par un énigmatique revenant d’outre-tombe. Divertissant, mais prévisible à la longue. On se croirait dans un remake d’un film d’aventures fantastique américain, comme « Le retour de la Momie », mais sans les déserts égyptiens. Un roman vite lu, et très vite oublié, malheureusement !

Note : 10/20

 

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