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Le sentiment du fer – Jean-Philippe Jaworski

sentiment-ferQui a dit que la fantasy se limitait aux auteurs anglo-saxons ? Certainement pas Jean-Philippe Jaworski, qui en à peine huit ans de recueils et romans publiés, a su marquer le genre de sa plume inspirée. Les superlatifs ne manquent pas pour présenter son œuvre : initiateur du renouveau de la fantasy, homme de lettres de génie au service de l’imaginaire, n’abusons pas des flagorneries. Jaworski est, de toutes évidences, un auteur de talent, dont la lecture satisfait avant tout la rencontre d’un style soutenu et élégant avec un univers médiéval-fantastique aussi riche que passionnant. Et puisque la jeune collection de poche « Hélios » propose un recueil inédit de textes du Vieux Royaume, ne boudons pas notre plaisir et précipitons-nous.

La dégustation commence avec « Le sentiment du fer ». Retour à Ciudala, un an après que la cité-république ait déclaré son indépendance. La guerre tourne mal pour les phalanges patriciennes, décimées par l’ost royal. Alors qu’un vent de débâcle commence à souffler dans les rues de la cité portuaire, un maître-assassin est chargé d’une bien curieuse mission : dérober le livre d’escrime d’un héros de légende, l’intrépide Soledano. Est-ce là le salut de la jeune nation ? Quelques années après cet épisode, les temps demeurent troublés dans le royaume de Léomance. Les provinces entrent en sédition et les nobles se déchirent pour monter sur le trône. Les pauvres âmes parcourant les champs de bataille et tentent d’y survivre comme ils le peuvent, parfois en se livrant à d’odieux larcins sur les cadavres. C’est ce que nous raconte « Profanation » et son condamné à la langue bien pendue.

Dans ce chaos fait de guerres et de massacres, de bien curieuses anecdotes ponctuent les désastres ambiants. « L’elfe et les égorgeurs » refait écho aux curieuses rencontres entre humains et elfes telles que nous les avaient introduites Jaworski dans Janua vera. Ces arrogantes créatures parcourent le monde, indifférentes aux malheurs humains. Et pourtant, de sombres pouvoirs menacent aussi les vallées elfiques, comme nous le révèle « La troisième hypostate ». Un mal dépassant les querelles de pouvoir des humains, et qui pourrait bien ourdir dans l’ombre la ruine du royaume de Léomance. Même les domaines montagnards des nains sont touchés, une rare occasion de découvrir les rudes aventures d’une caravane chargée de ravitailler une forteresse assiégée par des gobelins. « Désolation » va même encore plus loin, nous menant sur les traces tolkienesques d’un dragon sous la montagne. Mais qui est vraiment le dragon ? Jaworski nous prépare un retournement de situation dont lui seul a le secret !

Avec ce recueil inédit, les Moutons Electriques et la collection de poche « Hélios » nous livrent une savoureuse tranche de fantasy à la sauce jaworskienne. Le mets n’a guère perdu de sa saveur depuis les excellents Janua vera et Gagner la guerre, il s’agit donc d’une gourmandise se savourant avec délices. D’une certaine manière, le seul défaut de ce recueil reste son cadre de fantasy « réaliste », évoquant forcément la désormais incontournable série Game of Thrones de GRR Martin. Ce n’est là que rencontre fortuite, mais ce style est devenu tant à la mode que la prose de Jaworski en perd un peu en originalité. Ne tombons cependant pas dans les travers de la comparaison : les deux auteurs sont uniques, il ne s’agit là que d’une analogie inspirée par la sur-médiatisation des guerres de Westeros. Car loin de toute confusion entre les deux œuvres, Le sentiment de fer démontre une fois de plus qu’il est possible de servir une fantasy francophone de haute tenue, sans pour autant céder aux excès de « crapuleries » ni aux sirènes de l’épopée high fantasy.

 

Le sentiment de fer, Jean-Philippe Jaworski (2015). Editions les Moutons Electriques, collection poche Hélios, 206 p.


Podcast #3 – Introduction à la Climate Fiction

En décembre prochain, Paris accueillera la conférence internationale sur le climat COP21. L’occasion pour beaucoup de citoyens français de se familiariser avec les sciences climatiques. Et si cette vulgarisation scientifique passait par la littérature de genre ? Depuis 2007, le terme de « climate fiction » regroupe toutes les anticipations littéraires abordant le changement climatique au cœur de leurs intrigues. A l’interface entre climatologie et science-fiction, la « Cli-Fi » se révèle un outil prometteur pour expliquer au plus grand nombre les causes et les conséquences du réchauffement climatique.

Quels ouvrages lire en premier ? Quels sont les romans incontournables parmi les auteurs français comme étrangers ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce nouvel épisode !

 


Star Wars – Clone Wars – tome 1

clone_wars1Tous les spectateurs de la trilogie préquelle de George Lucas connaissent Kamino, la fameuse planète-océan sur laquelle sont clonés les soldats de la république. Il faut bien avouer que cette invention scénaristique était un élément particulièrement réussi de l’épisode II ! Forts de cet élément crucial de la guerre, les scénaristes du comics Clone Wars ont décidé de revenir sur ce mystérieux monde pour le premier tome de leur série. Une bonne idée, puisque cet épisode en quatre récits nous permet d’en savoir plus sur le peuple des Kaminoans, mais également sur les dissidences internes au sein de l’ordre Jedi.

« Le Sacrifice » débute peu de temps après la bataille de Géonosis. L’ordre Jedi cherche à reprendre contact avec Quinlan Vos, un chevalier Jedi jouant les espions sous couverture. Le personnage en lui-même est une figure charismatique des dernières années de la République, mais nous le retrouvons ici sous la fausse identité du boss Korto Vos, un pirate de l’espace. Notre homme entretient des relations plutôt difficiles avec le conseil Jedi, aussi envoie-t-on à sa rencontre son ancienne padawan, la chevalière Aayla Secura. La mission s’avère couronnée de succès, puisque Vos informe la République que les Séparatistes envisagent un raid sur Kamino. Mais de lourds sous-entendus sont échangés entre les deux Jedi, témoignant des nombreuses inquiétudes et tensions internes au sein de l’ordre Jedi.

« Frères d’armes » et « L ‘héritage de Jargo » nous plongent au cœur de cette tant attendue bataille de Kamino. Nous y retrouvons Anakin Skywalker, profondément perturbé par la perte de sa mère et le récent épisode de Géonosis. Le jeune padawan a de toutes évidences un peu trop goûté à la haine et au sang en massacrant les hommes des sables sur Tatooine, et sa délectation au combat fait franchement peur à voir. Quant à Obi-Wan Kenobi, il tente de comprendre les brusques changements d’humeur de son padawan, faisant preuve d’une patience et d’une pédagogie exemplaires. Mais peut-il percer le mur qu’Anakin a dressé entre lui et le monde ? Hélas chez les padawans, la crise d’adolescence peut se révéler une pente glissante vers le côté obscur… La bataille en elle-même est plutôt réussie, nos chevaliers Jedi devant s’allier avec un commando de clones têtes brûlées ne reconnaissant que l’autorité de leur modèle génétique. Les combats se poursuivent en mer comme dans l’espace, et surprise de taille pour moi, dans « Pas de fin en vue », Mon Calamari rejoint les Séparatistes !

Vient enfin la dernière histoire, « Mace Windu : chevalier Jedi » dans laquelle le célèbre Maître Jedi tente une rencontre sur Lianna avec des chevaliers séditieux. Certains chevaliers Jedi refusent en effet de prendre le commandement des clones contre la Sédition, argumentant que le Jedi se doit de garantir la paix et non d’apporter la guerre dans la galaxie. De toutes évidences, l’ordre Jedi est à deux doigts de l’implosion, la moindre étincelle pouvant rompre leur unité. Et justement, une étincelle s’apprête à allumer ce feu de paille. Le rendez-vous est brutalement perturbé par Ventress, une Sith dépêchée sur place par le comte Dooku. Les Jedi séditieux croyant en un piège de Windu, la tension est à son comble. De toutes évidences, la République pourrait bien perdre la guerre en raison de ses propres divergences internes, alors que le conflit s’enlise. Et dans l’ombre, une main agite les fils, menant ces marionnettes à leur propre perte.

Premier tome de la série Clone Wars, cet album se révèle plutôt intéressant, bien mené et facile d’accès pour quiconque ayant déjà vu la trilogie préquelle. A mettre entre les mains de tout fan de la saga, avec cependant un petit bémol : si vous préférez de loin la trilogie originelle, évitez absolument Clone Wars, scénaristiquement proche de l’esprit des films. Vous risqueriez de vous en lasser très vite !

 

Star Wars – Clone Wars – volume 1 : la défense de Kamino. Scénario : John Ostrander & Scott Allie. Dessins : Jan Duursema & Tomas Giorello. Couleurs : Joe Wayne. Éditions Delcourt (2004), 170 p.


Du fond du labo #11

Plusieurs mois déjà sans nouvelles postées du fond du labo ! Il était temps de reprendre cette petite revue de presse scientifique. De très nombreuses actualités auraient mérité la rédaction de nouveaux épisodes, mais il faut bien faire un choix. Aussi, je vous propose de relancer ce rendez-vous en commençant par le début. Enfin presque, débutons déjà par les premiers âges de la Terre ! Et puisque nous remonterons jusqu’au troisième millénaire à bord de notre capsule temporelle, profitons-en pour rapporter quelques exemplaires des premiers outils réalisés par des Hominidés, ainsi qu’un affectueux spécimen des plus anciens chiens-loups domestiqués. En voiture, Marty !

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Les plus violentes collisions entre la Terre et des astéroïdes ont eu lieu bien après la formation initiale de notre planète et le Grand Bombardement Tardif qui acheva de nettoyer l’orbite terrestre. Voici 3,23 et 3,29 milliards d’années, soit après 500 millions d’années d’accalmie, deux gigantesques météores de 20 à 100 km de diamètre s’écrasèrent à la surface de notre monde. Le choc fut si violent que la roche fut vaporisée dans l’atmosphère ! Ces vapeurs minérales, une fois condensées, provoquèrent une pluie de sphérules de pierre sur un monde digne des pires scénarios apocalyptiques. C’est du moins ce que révèlent des chercheurs américains en rapportant l’analyse de minuscules billes de roche dans les roches formées à cette lointaine époque. Les océans, en partie vaporisés, abritèrent peut-être quelques bactéries survivantes dans leurs profondeurs abyssales. Quant aux conditions régnant à la surface, les auteurs estiment que la température au niveau de la mer fut de 500°c pendant plusieurs semaines et au-dessus du point d’ébullition des océans durant plus d’un an. Autant dire que les organismes présents dans les eaux peu profondes furent purement et simplement annihilés : une couche carbonée présente au niveau des billes de roche serait le témoignage de cet holocauste spatial. A lire sur Le Monde.fr.

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Les plus anciens outils remontent à 3,3 millions d’années. Et surprise, ils ne furent pas maniés par des Hommes. Une découverte exceptionnelle puisque jusqu’à présent, la découverte des outils était liée à la séparation entre les genres Homo et Australopithecus. En effet, c’est à l’époque lointaine des premiers fossiles humains qu’ont été taillés les plus vieux outils jusqu’à présent connus. Mais de nouvelles fouilles réalisées à Lomekwi, au Kenya, ont permis d’exhumer de nouvelles pierres taillées, vieilles de plus de 3 millions d’années. Ce sont bien, de loin, les plus vieux outils au monde. Reste à identifier l’auteur de ces outils. Alors que le genre Homo n’était pas encore apparu, deux candidats potentiels font l’objet de débats entre paléontologues. D’un côté les Australopithèques, et de l’autre les Kenyanthropes, des Hominidés dont un crâne fossile a été découvert à un km du site de Lomekwi, sans que les paléoanthropologues soient encore capables de le classer parmi les premiers cités ou dans un nouveau genre. Dans tous les cas de figure, il s’agit bien là d’une découverte géologiquement antérieure au genre Homo ! A lire sur Le Monde.fr.

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La domestication du chien serait bien plus ancienne que jusqu’à présent supposé. Des chercheurs suédois publient dans la revue Current Biology l’analyse génétique d’un fragment de mâchoire de chien-loup sibérien vieux de 35000 ans. D’après les comparaisons ADN effectuées, il existe une concordance étonnante entre ces chiens-loups de Taimyr et les actuels huskys, fameux chiens de traîneau. Les chercheurs en concluent que le chien-loup de Taimyr serait l’ancêtre des chiens modernes. Des résultats qui viennent doubler l’âge supposé de la domestication du chien : la divergence entre chiens et loups étant précédemment estimée à -16000 ans, après la dernière période glacière. A lire sur Current Biology.


La Ménagerie de papier – Ken Liu

menagerie_papier_ken_liuKen Liu est un auteur américain d’origine chinoise. A tour de rôle programmeur puis avocat dans le domaine des brevets, ce jeune quarantenaire visiblement doué pour les longues études est également traducteur de fictions chinoises. Depuis quelques années, notre auteur bostonien connaît une belle ascension dans le petit monde littéraire de la science-fiction. Récemment récompensé par des Prix Nebula, Hugo et World Fantasy, son travail de traducteur lui a également valu le Prix Science Fiction & Fantasy Translation. Débarquant depuis peu en français dans les revues Fiction n°16 et Galaxies n°21, les éditions Le Bélial’ nous proposent un premier recueil de ses nouvelles. Et vu la qualité littéraire de cette sélection, la prose de notre bostonien connaîtra à coup sûr de nouvelles traductions dans la langue de Molière.

Avec la Ménagerie de Papier, le lecteur français découvre enfin un auteur prolifique, s’ayant déjà taillé une belle réputation outre-Atlantique et bâtissant progressivement un univers littéraire aussi solide qu’esthétiquement recherché. Empruntes de philosophie bouddhiste et orientale, les nouvelles de Ken Liu développent une atmosphère caractéristique, teintée de contemplation et de mélancolie. Point de spleen à l’occidentale, mais l’expression sous sa plume du Mono no aware japonais, traduisant en chaque instant une empathie pour ses personnages de papier, une sensibilité pour l’éphémère instant de la page retournée. Les intrigues infligent leurs lots de souffrances au corps et à l’esprit, mais les personnages endurent avec une dignité de chaque instant la dureté de ces mondes imaginaires. Le bouddhisme zen a un terme japonais pour désigner ce trait de caractère : gamanzuyoi.

Les thèmes abordés par Ken Liu sont aussi riches que variés, comme en témoignent ces quelques 19 nouvelles sélectionnées dans ce recueil. Deux d’entre-elles marquent particulièrement à leur lecture : « Mono no aware » (Prix Hugo 2013), récit d’une Terre dévastée par un météore tueur suivi de la survie d’une poignée d’individus dans un vaisseau interstellaire à voile solaire, et « La Ménagerie de papier » (Prix Nebula 2011, Hugo et World Fantasy 2012), poignante nouvelle fantastique sur la perte des racines chinoises d’un jeune homme américain. Où commence la fiction, où s’arrête l’autobiographie ? Ken Liu semble brouiller les pistes, puiser dans ses origines pour tutoyer l’avenir, contempler le monde à travers son propre héritage culturel. L’auteur s’interroge : qu’est-ce que l’Homme ? Peut-il vraiment être réduit à une simple machine descartienne, comme dans la nouvelle « Les Algorithmes de l’amour » ? Quid de la Mort et de l’immortalité ? Deux questions aboutissant aux incontournables nouvelles « Trajectoire » et « La Forme de la pensée ». Qu’est-ce que la société, la loyauté à une nation ? Les limites se posent à travers le space-opéra avec « Le Peuple de Pélé ». Et la liberté dans tout ça ? L’homme peut bien s’enfermer dans ses propres dictatures, comme dans « Faits pour être ensemble », ou se mentir face à celle des autres, comme dans « Renaissance », le dilemme demeure.

Brillant auteur touche-à-tout, Ken Liu est incontestablement devenu une figure incontournable de l’actuelle vague d’auteurs SF américains. Beaucoup apprécieront l’influence de Greg Egan dans ses récits d’anticipation, d’autres se délecteront du parfum asiatique de son écriture. Son premier roman, The Grace of Kings, est récemment paru aux Etats-Unis. Il ne reste plus qu’à guetter sa prochaine traduction française.

 

La Ménagerie de Papier, Ken Liu (The Paper Menagerie & Other Stories, 2015). Traduction de Pierre-Paul Durastanti (2015), Editions Le Bélial’, n°91, 448 p.


FOSCOR

Découverte récente pour moi, et réel coup de cœur pour le groupe de metal catalan FOSCOR, qui après 14 ans d’activité a récemment sorti son quatrième album : « Those Horrors Wither ». Combinant progressive, black et doom metal, FOSCOR a su construire un style musicale doté d’une atmosphère sombre et envoûtante, aux compositions mélodiques mélangeant voix gutturale et transitions chantées. Une alchimie efficace et brillante pour ce groupe parvenu à forger sa propre identité musicale. Envie de découvrir d’autres groupes que les habituelles formations anglo-saxonnes ? FOSCOR est pour vous.

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Formé à la fin de l’année 1997 à Barcelone, FOSCOR commence l’écriture de son premier album en 1999. Le fruit de ce labeur ne sortira que cinq ans plus tard, en 2004, sous le titre de « Entrance to the Shadows’ Village ». D’abord produit par le label français Sacral Productions, l’album est ensuite repris dans le catalogue de Adipocere Records en 2006. Le second album « The Smile of The Sad Ones », sorti en 2007 chez Temple of Darkness Records, poursuit la recherche artistique de nos catalans dans un mouvance Black Metal qu’eux-mêmes identifient comme « émotionnelle ». Une composition forte, évocatrice, et particulièrement pure ressort de cet album studio. Lorsque paraît « Groans to the Gulty » (2009), troisième album produit également par Temple of Darkness Records, FORSCOR est déjà un habitué des concerts et festivals européens depuis cinq bonnes années. L’année 2012 marque les dix ans de promotion musicale pour le groupe : nos catalans célèbrent l’événement avec un DVD commémoratif « Deu Anys Vers la Foscor » édité sous le label Darkwoods, et un album de tributes « ÖND – A Tribute to Enslaved » paru chez Pictonian Records, soulignant au passage une des influences majeures du groupe ! FOSCOR se lance dans la foulée dans la réalisation de son quatrième album « Those Horros Withers », sorti fin novembre dernier chez Alone Records. Une sortie accompagnée de l’excellent titre et clip vidéo « Graceful Pandora » :

Les compositions de FOSCOR nous renvoient à nos propres peurs primaires et émotions intérieures, ces éléments centraux de nos existences qui dépassent la psychologie de l’individu et nous relient en tant qu’animaux pensants. Les textes, rédigés en anglais et en catalan, sont au carrefour entre culture underground metal et de l’imaginaire catalan, un mélange culturel fièrement revendiqué par le groupe. Entamant une nouvelle tournée et promotion internationale, FOSCOR  s’engage vers un bel avenir musical. Cette formation de black metal mérite l’attention du plus grand nombre d’amateurs de musiques extrêmes, tant nos catalans parviennent à hisser le genre à un niveau musical rarement atteint.

Pour en savoir plus sur FOSCOR : page webfacebooktwitteryoutube