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Planète SF

Apollo 13 – Ron Howard (1995)

apollo_13_movieDe toutes les missions spatiales américaines, nous retenons plus facilement les premiers pas sur la Lune d’Armstrong et Aldrin ou le tragique accident de la navette Challenger. Ces évènements des plus marquants ont tendance à éclipser d’autres missions spatiales tout aussi spectaculaires, comme les programmes Mercury et Gemini, ou de tragiques accidents comme ceux d’Apollo 1 (1967) et de Columbia (2003). Mais il existe une troisième catégorie, celle d’Apollo 13 (1970), qui à mon humble avis reste sur le plan aérospatial et humain la plus remarquable. Apollo 13 fut le seul voyage lunaire à ne jamais atteindre sa destination, et pour cause : suite à l’explosion d’un réservoir d’oxygène, l’équipage dut abandonner provisoirement le module de commande et se réfugier dans le module lunaire, transformé en radeau spatial de survie le temps de retourner jusqu’à la Terre. Le fameux « Houston, we’ve had a problem » prononcé par le pilote du module de commande Jack Swigert est resté célèbre, tandis que la formidable entreprise de sauvetage de l’équipage à partir des moyens du bord est surtout connue des amateurs d’aérospatiale. La mission annulée après l’avarie, Apollo 13 dut, pour faire demi-tour, rentrer dans le champs d’attraction lunaire et se catapulter jusqu’à la Terre, tout en économisant l’énergie des batteries déficientes et lutter contre l’élévation de la teneur en dioxyde de carbone. A ce jour, il s’agit du seul naufrage spatial d’un vol habité. Mais quelle épopée !

En 1995 sortait dans les salles de cinéma un docudrama à gros budget consacré à l’épopée de cette remarquable mission lunaire, que la NASA qualifia en son temps « d’échec réussi ». Le film, sobrement baptisé Apollo 13, rejoint dans sa construction le fameux Etoffe des Héros (1983): il raconte, avec une précision technique des plus robustes, l’épopée spatiale et humaine du vol d’Apollo 13, des préparatifs de départ jusqu’au retour sain et sauf de l’équipage. Le scénario se concentre principalement sur le personnage de James Lovell (Tom Hanks), commandant de la mission et astronaute le plus expérimenté de la NASA. Et même si la caméra se garde de toute sur-enchère dramatique, le spectateur sent dès le départ que ce vol part sous de mauvais augures. Jack Swigert (Kevin Bacon) remplace le pilote titulaire Ken Mattingly (Gary Sinise), que les médecins de la NASA pensaient atteint de la rougeole. Il ne développera jamais la maladie. Lors de la phase de décollage, le réacteur n°5 de la fusée tombe en panne, sans pour autant compromettre la trajectoire. Survient ensuite le fameux accident du réservoir d’oxygène n°2, et la perte d’alimentation électrique dans les modules. Au cours du vol de retour, les ingénieurs au sol se battent pour trouver une procédure de rentrée qui n’épuisera pas prématurément les batteries, tandis que l’on cherche à introduire les filtres à dioxyde de carbone carré du module de commande dans les réceptacles ronds du module lunaire. Rien ne va comme prévu, et tout n’est que bricolage de dernière minute dans l’espace. Fred Haise (Bill Paxton) contracte une infection urinaire et souffre d’une forte fièvre. La trajectoire et l’angle de rentrée dans l’atmosphère doivent être corrigés manuellement. Le module de commande, privé de chauffage électrique, et se couvre de givre en raison de la condensation. Le risque de court-circuit lors de son redémarrage est très élevé. Enfin, pour couronner le tout, le bouclier thermique du module de commande est suspecté d’avoir été endommagé lors de l’incident, et la rentrée dans l’atmosphère des astronautes est compromise.

Ron Howard s’intéresse également, comme dans l’Etoffe des Héros, à la psychologie et à la vie privée de ses personnages. Il n’en fait pas des surhommes, mais des pilotes d’essai expérimentés et aguerris, aux nerfs solides confrontés à la plus rude épreuve imaginable. Ce sont des hommes rationnels, entraînés et intelligents. Leur soif de challenges les entraîne à repousser les limites de l’aérospatiale, ce qui les rapprochent des personnages de l’Etoffe des Héros. Ce sont en définitive de brillants casse-cous, à la fois les plus conscients au monde des risques de leurs missions et toujours volontaires par dessus le marché. Impossible de ne pas penser aux répliques de Chuck Yeager (Sam Shepard) dans le film de Philip Kaufman. Dans une certaine mesure, celui de Ron Howard en est la digne suite, poursuivant cette sorte de lignée des « docus-fictions de la NASA » dans un éclairage tressant des lauriers non pas à la nation américaine mais avant tout aux astronautes. A noter, d’ailleurs, que comme pour l’Etoffe des Héros où le vrai Chuck Yeager y tenait un petit rôle, l’astronaute James Lovell interprète le commandant du porte-avions dans la dernière scène d’Apollo 13. Nous sommes presque à contre-pied des documentaires habituels sur la conquête spatiale américaine, trop politisés, semblables parfois à un clip de recrutement pour l’armée. La part belle est avant tout rendue au facteur humain. Des hommes, rien que des hommes, et le décalage frappant entre l’aérospatiale de ces années 60-70 et les missions habituées contemporaines. Nous sommes allés sur la Lune, mais avec des moyens si rudimentaires qu’aucun pilote n’accepterait aujourd’hui de monter à bord d’un vaisseau Apollo ! C’est là aussi une leçon technologique de ce film, qui souligne l’ingéniosité presque naïve de l’époque, où tout devait marcher comme sur des roulettes, sans vraiment se poser de questions. Trouvez-moi trois pilotes assez fous pour grimper dans ce pétard géant, allumez la mèche, et ils décrocheront la Lune ! C’est peut-être ce qui nous fascine tant dans ces docu-dramas : la trempe de ces pilotes d’essai, la rudesse déconcertante des engins spatiaux de l’époque, et la quantité astronomique de moyens mis à disposition de la NASA pour déposer ses mécanos lunaires habités sur notre satellite naturel. Rajoutez à cela l’épique sauvetage d’Apollo 13, heureux dénouement tenant autant à la chance insolente qu’au talent de son équipage, et vous comprendre aisément que si nous ne sommes pas retournés sur la Lune, ce n’est pas uniquement pour une simple histoire d’argent.


The plague – Ken Liu

ken_liuVoici cinquante ans que la peste nanotechnologique a ravagé le monde. Face aux nanobots réplicatifs et évolutifs, quelques riches nantis se sont enfermés dans des dômes stériles tandis que la majeure partie de l’humanité, de la faune et de la flore succombaient à la gelée grise. Mais certaines victimes ont survécu à la pandémie. Leur peau, leur œsophage et une partie de leurs tissus mous nécrosés ont été remplacés par ces nanobots parasites. Les voilà devenus de curieux hybrides. Pour les habitants des dômes, ces transhumains ne sont plus de la même espèce qu’eux, et un dédain manifeste a progressivement remplacé l’horreur et la compassion des premiers temps.

Marne, une jeune fille transhumaine, pêche le long de la rivière de son village avec sa mère lorsqu’un homme en scaphandre s’écroule sur la berge, victime d’un dysfonctionnement de sa combinaison. Secourant cet homme à la peau nue, Marne le ramène au village. L’homme s’exprime difficilement avec les autochtones, et parvient à leur expliquer qu’il effectue un voyage d’étude pour mieux comprendre les communautés de transhumains. La jeune Marne s’émerveille devant notre anthropologue futuriste, mais l’homme ne tarde pas à montrer un certain dégoût envers les transhumains, leur physiologie et leurs coutumes. Et si les villageois avaient raison de ne pas faire confiance à l’homme en scaphandre ?

Ken Liu est un auteur américain d’origine chinoise. A tour de rôle programmeur puis avocat dans le domaine des brevets, ce jeune homme visiblement doué pour les longues études est également traducteur de fictions chinoises. Cet auteur bostonien a récemment percé, en remportant en 2012 grâce à ses nouvelles un Prix Nebula, un Prix Hugo, un Prix World Fantasy Award, tout en se voyant récompensé la même année pour son travail de traducteur de nouvelle grâce à un Prix Science Fiction & Fantasy Translation Award. Avec « The Plague », publiée dans la rubrique « Futures » de la prestigieuse revue scientifique Nature, Ken Liu s’intéresse à deux menaces actuelles : le risque de pandémie et l’impact des nanotechnologies sur l’environnement. Reprenant le thème de la « gelée grise », il imagine comment un nanobot auto-réplicateur a pu bouleverser les écosystèmes terrestres, un peu à la manière du microbe βéhémoth de Peter Watts, mais en séparant l’humanité en deux branches distinctes : les humains originels enfermés dans les dômes et les transhumains symbiotes avec les nanobots. Les deux humanités se détestent, sauf que dans ce monde post-apocalyptique, aucun des deux camps n’a la force nécessaire pour éradiquer l’autre. Alors chacun s’observe, et la tension monte. Un habitant du dôme et une jeune fille transhumaine vont pourtant tenter de briser la glace, ultime tentative de contact entre les deux espèces. Mais une réconciliation est-elle possible, ou bien l’humanité est-elle définitivement scindée en deux ?

« The Plague » est une belle surprise, une courte nouvelle intelligente et riche, influencée par des auteurs comme Jack Vance, Clifford Simak ou Peter Watts. Autant dire que Ken Liu est une plume à découvrir, en espérant un jour prochain le voir traduit dans notre belle langue de Molière.

“The Plague”, Ken Liu, Nature 497, 402 (16 Mai 2013). doi:10.1038/497402a

JLNN


Blood Bowl – Cyanide

En 2009 sortait chez l’éditeur Cyanide une nouvelle adaptation désormais officielle du célèbre jeu de football américain fantastique, le Blood Bowl. Pour les amateurs de ce jeu de plateau avec figurines produit par la société Games Workshop, inutile de vous présenter cette fantaisie sportive. Pour les autres, sachez que le blood bowl est au monde de Warhammer ce que le foot est à notre société. Entre deux batailles épiques, les royaumes cessent les hostilités le temps d’assister au dernier match local ou de regarder les retransmissions des plus grandes compétitions mondiales. Chaque race se retrouve engagée dans la compétition en montant une multitude d’équipes, prêtes à en découdre sur le terrain, quitte à ce que la mêlée finisse en bagarre générale ! Orques, gobelins, elfes, skavens, humains, nains, chaotiques et hommes lézards, tous sont présents sur le terrain. Les arbitres sont corrompus, les joueurs dopés, les clubs multi-millionnaires et les supporteurs encore plus survoltés que les hooligans du PSG. Alors, rengainez les épées, débandez les arcs, annulez les incantations, car ce soir, il y a mieux à faire : il y a match de blood bowl !

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Le derby humains contre orques, un grand classique !

A mi-chemin entre simulation de jeu de plateau, jeu de stratégie en temps réel et jeu de compétition sportive évolutive, Blood Bowl se présente comme un savant mélange de l’ensemble. Mieux encore, la licence contient deux jeux en un. Ceci apparaît rapidement en lançant un match simple : vous avez alors la possibilité de jouer en version « blitz », plus proche du jeu vidéo dynamique, aux règles personnalisables et surtout en mode « temps réel » ; ou bien vous pouvez choisir de rester en version « classique » et jouer une partie simulée tour après tour dans l’esprit du jeu de plateau. Ce choix se retrouve également pour les campagnes et tournois, ce qui vous offre au final la possibilité d’orienter vos parties vers le jeu STR ou de rester fidèle à l’esprit du jeu de plateau. Les gamers apprécieront l’effort des concepteurs, qui s’adressent ainsi à un large public, du fan de jeux vidéos sportifs délurés aux joueur vétéran de figurines. Un très bon point qui m’a tout de suite emballé.

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Des hooligans bastonnent un joueur !

Côté règles du jeu, tant que vous n’abordez pas la version « classique » il vous faudra maîtriser peu de choses. Rappelons les bases que même un joueur orque se doit de connaître : le but de chaque match consiste à placer le plus souvent possible le ballon ovale au-delà du demi-terrain adversaire, ce qui vous permet à chaque fois de marquer un « touchdown ». Cependant, tous les coups sont permis, et vous avez le droit de bloquer, bousculer, tabasser, bastonner les joueurs adversaires. Tant que vous n’achevez pas un adversaire au sol (sauf si l’arbitre est occupé ailleurs) vous ne subirez pas de carton rouge. D’ailleurs, le recours à la violence est fortement conseillé pour s’emparer du ballon ovale, afin d’éliminer radicalement les joueurs adversaires du terrain ! A ce petit jeu-là, des équipes comme les orques, les nains ou les chaotiques excellent. Les skavens et les gobelins joueront plutôt sur leur fourberie, tandis que les elfes brilleront pour leurs agiles passes longues et leurs sprints ravageurs. Pour disputer chaque match, vous aurez le choix du terrain, les supporters survoltés mettront un peu d’animation (jets de pierres et objets contondants, bastonnade de joueurs sortants et arbitres vendus…) tandis que les pom-pom girls motiveront vos joueurs. Notons également les commentaires sportifs de nos deux présentateurs vedette, qui donnent une délicieuse ambiance de retransmission sportive décalée lors des premières parties, mais deviennent assez redondants au fil des parties. Heureusement, il est possible de leur couper le sifflet dans les options, et ce n’est pas du luxe au bout de plusieurs matchs disputés ! Enfin, côté durée de jeu, Blood Bowl possède un assez bonne longévité, ceci grâce aux compétitions, campagnes et matchs simples. Les plus mordus pourront même se procurer la « Chaos Edition » pour augmenter le nombre de races, de stades et de rencontres possibles. A vous les nuits blanches passées à la poursuite du ballon ovale !

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Non vous ne rêvez pas, un nain a grillé un elfe lors d’un sprint mémorable.

Doté de graphismes tout à fait corrects, même par rapport aux STR proposés aujourd’hui (et sans être trop difficile, d’accord), Blood Bowl est une belle déclinaison du célèbre jeu de plateau. Quelques points négatifs cependant, l’univers très particulier, bourré de références à warhammer, peut dérouter le néophyte ; tandis que le côté bien trop hermétique du tutorial et du mode « classique » en dégoûtera plus d’un. Il est donc particulièrement important de bien séparer d’un côté le STR de sport fantasy, et de l’autre la simulation de jeu de plateau, deux éléments très différents qui, malgré les avertissements lors des différents menus, peuvent induire en erreur le débutant. Ce piège évité, Blood Bowl se présente rapidement comme un bon jeu à très longue durée de vie, et largement personnalisable. Autant dire qu’il fait figure de bel hommage au fameux jeu de plateau éponyme.

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Les elfettes restent de loin le meilleur argument pour jouer une équipe d’elfes sylvains !


Challenge Robert Silverberg

Robert Silverberg est un des derniers grands monuments de la SF américaine encore présent parmi nous. A l’occasion de ses 60 ans de carrière célébrés cette année, je vous propose de passer l’été en sa compagnie. Que ce soit en redécouvrant ses grandes œuvres  ses nouvelles ou pour les plus curieux en suivant ses traces à travers ses pseudonymes, je vous propose de revenir sur un auteur prolifique, aux multiples facettes, à l’image du logo choisi pour ce challenge.

Pour marquer ce défi, vous pourrez remporter un sympathique petit lot : la bande-dessinée « Majipoor, tome 1 » d’Olivier Jouvray et David Ratte, aux éditions Soleil, inspirée du célèbre cycle de Robert Silverberg. Une autre manière de découvrir Majipoor qui, je l’espère, ravira le gagnant de ce challenge ! L’opération vous intéresse ? Fort bien ! Passons donc sans plus attendre à la déclaration d’intention et au règlement du challenge, qui vous expliqueront toutes les modalités à suivre afin d’y participer. D’avance, bienvenue dans ce challenge et bonnes lectures !

artwork from majipoor_robert silverberg

Artwork – auteur inconnu

Présentation du challenge

 

Ce challenge de lecture a pour but de rendre hommage au grand Bob, légende vivante de la SFFF. Durant quatre mois, les participants sont invités à (re)lire des romans de l’auteur et à les chroniquer sur leur blogs ou forums respectifs. Ce défi de lecture, organisé par Guillaume (blog traqueur-stellaire.net), récompensera au final un chroniqueur tirés au sort pour sa participation.

 

Règlement du concours :

 

  1. La durée du challenge est de quatre mois : du 1er juin au 1er octobre 2013.
  2. Les participants s’inscrivent en répondant aux commentaires du billet d’annonce du challenge (publié sur traqueur-stellaire.net). Ils doivent entrer une adresse mail valide durant cette étape.
  3. Chaque participant valide son inscription à partir du moment où il poste une première chronique consacrée à un texte lu de Robert Silverberg.
  4. Il est conseillé de signaler chaque chronique également dans les commentaires de ce billet pour faciliter leur recensement.
  5. Pour être validée, chaque chronique, qu’elle soit postée sur un blog ou sur un forum, doit faire apparaître en fin d’article la mention « Lu dans le cadre du challenge Robert Silverberg » avec permalien (url) vers ce billet : http://www.traqueur-stellaire.net/2013/05/challenge-robert-silverberg/ . Le logo du challenge peut être également repris (source : auteur inconnu).
  6. Les romans , les recueils de nouvelles et les anthologies publiant des textes de Robert Silverberg comptent comme lectures acceptées dans le cadre de ce défi. La bibliographie de référence retenue pour ce challenge est consultable à cette adresse. Les différentes rééditions sont bien entendu acceptées dans le cadre de ces lectures et les intégrales peuvent être chroniquées de manière découpée, roman par roman. Un recueil de nouvelles ne peut faire l’objet que d’une seule chronique, les nouvelles ne peuvent pas être chroniquées séparément.
  7. Tout autre auteur lu, ou tout billet ne chroniquant pas un roman, un recueil ou une anthologie conformément au point 6. ne sera pas validé dans le cadre ce challenge.
  8. A l’issue du challenge, un gagnant sera tiré au sort parmi l’ensemble des chroniques publiées (exemple : si un blogueur a posté 3 chroniques, il aura donc 3 chances de remporter un livre) et se verra offrir la bande-dessinée Majipoor, tome 1, d’O. Jouvray et D. Ratte.
  9. Le blogueur lauréat sera contacté par mail afin de prendre connaissance du lot gagnant qu’ils souhaitent recevoir.

 

Bon challenge à toutes et à tous !


The Congress

Première bande-annonce pour « Le Congrès » d’Ari Folman (Valse avec Bachir), inspiré du Congrès de Futurologie de Stanislas Lem.